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primée.—Une autre Baeza, dans la Nouvelle-Grena-de, à 106 kil. S.E. de Quito,fut fondée en 1559 parGil Ramirez d’Avalos et presque détruite par les In-diens.
BAFA, Paphos, Augusta, ville de l'iie de Chypre ,sur la côte S. O., par 30° 6' long. E., 34° 46’ lat. B.,appartient à la Turquie , et fut longtemps le ch.-l.du iivali de l’île de Chypre . Port ensablé, fort situésur un rocher. Il y avait jadis un évêché qui depuis aété transféré à Nicosie . Aux environs, beau cristalde roche, connu sous le nom de diamants de Bafa ;amiante. Grottes artificielles remarquables.
BAFFIN (William), habile pilote anglais , né en1584, accompagna de 1G12 à 1616 Hudson et lesautres navigateurs anglais qui explorèrent le nordde l’Amérique , et pénétra jusque dans la baie A la-quelle les géographes ont donné son nom. Il mouruten 1622 au siège d’Ormus entrepris par les Anglais .11 avait dressé des cartes qui se sont perdues, etrédigé un journal dont quelques fragments se trou-vent dans le recueil de voyages de Purchas.
BAFFIN (baie, ou plutôt mer de), vaste golfe ou-vert de l'Atlantique; ainsi nommée de Badin qui lavisita le premier, sur la côte de l'Amérique du Nord ,par 55<>-82 0 long. 0., 67 0 -78“ lat. N., communique Al’Atlantique par le détroit de Davis, à la mer d'Hud-son par ceux de Cumberland et d'Hudson, et àl'Océan Glacial arctique par celui de Lancastre-et-Barrow.
baffin-parry (archipel de), dénomination géné-rale de toutes les îles qui s’étendent entre la merde Beffin et celle d’Hudson, au S. du détroit deLancastre-et-Barrow, et qui furent découvertes parparry, 1822-29. Les îles principales de cet archipelsont celles de Cockburn, Southampton , Winter,Mansfield, James, le Nouveau-Galloway, le Somer-set septentrional .
BAFFO(la sultane), jeune chrétienne d’une rarebeauté, de la famille des Baffo de Venise, et filled’un gouverneur de Corfou , fut prise en mer par-les Turcs et emmenée à Constantinople .. Elle plutà Amurat III, qui la fit sultane favorite et en eutMahomet III. Elle exerça un long empire sur ceprince, qui l’aima jusqu’à sa mort, et elle conservasous Mahomet 111 la même autorité; elle ne laperdit que sous Achmet, qui la relégua dans levieux sérail.
BAGACUM, ville de la Gaule Belgique , auj.BAVAT.
BAGAUDARUM castrum, auj. saint-maur-des-
BAGAUDES . Ce nom, qu’on dérive du celtique ba-gad, troupe, fut donné à des paysans de la Gaule , desenvirons de Lutèce (Paris ), qui, commandés par uncertain Amandus, se révoltèrent sous Dioclétien etfurent réduits en 285 par le collègue de l’emp.,Maximien. Une porte de Paris du côté de St-Maur-des-Fossés reçut, en mémoire de cet événement, lenom de porta Bagaudarum, et depuis, par abrévia-tion, porta Bauda. Elle était située sur le terrainappelé auj. place Baudoyer . — On donna aussi lenom de Bagaudes aux paysans armés qui se soule-vèrent plus tard sous les noms de Jacquiers et dePastoureaux. {Voy. ces mots.)
BAGDAD, ville de la Turquie d’Asie , dansl’Algé-zireh, sur le Tigre , par 42° 4’ long. E., 33° 20’ lat.N.; 80,000 hab. Cap. du pachalik de Bagdad . Hau-tes murailles en briques, fossés, et divers ouvragesde fortifications. Très beaux bazars, quelques bellesmaisons, pont de bateaux sur le Tigre . On y remar-que plusieurs monuments, les tombeaux de Zobéide,du cheikh Abdoui-Kadir-Ghilani, le palais du pacha,la douane. En été, chaleur extrême et vent brûlantdit samiel. Il y règne une maladie cutanée analogueau bouton d’Alep. Industrie active (maroquins,sellerie, harnacherie, teintureries, étoffes de soie,
coton, laine). Fonderie de canons. Commerce avecla Perse, le Turkestan, l’Arabie et l’Inde. — Bag-dad fut fondée en 762, aux environs de l’ancienneSéleucie , par le calife Abou-Giafar-Almansour, etfutpendant 5 siècles la capitale de l’empire arabe (aprèsDamas, Eoufa, Hachemiah ). Elle fut prise par Hou-lagou, 1258 ; par les Turcs ottomans , 1534 ; se ré-volta vers 1623, soutint un long siège, et ne futprise qu’en 1638, par Amurat IV.
Bagdad (pachalik de), pachalik de la Turquie d’A-sie (Algézireh), entre ceux d’Erzerourn, de Diar-békir, l’Iran, le golfe Persique ; répond à l’ancienneBabylonie et à une partie de l’Assyrie et de la Mé-sopotamie, - 890 kil. de long sur 550; 1,000,000 d’Rab.Capitale, Bagdad . Climat très chaud en été. Au N.,sont les monts du Kourdistan et diverses ramificationsdu Taurus. Le pays est arrosé par plusieurs riv.fort célèbres : le Tigre, l’Euphrate, le Khabour ,etc. Sol fertile le long des rivières, stérile en d’autresendroits. A l’O., se trouvent des déserts d’où sortentdes nuées de Bédouins pillards.—Division ; 8 livahs:Meehhed-Ali, Hilla,Mechhed-Hossein, Ana, Nisibin ,Mardyn, Bassora , Corna; plus, la partie directementrégie par le pacha même. Le pacha de Bagdad estpresque indépendant de la Porte. — C’est dans lepachalik de Bagdad que se sont trouvées toutes cescélèbres capitales de l’antiquité, Babylone, Ninive ,Séleucie, Ctésiphon .
BAGGESEN (Emmanuel), poète danois , né en1764 à Xorsoër, dans l’île de Seeland , parcourut laFrance, l’Italie, l'Allemagne, la Suisse , où il épousala petite-fille du cél. Haller, et m. à Hambourg en1826. Ses poésies, écrites en allemand , sont : Haiden-blumen (les Fleurs de bruyère), Amsterdam , 1808,2 vol.; Parthenaïs ou le voyage dans les Alpes , tra-duit en français par M. Fauriel, Paris , 1810, in-12;Adam et Ève, Leipsick, 1826. 11 a écrit en prose eten langue danoise le Labyrinthe, ou courses poétiquesen Europe , etc.
BAGHERMÉ, ou MESNA, ville d'Afrique , cap.d'un état de même nom, situé dans la Nigritie cen-trale, entre le Darfour , le Darkoulla, le Bournou,l'Ouadi-el-Ghazel, le Berghou; 660kil. sur 140.
BAGIRATHI, riv. qui naît par 76° 40' long. E.,31° 4’lat. N., dans les monts Himalaya , et qui, réunieà l’Alakananda, forme le Gange .
BAGL10NI (J.-Paul), d’une famille illustre dePérouse, s’empara de la souveraine autorité dans sapatrie vers 1500 et se rendit indépendant du saint-siège. Il eut à combattre les papes Alexandre VI, Ju-les II et Léon X , fut plusieurs fois chassé et autantde fois rétabli. Pour mettre un terme à sa tyrannie,Léon X l’attira à Rome sous un prétexte, et lui fittrancher la tête (1520). Baglioni avait d’abord faitpartie de ces bandes d’aventuriers que les Italiens nomment condottieri. — Quelques années après samort, son cousin Rodolphe Baglioni recouvra lasouveraine autorité dans Pérouse (1534 et 1540).
BAGLIV1 (George), célèbre médecin italien , néen 1668 à Raguse ou à Lecce , reçut les leçons deValsalva et de Malpighi, et fut nommé, par Clé-ment XI , professeur de chirurgie et d'anatomie dansle collège de la Sapience à Rome . Il contribua puis-samment à ramener les médecins à l’observation dela nature et à l’étude des écrits d’Hippocrate . Ilcombattit les doctrines chimiques par lesquelles onprétendait tout expliquer depuis Paracelse et Van-Helmont, et dans lesquelles on attachait une im-portance exclusive aux liquides du corps humain ; illeur substitua une doctrine qui attribuait le principalrôle aux parties solides et aux forces vitales dontelles sont animées : aussi le regarde-t-on comme lechef des Solidistes. Il mourut à 38 ans, en 1706.Ses ouvrages ont été recueillis sous le titre à’Opéramedico-practica, 1 vol. in-4, Lyon , 1704, 1710, et