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BÉTIQUE, Bœtica en latin, auj. à peu près Y .in-du/ont ie et le royaume de Grenade, prov. de l’Hispanie,la plus méridionale de toutes, bornée au S. par laMéditerranée, au N. et à l’O. par VAnas (Guadiana),était ainsi nommée du Bœlis (Guadalquivir) qui latraversait. On y remarquait au N. les Turduli, auS. les Basluli Pœni, à l’E. les Bastilani, au N. O.les Bœturiani, au S. O. les Turdetani. Places prin-cipales : Corduba, Italica, Hispalis, Gades, As-tigis, Barbesula, Carteia, etc. Plusieurs villes dela Bétique étaient des colonies phéniciennes et car-thaginoises. C’était un des pays les plus fertiles etles plus beaux de l’Hispanie.
BËT1S ou BÆTIS, fleuve d’Hispanie, auj. le gua-
DALQUIVIR.
BËTIS, gouverneur de Gaza pour Darius, défen-dit avec courage cette ville contre Alexandre ; il finitpar être vaincu et pris. Le conquérant, irrité desa résistance, le fit attacher à un char et traîner au-tour de la ville.
BETJOUANAS, dits aussi Mouliijouanas et Sitjoua-nas, peuple de la famille cafre, habite les désertsde l’Afrique méridionale, entre 19° et 27° lat. S.,dans la Cafrerie intérieure. Leur pays a été vupour la première fois en 1801 par les Anglais Trut-ter et Somerville.
BETLIS. Voy. bidlis.
BETTEMBOURG, ville du duché de Luxem-bourg, sur l’Alzette, il 11 kil. S. O. de Luxem-bourg; 6,000 hab.
BETT1NELLI (Xavier), littérateur italien, né àMantoue en 1718, mort en 1808, entra chez lesJésuites, et enseigna les belles-lettres à Brescia, puis■à Venise , où il se lia avec les hommes les plus illus-tres. 11 eut la direction du collège des nobles àParme; voyagea en Italie, en Allemagne, en France,alla en Lorraine à la cour du roi Stanislas, et vi-sita Voltaire aux Délices. A la fin de sa vie il donnaune édition complète de ses CE livres, Venise, 1801,24 vol. in-12 ; elles contiennent des Discours philoso-phiques , qui forment un cours de morale religieuse;un Discours sur l’enthousiasme pour les beaux-arts,des Dialogues sur l’Amour, des morceaux d’histoirelittéraire, des Lettres de Virgile aux Arcades, ou-vrage qui fit du bruit et lui attira beaucoup d’en-nemis , à cause de la liberté avec laquelle il parlaitdu Dante ; des Poésies diverses , des tragédies ; desLettres à Lesbie. Les Lettres de Virgile ont été tra-duites en français par M. de Pommereul.
BÉTULE ou BECULE, Bœlula ou Bascula, villede l'Hispanie, dans la Tarraconaise, au N., chez lesAuselani. Scipion y battit Magon et Masinissa, l’an 206av. J.-C. Cette victoire lui soumit l’Espagne.
BETURIE, partie N. O. de la Bétique. V. bétique.
BETZ, eh.-l. de cant. (Oise), à 26 kil. S. E. deSenlis ; 350 hab.
BEUKELS, pÊcheur hollandais, né à Biervliet, m.en 1347, découvrit l’art de saler et de caquer le hareng.
BÉURNONVILLE (P. riel de), maréchal deFranco, né en 1752 à Champignoles en Bourgo-gne, fit ses premières armes dans l’Inde, puis ser-vit avec distinction sous Luckner et Dumouriez dansles armées de la république ; devint général en 1792,et prit une part glorieuse aux batailles de Valmy etde Jemmapes. Il fut nommé à la fin de 1792 minis-tre de la guerre et envoyé en 93 avec 4 commissairesà l’armée du Nord pour arrêter Dumouriez ; maiscelui-ci le lit arrêter lui-même avec ses collègueset les livra tous aux Autrichiens. Beurnonville ,après avoir passé près de trois ans dans les cachotsd’Olmutz, fut échangé en 1795 contre la fillo deLouis XVI (depuis duchesse d’Angoulême). A sonretour, il fut pendant quelques mois chargé du com-mandement de l’armée de Sambre-et-Meuse; sous leconsulat et sous l’empire il alla comme ambassadeurà Berlin et à Madrid. Il accueillit avec empresse-
ment la Restauration, fut créé pair, et peu après(1816) maréchal de France par Louis XV11I. Il mou-rut en 1821.
BEUTHEN, ville des Etats prussiens (Silésie), à 80kil. S. E. d’Oppeln; 2,450 hab. Mines de fer, zinc.
beuthen, ville des Etats prussiens (Silésie), à 19kil. N. O. de Glogau ; 2,650 hab. Draps, toiles, cha-peaux de paille.
BEUVRON, riv. de France, naît dans le dép. duLoiret, et s’unit à la Loire dans celui de Loir-et-Cher , après avoir arrosé Lamotte-Beuvron, Neung,Bracieux.
BEUZEV1LLE, ch.-l. de canton (Eure), à 8 kil.0. de Pont-Audemer ; 2,400 hab.
REVAGNA, Mevania, ville de l’État ecclésiasti-que, à 26 kil. S. E. de Pérouse ; 3,000 hab.
BEVELAND (nord-) , île de Hollande (Zélande),à l’embouchure de l’Escaut, a l’île de Walcheren àl’O., au N. celle de Scliouwen, au S. celle de Wol-fertsdyk; 13 kil. sur 6. En 1532, elle fut entière-ment submergée.
beveland (zuyd-), île de Hollande (Zélande), àl’embouchure de l’Escaut; 40 kil. sur 13.
BEVERLEY, ville d’Angleterre (York), à 44 kil.S. E. d’York, sur l’Hull; 8,000 hab. Ancien mo-nastère. Commerce en blés, charbons, cuirs.
BEVERLEY (Jean de), savant prêtre, natif d’Harp-ham (Northumberland), fut abbé de Saint-Hilda,évêque d’Hexham, archevêque d’York, et forma levénérable Bède. Il mourut en 721. Il avait fondé lemonastère de Beverley.
BEVERLY, ville des États-Unis (Massachussets),sur l’Atlantique, à 1 kil. de Salem, avec laquelleelle communique par un pont de 500 mètres delong; 4,300 hab. Grand commerce.
BEVÉRN ou BEVEREN, bourg du duché deBrunswick, à 60 kil. S. 0. de Hanovre ; 1,050 hab.— Une branche de la maison de Brunswick s’estnommée Brunswick-Bevern ; éteinte en 1809.
BEVERN1NCK (Jérôme van), surnommé le Pa-cificateur , naquit à Gouda en 1614 et rhourut en1690. Il fut un des négociateurs les plus habiles deson temps ; représenta les Étals-Généraux aux célè-bres traités de Breda, 1667; d’Aix-la-Chapelle, 1668 ;de Nimègue, 1678. Il se retira ensuite dans une deses terres près de Leyde, et s’appliqua avec ardeur àl’étude de la botanique, dont il aida puissammentles progrès.
BEWDLEY, ville d’Angleterre (Worcester),
19 kil. N. de Worcester; 7,000 hab. Pont sur laSaverne. Jolie église, bâtie par Henri VII. Grandcommerce en sel, drèche, cuirs, ustensiles de fer.
BEX, bourg de Suisse (Vaud), à 8 kil. S. Ë. d’Ai-gle, sur l’Avençon; 3,700 hab. Sites pittoresques;plusieurs glaciers aux environs ; immenses salines,découvertes en 1554 ; neuf sources d’eau sulfureuse ;marbre et soufre.
BEY. Voy. beg.
BEYAH, Hyphasis , riv. de l’Hindoustan occi-dental, descend des monts Himalaya, passe à Na-done, à Rayghat, et tombe dans le Setledje aprèsun cours de 220 kil. du N. E. au S. 0.
BEYDER, BEYDJAPOUR. Voy. rider, bedjapour.
BEYROUT. Voy. baïrout et béryte.
BÈZE (Théodore de) , l’un des principaux chefsdes Réformés, né â Vézelay dans le Nivernais en 1519,mort en 1605, à S6 ans, se fit d’abord connaîtrepar des poésies latines élégantes, mais licencieuses,et eut une jeunesse assez dissipée. En 154S, il re-nonça à ce genre de vie et se rendit à Genève où ilrenia le catholicisme et se lia étroitement avecCalvin. Il alla professer pendant quelques années leslettres grecques à Lausanne, puis revint se fixer àGenève, où il reçut le titre de citoyen et fut nommérecteur d’une académie que l’on venait de fonderen cette ville (1559). 11 attira au protestantisme