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BLIDAH, ville de l’Algérie , à 50 kil. au S. 0.il'Alger; occupée et fortifiée par les Français , 1836.
BL1GNY, ch.-l de cant. (Côte-d’Or), sur l'Ouche ,5 J5 kil. N. 0. de Beaune ; 1,170 han.
BLIT1LDE, reine de France , femme de Chil-déric II, fut massacrée ainsi que son époux et l’aînéîle ses ûls par un parti de mécontents, en 673.
BLOCH (Marc-Eliézer), naturaliste, né à Anspachen 1723, mort en 1799 à Carlsbad (Bohême), exerçala médecine à Berlin et fut membre de la Sociétédes Curieux de la Nature. On a de lui une Histoirenaturelle des poissons avec 432 planches, en alle-mand, Berlin , 1781-82, traduite par M. Lavaux,Berlin , 1785-88, 12 vol. in-fol., avec 216 planches:c'est un des plus beaux ouvrages de ce genre.
BLOEMAERT , famille de peintres et de graveursflamands qui produisit plusieurs artistes distinguésdans le xvi* et le xvii' siècle. Le plus connu estCorneille Blcemaert, né à Utrecht en 1603, mort àRome en 1680. II vint à Paris en 1630, y fit lesgravures du Temple des Muses, de Marolle, puis allaà Rome . 11 est le chef de l’école qui a produit lesNatalis, les Rousselet, etc. Ses meilleur® morceauxsont une Sainte Famille, d'après A. Carrache; uneAdoration des bergers , d’après Cortone ; Méléagre ,d’après Rubens , etc.
BLOIS, Blesœ, ch.-l. du dép. de Loir-et-Cher ,sur la Loire, à 160 kil. S. O. de Paris ; 13,628 hab.(en 1836). Evêché , trib.de l«inst.et decomm., courd’assises; collège comm., séminaires ; soc. savantes,bibliolh. publ. ; dépôt d'étalons. Ane. château royal(auj. caserne), beau palais épiscopal, hôtel de préf.,église golh.de St-Nicolas,beau pont(de 1717),aqueducrom. Gants , faïence, vins, eaux-de-vie, vinaigre; cé-réales. Patrie de D.Papin.—10 c. (Bracieux, Contres ,Herbault, Marchenoir , Mer, Montrichard, Ouzouer,St- Aignan, plus Blois qui compte pour 2), 140comm.,et 118,561 hab.—Avant Grégoire deTours, Blois étaitdéjà un lieu considérable. Thibaut, comte de Char-tres , s’en empara sous le règne de Charles-Ie-Sim-ple, et ses successeurs la conservèrent jusqu’à Guy II ,qui, en 1391, vendit ses domaines au duc d’Orléans.Blois devint alors le séjour favori des Valois. Louis XII y naquit. François I, Charles IX, Henri III , y rési-dèrent. Durant les guerres religieuses du xvi« siècle,Blois fut deux fois le siège des états-généraux,en 1576 et en 1588. Aux états de 1576, Jean Bo-din , député du tiers, défendit les prérogatives royalescontre les prétentions de la Ligue naissante ; néan-moins Henri III fut forcé de se mettre lui-même àla tête de la Ligue , qu'il ne pouvait combattre. Con-voqués de nouveau après la journée des Barricades (1588), les états firent de l'édit de l’union une loid'état ( Voy . union) et appelèrent le duc de Guiseau pouvoir suprême ; mais Henri III le fit assassi-ner. En 1814, l’impératrice Marie-Louise se retiraà Blois ; c'est de là que sont datés ses derniers actes.— V. CHARLES DE BLOIS, CHAMPAGNE , CHATILLON.
BLONDEL (François), architecte français , né en1617 à Ribemont en Picardie, mort en 1686, adonné les dessins de la porte St-Denis et a rédigéun Cours d'architecture estimé, 1698, 2 vol. in-fol.Louis XIV encouragea ses talents et le nomma di-recteur et professeur de l’école d’architecture. —Son neveu, J.-Fr. Blondel (1703-1774), aaussi écritsur l’architecture.
blondel de neesles, troubadour du XII' siè-cle, attaché à Richard-Cœur-de-Lion, roi d’Angle-terre , et son confident, est célèbre par sa fidélité.Après de longues recherches, il découvrit, dit-on, laprison où Léopold I, duc d’Autriche , avait renferméle roi anglais . Ce fut en chantant une romancequ’il avait composée avec ce prince qu’il s’en fit re-connaître. On a encore de lui 30 chansons.
BLOOMMELD (Robert), poste anglais , né dansle comté de Suffolk en 1766, mort en 1823, était
fils d’un tailleur et exerça longtemps lui-même àLondres la profession de cordonnier. Au milieudes travaux de son état, il trouvait le temps de selivrer à la poésie, et il composa vers 1798 un poèmequi eut beaucoup de succès, le Garçon de ferme,dans lequel il décrit les travaux de la campagne.On a en outre de lui des contes, ballades et chantsde campagne, 1802.
BLOUNT (Charles), célèbre déiste anglais , né en1654, mort en 1693, excita de grands scandales parla hardiesse de ses écrits; les principaux sont : Animamuttdi ou Exposé des opinions des anciens sur l'âmehumaine après la mort, 167 9 ; la Vie d'Apolloniusde Tyanes, traduite de Philostrate , avec des notesqu’on accusa d’impiété, 1680; Origine de l’idolâtrie,1680; Religio laid, 1683; les Oracles de la Raison,1693, posthume; Manuel des Déistes, 1705. Etantdevenu veuf, il rechercha la sœur de sa femme, etse tua de désespoir parce qu’il ne pouvait obtenir samain. — Son père, sir Henri Blount, 1602-1682,avait publié un Voyage en Turquie et composé des co-médies.— Son frère, Thomas Pope Blount, commis-saire des comptes à la chambre des communes ,est auteur d’un ouvrage curieux, Censura celebrio-rum auctorum, Londr., 1690.
BLUCHER , prince de Wahlstaedt, général desarmées prussiennes, né à Rostock en 1742, fit sespremières armes sous FYédéric-le-Grand, et futnommé lieutenant-général en 1801 par Frédéric 111.Il prit part aux guerres de la révolution et des pre-miers temps de l’empire, éprouva plusieurs échecs,et futmême fait prisonnier àLubeck (1806). Chargéen 1813 du commandement des armées prussiennes,il se battit courageusement à Lutzen et à Bautzen ,et remporta sur les généraux français Macdonald etSébastiani la victoire de la Katzbach (26 août 1813).Il contribua beaucoup à la victoire de Leipsick, en-tra un des premiers en France, et gagna à Laon une bataille qui influa puissamment sur le sort dela campagne. Lors du retour de Napoléon , il reprilles armes et décida le gain de la bataille de Wa-terloo par son arrivée inopinée. Il se retira ensuitedu service, et mourut en 1819. Blücher se montratoujours ennemi implacable des Français ; il leur fittout le mal qu’il put : pendant son séjour à Paris , iiavait donné l’ordre de faire sauter le pont d’Iéna.
BLUMENBACII (Jean-Frédéric), célèbre natura-liste, né à Gotha le 11 mai 1752, mort en 1840,fut reçu médecin à 21 ans, enseigna de bonne heureles sciences naturelles à Gœttingue et devint bientôtun des savants les plus distingués de l’Allemagne .II s’est spécialement occupé de l’histoire physiquede l’homme, et a publié sur ce sujet : De yenerisItumani varietale naliva, Gœttingue , 1775 et 1794,in-4 ; Décades VIII craniorum diversarum gentium,Gœtt., 1790-1808, in-4, comprenant 80 figures. Hpartage le genre humain, d’après les conformationsdiverses du crâne, en cinq races distinctes : la cauca-sienne, la mongole, la nègre, l’américaine et la ma-laise. II a laissé aussi de nombreux travaux, soit surl’anatomie comparée : Specimen physiologies compa-râtes inter animantia calidi ac friyidi sanguinis, vi-vipara et ovipara, Gœtt., 1787 et 1789, in-4 ; Manueld’anatomie comparée, Gœtt., 1805 et 1815, in-8, soitsur la médecine : Introductio ad historiam medicinœlillerariam, Gœtt., 1786, in-8 ; Instilutiones physiolo-gicæel pathologicœ, Gœtt., 1787 et 1798,2 vol. in-8 ;Bibliothèque médicale, 1793-1795, 3 vol. in-8; et unManuel d’histoire naturelle, très estimé, qui a ététrad. en fr. par S. Artaud, Metz , 1803. Blum.étaitns-socié de l’Institut. M. Flourens y alu son Eloge, 1847.
BLYTIIE, ville d’Angleterre (Northumberlandl,sur la mer du Nord, à 11 kil. S. E. de Morpeth ;1,800 hab. Sel, houille. Port pour les petits navires.
BOABÜ1L ou ABOU-ABDALLAH, dernier roimaure de Grenade, fils de Mulei-Hassem, se révolta