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ments français du Nord, du Pas-de-Calais , de laSomme, de l'Oise, de l’Aisne, de la Marne et del'Aube. Chef-lieu, civilas Remorum (Reims ).
BELG1UM, district particulier de la Belgique an-cienne, compris dans la Belgique 2 e , se composaitdu territoire des Ambiani, des Atrebates et des Rel-ia va ci. C’est dans ce pays que s'établit primitive-ment le peuple belge, qui étendit ensuite son nomà une grande partie de la Gaule septentrionale.
BËLG1US, général gaulois , fit une expédition enMacédoine vers l'an 279 av. J.-G., battit les troupesde Ptolémée Céraunus, fit ce prince prisonnier et lemit à mort. On croit qu'il retourna dans la Gauleaprès cette victoire. Brennus était au nombre de seslieutenants.
BËLGODÈRE, ch.-l. de cant. (Corse ), à 19 kil.E. de Calvi ; 500 hab.
BELGOROD, ville de la Russie d’Europe (Koursk ),à 80 kil. N. E. de Charkow ; 10,000 habitants.Foires très fréquentées.
BELGRADE (e.-à-d., dans la langue du pays,v. R tanche), Simiulumim ou Taurunum desl.at.? MbaGrteca en latin moderne; ville de la Servie, jadis ch.-l.de cette principauté, à 800 kil. N. O. de Constan-tinople , par 18° 30' long. E., 44° 43’ lat. N., sur leDanube , près du confluent de la Save ; 30,000 hab.,G,000 h. de garnison. Port ; deux citadelles, et autresouvrages qui en font une des places les plus fortesde l'Europe . Evêché grec. Jadis résidence d'un pa-cha. Quelques monuments (14 mosquées, arsenal,etc.). Tapis, armes, étoffes de soie, de coton, tan-neries : commerce. — Belgrade est célèbre dansl'histoire militaire des Turc3. Elle a été plusieursfois prise et reprise, notamment en 1522 par So-liman 11; en 1688 par le duc de Bavière pour l’Au-triche ; en 1G90 par les Turcs ; en 1717 par leprince Eugène (le traité de Passarovitz la donnail'Autriche , qui (a perdit en 1739); en 1789 par Lau-don (elle fut rendue à laTurquie en 1791); en 1806par Czcrni Georges, qui commandait les Serviensinsurgés; enfin elle fut reprise en 1812 par les Turcs.Ses fortifications étaient alors peu de chose; mais en1820 elles devinrent plus formidables que jamais.11 fut signé à Belgrade en 1739 un traité par Icq.laTurquie victorieuse se fit rendre les conquêtes faitespar l'Autriche et la Russie (Valachie , Servie, etc ).
BELIIAVEN ou ALEXANDRIE, ville des Etats-Unis (Columbia), sur le Potomak , à 9 kil. S. deWashington ; 8,221 liab. en 1830. Port commerçant.
BEL1AL, idole des Sidoniens, mentionnée dans laBible (Juges, 19, 22; Rois, i, 2, 12), est sans doutele même dieu que Baal ou Moloch.
BËL1DOR (Bernard forest de), célèbre ingénieurfrançais, né en 1G97 en Catalogne pendant laguerred'Espagne , mortenl761,servit avec distinction dansplusieurs campagnes, et fut ensuite nommé profes-seur à l'école d'artillerie de La Fère , et inspecteur-général des mineurs de France . On a de lui unNouveau Cours de mathématiques, à l’usage de l'artil-lerie, 1747 ; la Science des ingénieurs, 1749 ; des trai-tés de fortifications, d’architecture militaire et d’hy-draulique, et un Dictionnaire de l'ingénieur, 17G8, Ilfut membre des académies des Sciences de Paris etde Berlin . Ses ouvrages furent longtemps classiques.
BELIN, ch.-l. de cant. (Gironde ), à 42 kil. S. E.de Bordeaux ; 1,200 hab.
BELIN DE BALLU (Jacq.-Nic.), savant helléniste,né à Paris en 1753, cultiva les lettres en mêmetemps qu’il occupait une charge de conseiller à lacour des monnaies, et fut admis en 1787 à l'Aca-démie des Inscriptions . 11 fut nommé vers 1800 di-recteur du prytanée deSaint-Cyr, mais il quittaces fonctions pour aller occuper une chaire de lit-térature grecque à Charkov en Russie . 11 mourutà Pétersbourg en 1815. Ses principaux ouvrages«ont i Oppiani poemata de Venalione et Piscatione ,
cum interpretatione latina et scholits, Slrasb., 1785( il n’en a paru que le De Venalione ) ; la Chasse ,poème d'Oppien, traduit en français , 1788 , in-8 ;Œuvres de Lucien, traduites en français avec dc3notes historiques, littéraires et critiques , 1788,G vol. in-8; Histoire critique de Véloquence chez lesGrecs et les Romains, 1803, 2 vol. in-8.
BELISAIRE, général de Justinien , né en Thrace vers 490. Il fit ses premiers exploits contre lesPerses qu’il força à faire la paix (532). L'année sui-vante il passa en Afrique pour combattre les Van-dales, vainquit Gelimer leur roi, leur enleva Car-thage et les chassa pour jamais de l'Afrique . 11 serendit ensuite en Sicile , reprit sur les Golhs Gatane,Palerme, Syracuse; pénétra en Italie , où il enlevaaux Goths Naples et Rome après un long siège ;poursuivit Vitigès, roi des Goths , jusqu’à lta-venne où il s'était réfugié, le fit prisonnier etl'emmena à Constantinople (540). De là retournanten Perse, il s’opposa aux progrès de Chosroès (543).Rappelé de nouveau en Italie par les succès de To-tila, il reprit Rome , dont ce conquérant s'était em-paré (547) ; mais le manque de troupes le forçabientôt à abandonner ses conquêtes. Malgré ses ser-vices, Bélisaire fut, à la fin de sa vie, accusé deconspiration et disgracié; toutefois l'empereur re-connut son innocence et lui rendit sa faveur. Ilmourut en 565. Selon une tradition fort répandue,et que Marmontel a suivie dans son roman de Réli-saire, ce grand général aurait eu les yeux crevés etaurait été réduit à mendier sa vie ; mais il paraîtque ces infortunes sont une fable inventée par lepoèteTzelzès. Bélisaire eut le malheur d’avoir pourfemme Antonine, amie de l'impératrice Théodora etaussi dissolue qu’elle. Procope , qui a écrit l’histoirede ses campagnes, avait servi sous lui.
BELL (André), fondateur de l’enseignement mutuel en Europe, né à Saint-André en Ecosse en 1753,mort en 1832, puisa, dit-on, l'idée de sa méthodedans l'Inde , où elle existe de temps immémorial, eten fit la première application à Madras où il avaitété envoyé en qualité de chapelain. De retour enEurope , Bell fit connaître sa méthode dans un ou-vrage intitulé ; Expériences sur l'éducation faite àl’école des garçons à Madras, Londres , 1798. J.Lancaster, maître d’école à Londres , se hâta d'adop-ter le nouvel enseignement, et disputa à Bell lapriorité de sa découverte.
bell (John), chirurgien écossais, né à Edim-bourg en 17G2, mort à Rome en 1820, fut un desplus habiles praticiens de son temps. 11 a donné, avecson frère Charles Bell , plusieurs traités d'anatomiequi ont fait avancer la science ; ses principaux ou-vrages sont; Anatomie du corps humain, Edimbourg ,1793-1802, et Principes de chirurgie, 1801-3.
bell (IL), habile mécanicien, né en Écosse en1707, mort en 1830, est le premier en Europe quiait appliqué la vapeur à la navigation. Il fit ses pre-miers essais en 1812 à Helengsbourg, où il demeu-rait. Fulton, ingénieur américain, avait déjà fait en1807 des expériences du môme genre.
BELLA, ville du roy. de Naples (Basilicate ), à 22kil. S. de Melfi ; 5,700 hab.
BELLAC , ch.-l. d’arrond. (H.-Vienne), à 37 kil.N. O. de Limoges ; 3,851 hab. Chapeaux, tanne-ries. — L’arr. do Bellae a 8 cantons ( Bessines, leDorât, Chàteau-Poinsat ou Ponsac, Magnac-Laval ,Mézières, Nantiat, Saint-Sulpice-les-Feuilles , plusBellae), 78 communes et 81,457 hab.
BELLAGGIO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à37 kil. N. E. de Côme.
BELLAI ou BELLAY. Voy. ddbei.Lay.
BELLAMY (miss Anne-Georgctte ), actrice an-glaise, née à Londres en 1735, morte vers 1800, étaitfille naturelle de lord Tirawley. Elle obtint les plusgrands succès sur la scène, en même temps que