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Ménage, contre lequel il publia Térence justifié.D’Aubignac est un des premiers qui aient soutenuqu'Homère est un personnage chimérique, et queles poBmes qu'on lui attribue ne sont qu’un recueilde pièces détachées.
AUBIGNÉ( Théodore-Agrippa d’), un des favorisde Henri IV, né en 1550, à Saint-Maurice près dePons en Saintonge, était zélé calviniste, et se lia debonne heure avec le jeune roi de Navarre, qui leprit d’abord pour écuyer ou aide-de-camp et lenomma dans la suite maréchal-de-camp, gouver-neur d'Oloron et de Maillezais, et vice-amiral deGuyenne et de Bretagne. 11 est un de ceux qui con-tribuèrent le plus par leur valeur à placer Henri IVsur le trône; mais il n’en fut pas fort généreuse-ment récompensé. Il avait une franchise et unecausticité qui convenaient peu à un courtisan , et ilconserva pour le calvinisme un attachement quisemblait condamner la conversion de son maître.Après la mort de Henri IV, il vécut dans la retraiteet composa plusieurs écrits dont le principal est uneHistoire depuis 1550 jusqu'en 1601, Maillé, 1616—20et 1626, 3 vol. in-fol., ouvrage où il parle avec beau-coup de hardiesse. Cette histoire ayant été condamnéepar le parlement, d'Aubigné se retira à Genève (1620).Il y mourut en 1630. On a de lui des mémoires sursa vie sous le titre d "Histoire de Théodore-Agrippad'Aubigné, écrite par lui-même. On lui attribue lesAventures du baron de Fœnesle, 1617 , et la Con-fession catholique du sieur de Sancy (dans le jour-nal de l’Étoile), satires mordantes contre plusieurspersonnages de son temps. II avait aussi fait desvers dans sa jeunesse, entre autres un long poèmesatirique intitulé Tragiques, dans lequel on trouveune singulière vigueur. On cite de d’Aubigné untrait semblable à celui de Régulus. Fait prisonnierpar Saint-Luc pendant la guerre civile (1585), ilobtint sur parole d'aller passer quelques jours àla Rochelle ; dans l’intervalle, il apprit que Cathe-rine de Médicis avait donné l’ordre de sa mort; iln’en revint pas moins au jour dit. — D’Aubigné futgrand-père de la célèbre Maintenon ; elle était fillede Constant d’Aubigné, son second fils. Ce Cons-tant d’Aubigné encourut la disgrâce de son pèreen abjurant le calvinisme et en révélant les secretsdu parti.
AUBIGNY, ch.-l. de cant. (Cher), à 44 kil. N.de Bourges, sur la Nère ; 2,600 hab. Truites re-nommées. Draps communs, etc. Commerce de laine,toile, fils, cire, cuir. Cette ville fut brûlée sous leroi Jean par les Anglais; c’était le ch.-l. d’un an-cien comté , qui fut érigé en duché-pairie parLouis XIV en faveur d’un fils naturel de Charles IId’Angleterre et de la comtesse de Portsmouth.
aubigny, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 13kil. E. de St-Pol ; 660 hab. Fabriques de calicots.
AUBONNE , jolie petite ville de Suisse (Vaud),sur une rivière de même nom, à 17 kil. S. O. deLausanne ; 1,600 hab. Tombeau de Duquesne.
AUBRIÉT, peintre d’histoire naturelle, né en 1651à Châlons, mort à Paris en 1743, accompagna Tour-nefort dans le Levant, fit les dessins de ses Élé-ments de botanique et les figures de son Voyage. Ason retour, il succéda à J. Joubert comme peintreau Jardin-du-Roi, et continua la collection de des-sins de plantes sur vélin commencée par Nie. Robert.
AUBRIOT (Hugues), intendant des finances etprévôt de Paris sous Charles V, né à Dijon, décoraParis de plusieurs monuments, fit construire le pontau Change, le pont St-Michel, et fit bâtir, entreautres édifices, la Bastille (1369). Il fut lui-même en-fermé un des premiers dans cette prison comme sus-pect d’hérésie. 11 en fut tiré en 1381 par les Maillotins,qui voulurent le mettre à leur tête ; mais il refusace dangereux honneur. 11 mourut en 1382.
AUBRY (François), conventionnel, né â Paris
en 1750, servit d’abord dans l’artillerie, fut député,à la Convention par le département du Gard,en 1792; devint, après la chute de Robespierre,membre du comité de salut public, et dirigea encette qualité les opérations militaires. Le 18 fruc-tidor an v (4 septembre 1797), il fut déporté àCayenne par le Directoire ; il parvint à s'échapper,mais il mourut en route, à Démérary (1799).
aubry de Montdidicr, chevalier français, futassassiné en 1371, près de Montargis, par. un de sescompagnons d'armes, Richard de Macaire. Le crime,resté quelque temps incohnu, ne fut découvert quepar les poursuites opiniâtres du chien de la victimequi s’était attaché aux pas du meurtrier. Le roiCharles V ordonna un combat en champ-clos entreMacaireetlechien(àrileLouviers). L'ass. succomba.
AUBURN , v. de l’état de New-York, à 400 k.N.O. de N.-Y. Pénitencier, trav. en comm. et silence.
AUBUSSON, Albulio , ch.-l. d'arr. (Creuse), à40 kil. E. de Bourganeuf, sur la Creuse ; 4,465 hab.Collège. Ancien château , où fut enfermé Zizim.Manufact. royale de tapis, fabrique de gros draps, etc.— L’arr. d’Aubusson a 10 cantons ( Evaux, Auzance,Crocq, la Courtine,Gentioux,Felletin, St-Sulpice,Chenerailles, Bellegarde, plus Aubusson), 115 comm.et 105,106 hab.
AUBUSSON (Pierre d’), grand-maître de l’ordrede Saint-Jean de Jérusalem, né dans la Marcheen 1423, mort en 1503, se mit d'abord au servicede l'empereur Sigismond et se signala en Hongriecontre les Turcs; il accompagna ensuite Charles VIIau siège de Montereau. Reçu chevalier à Rhodes,il fut élu grand-maître en 1476 ; il fit aussitôt bâtirplusieurs forts pour la sûreté de l’ile, menacée parles Turcs, et soutint en 1480 ce fameux siègeauquel Mahomet II employa 100,000 hommes, etque les Ottomans furent obligés de leter après uneperte considérable. En récompense de ses services,il fut fait cardinal par Innocent VIII. A la fin desa vie, il devait commander une nouvelle croisadecontre les Turcs; mais l'entreprise ne s'exécuta pas.D’Aubusson a été surnommé le Bouclier de l'Église.
aubusson (François), duc de la Feuillade. Voy.
FEU1LI.ADE.
AUCH, Elimberris, Ausci ou Auscii , Augusta Aus-ciorum, ch.-l. du dép.du Gers, près du Gers,à60k.0.de Toulouse, à 669 kil. S. O. de Paris (679 par Tou-louse) ; 10,461 hab. Archevêché, cathédrale à beauxvitraux. Collège royal. Vins, eaux-de-vie d'Arma-gnac, etc. Jadis ch.-l. des Ausci et de toute la No-vempopulanie ou Aquitaine 3°, puis de l’Armagnac.Patrie du duc de Roquelaure et de l’amiral Yillaret-Joyeuse. — L’arr. d’Auch a 6 cant. ( Gimont, Je-gun, Saramont, Vic-Fezensac, plus Auch qui comptepour 2), 136 comm. et 61,214 hab.
AUCHY-EN-BRAIE, village du dép. de l’Oise, à4 kil. E. de Gournay, â 9 kil. S. O. de Songeons.Bataille entre Guillaume-le-Conquérant et Robertson fils, en 1077.
AUCUN, ch.-l. de cant. (H.-Pyrénées), à 8 kil.S. O. d'Argelès; 800 hab. Plomb, cuivre, zinc.
AUDE, Atax, riv. de France, naît près de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), court au N., puis à l'E.,baigne Quillan , Aleth, l.imoux , Carcassonne ’forme la limite des dép. de l’Hérault et de l’Aude'et se jette dans la Méditerranée après un cours de217 kil. par les étangs de Sijean et Vendres.
aude (dép. de F), sur la Méditerranée, borné au N.par celui de l’Hérault, au S. par celui des Pyrénées-Orient., à l'0. par celui de l’Ariége; 6,317 kil. carrés;281,088_hab. Ch.-l. Carcassonne. 11 est formé du dio-cèse de Narbonne, du Rasés , du Carcassez, du Laura-guais , toutes portions de l'ancien grand-gouver-nement de Languedoc. Montagnes au S. ; fer,houille, marbre, plâtre, manganèse, jayet, cobalt,ardoises ; grains, fruits , miel, vins excellents ; mou-
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