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tout connu par ses Recherches sur la nature de l’âme ,où son immortalité est démontrée par les lumières delaraison et de la philosophie, 1737, 2 vol.
BAYADÈRES, femmes indiennes qui cultivent lechant et la danse. Elles se partagent en quatreclasses : les dévédachis, qui habitent les temples etaniment les fêles religieuses de leurs chants et deleurs danses ; les natcliés, qui remplissent les mêmesfonctions, mais sans être attachées à un temple par-ticulier ; enfin les vestiatris et les cancenis , qui seconsacrent aux divertissements des grands seigneursde l’Orient. Elles sont choisies parmi les plus joliesfilles ; leur costume est riche et voluptueux ; leurdanse, souple et gracieuse, peint le plus souventla passion de l'amour. Leur état est regardé d'ail-leurs comme n’ayant rien de déshonorant.
BAYAN-KARA , chaîne de mont, de l’empirechinois, fait partie du grand massif de Kuen-Lun;eilecommence sous 94° 30’ long. E., 35° lat. N., et courtau S. E., sépare les sources du Hoang-ho de cellesdu Mouroui-Oussou, se joint vers l’E. aux mont. Nei-geuses, et se lie aux monts du Thibet oriental. Picstrès élevés.
bayan-oula, montagnes du Turkestan , dans lesterres do la horde des Kirghiz-Caïsaks, se rattachentà l’Ouloug-Dagh.
BAYARD (chateau-), village du départ, de l’Isère ,à 6 kil. N. 0. d’Allevard . C’est de là que le célèbreBayard prit son nom.
BAYARD (Pierre du terrail , seigneur de), sur-nommé le Chevalier sans peur et sans reproche, né en1476 au château de Bayard, près de Grenoble , réuniten lui les vertus qu’on admire séparément dans plu-sieurs des héros de l’antiquité. 11 commença à seBigrialer sous Charles VIII , à la bataille de Eornoue(1495). Sous Louis XII il contribua puissamment àla conquête d’une partie de l’Italie . Comme HoratiusCodés, il défendit seul contre les Espagnols le pontdu Garigiiano, ce qui lui fit donner cette devise : Viresagminis unus habet. 11 prit la part la plus glorieuseà la victoire d’Agnadel (1509), puis il fit avec succèsla guerre au pape Jules II ; mais, non moins loyalque Eabricius, il repoussa avec indignation les pro-positions d’un traître qui lui offrait d’empoisonnerson ennemi. A la prise de Brescia , il sauva l’honneurd’une famille qui allait être livrée à la brutalité dusoldat, et n’accepta un don de 2,600 ducats quepour les partager entre deux jeunes filles dont ilvenait de protéger la vertu. Sous François I , il fitde nouveau la guerre en Italie et prit un des géné-raux ennemis, Prospcr Colonna. A Marignan, placéà côté du roi, il fit des prodiges de valeur et décidala victoire (1515). Pour lui témoigner sa haute es-time, François 1 voulut être armé chevalier de sesmains. Chargé, quelques années après, de ramenerune armée qu’avait compromise l’impéritie deBonnivet, il la sauva en lui faisant passer la Sésia àRomagnano, en présence des Espagnols , quoiqueceux-ci fussent bien supérieurs en force ; mais élantresté le dernier pour couvrir la retraite, il reçut uneblessure dont il mourut peu d’instants après, le30 avril 1524. Quoique expirant, il exigea qu’on leplaçât en face de l'ennemi, ne voulant pas, disait-il,lui tourner le dos pour la première fois. Le con-nétable de Bourbon, qui servait dans les rangs desEspagnols , voyant Bayard à ses derniers moments,déplorait son sort. « Ce n’est pas moi qu’il fautplaindre, lui dit le héros , mais vous qui combat-tez contre votre roi et votre patrie. » La vie deBayard a été écrite par son secrétaire, connu sousle nom de Loyal Serviteur , Paris , 1527 ; et depuispar Guyard de Berville, 1760, in-12, et par plu-sieurs autres.
BAYAZID, ville de la Turquie d’Asie , dans le gou-vernement d’Erzeroum , à 240 kil. E. d’Erzeroum,par 42° 6’ long. E., 39° 20’ lat. N. ; 10,000 hab.
Citadelle. Beau monastère. Commerce assez actifavec la Géorgie et la Perse. Prise p. les Russes en 1828.
BAY’EN (Pierre), pharmacien et chimiste, né àChâlons-sur-Marne en 1725, mort en 1798 , suivisen 1755, comme pharmacien en chef, l'expéditionde Minorque, puis passa à l’armée d’Allemagne pendant la guerre de sept ans, et y rendit les plusgrands services ; fut chargé d’analyser les eaux mi-nérales de la France , découvrit la propriété fulmi-nante du mercure, reconnut que les minéraux en-lèvent à l’air un de ses principes dans la combustion,et fit plusieurs autres observations importantes.
BAYER (Théoph.-Sigefroy), savant antiquaire etorientaliste, né à Kœnigsberg ' en 1694, mort en 1738,occupa une chaire d’antiquités grecques et romainesà Pétershourg. On a de lui : Muséum sinicum, Pé-tersbourg, 17 30 ; Hisloria osrhoena et edessana num -mis illustrata, 1734, et un grand nombre de sa-vants mémoires dans les actes de l’académie dePétershourg.
BAYEUX , Aregenus, ou mieux Auguslodurus, Civ.Bajocassum, cli.-l. d’arr. (Calvados ),surl’Aure,à28kil. N. O. de Caen; 14,919 hab. Evêché ; collège com-munal, cathédrale, place St-Patrice, hôtel-de-ville,bibliothèque. Industrie active : dentelles, tulles,blondes, toiles, etc. Les druides y avaient une écolecélèbre, au mont Phaunus. Les ducs de Normandie y résidaient quelquefois. On y conserve la célèbretapisserie dite de Bayeux , sur laquelle la reine Ma-thilde retraça la conquête de l’Angleterre par sonmari Guillaume. Bay eux a produit les (feux Chartier,Olivier Basselin, etc. — L’arr. de Bayeux a 6 cant.(Balleroy, Caumont, Isigny, Ryes , Trevières, plusBayeux ), 159 comm. et 81,244 hab.
BAYLE (Pierre), célèbre écrivain français , né en1647, au Carlat , dans le comté deF’oix, fut élevé dansle protestantisme, que des Jésuites lui firent abjurerdans sa jeunesse, mais auquel il retourna bientôt.En 1675, il obtint au concours une chaire de philosophie à Sedan , et l'occupa avec distinction jusqu’àla suppression des universités protestantes, en 1681 ;il fut alors appelé à Rotterdam pour y remplir unechaire semblable. II publia cette même année sesPensées sur la comète , 1681, dans lesquelles, à l'oc-casion d’une comète qui venait de paraître, il atta-qua le préjugé vulgaire qui voyait dans ce météoreun présage effrayant. 11 fonda en 1684 le journallittéraire connu sous le litre de Nouvelles de la ré-publique des lettres. Lors de la révocation de l’éditde Nantes , il combattit dans ses écrits l’intolérancede Louis XIV , et il porta si loin la hardiesse de sesopinions philosophiques que ses ennemis, à la têtedesquels était le ministre Jurieu , y trouvèrent unprétexte pour le faire priver de sa chaire. II se mitalors à rédiger l’ouvrage qui a fait sa réputation, leDictionnaire historique et critique, dont la I" édi-tion parut en 1697, 2 vol. in-fol. Cet ouvrago luisuscita de nouvelles attaques. Jurieu le dénonça auconsistoire comme impie, et au prince d’Orange, de-venu roi d’Angleterre , comme ennemi de l’état etpartisan secret de la F’rance ; mais, grâce à la pro-tection de lord Shaflesbury, il échappa cette foisaux coups de ses persécuteurs. Bayle employa le restede sa vie à étendre son Dictionnaire, dont il donnaune nouvelle édition en 1702, 3 vol. in-fol., et àcomposer plusieurs ouvrages de critique ou de con-troverse, parmi lesquels on remarque les Réponsesaux questions d'un provincial, 6 vol. in-8, Rotter-dam, 1704-6. Il mourut en 1706, à 59 ans. Bayle est surtout connu comme sceptique. Dans son Dic-tionnaire, il se plaît à exhumer les opinions les plusparadoxales et à les fortifier d’arguments nouveaux,sans toutefois les avouer pour son propre compte.Par l’incrédulité qui règne dan3 ses écrits, il afrayé la voie à Voltaire . L’édilionla plusrécente etlaplus complète de son Dictionnaire est celle de bouchot,