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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BOYL — 253 — BRAB

BOUYOUKDEREII, ville de Turquie . Voy. buiuk-dereh.

BOUZONVILLE, ch.-l. de canton (Moselle ), surla Nied, à 28 kil. S. E. de Thionville ; 2,172 hab.Brasseries ; ébénisterie.

BOVA, ville du roy, de Naples (Calabre Ult. l rt ),près delà mer, à 28kil. S. E. deReggio; 2,500 hab.Évêché. — Fondée par des Albanais ou Arnautesaprès la mort de leur prince Scanderbeg ; détruitepar le tremblement de terre de 1783 et rebâtie parFerdinand IV .

BOVADILLA (don François de), fut envoyé à St-Domingue en 1500 par Ferdinand et Isabelle pourexaminer la conduite de Christophe Colomb et leremplacer dans son gouvernement. Sans égard pourles services de ce grand homme, il lui fit mettre lesfers aux pieds et le renvoya dans cet état en Espa-gne ; il prit ensuite à tâche de détruire tout ce qu'a-vait fait son prédécesseur. Le roi, indigné de sa con-duite, le l’appela aussitôt; il fit naufrage en quittantl'île et périt avec toute la flotte (1502).

BOVES, ville des États sardes, à 7 kil. S. de Coni ;6,700 hab. Marbres, antiquités.

BOVIANUM, ville du Samnium. Voy. bojano .

BOYILLÆ, auj. Marino, ville d’Italie (Latium ),sur la voie Appienne, à 24 kil. S. E. de Rome .

BOVINES. Voy. bouvines .

BOVINO, Vibinum, ville du roy. de Naples (Capi-tanate), à 28 kil. S. O. de Foggia ;4,000 hab. Évêché.

BOWYER (Guill.), imprimeur anglais, né à Lon-dres en 1699, mort en 1777, a écrit : Histoire del’origine de l’imprimerie. Ses éditions les plus re-cherchées sont : un Nouveau Testament grec, 1763,et les Œuvres de Selden, 3 vol. in-fol., 1769.

BOYACA, villede la Nouvelle-Grenade , à 80 kil. N.E. de Bogota , a donné son nom au départ, de Boyaca.Ce dép., qui se divise en 4 prov., Tunja , Pamplona,Socorro, Casanare, a pour ch.-l. général Tunja , etcompte 440,000 hab. Bolivar remporta en 1819 àBoyaca, sur le parti royaliste, une victoire décisive,qui assura l'indépendance de la Nouvelle-Grenade .

BOYER (Abel), lexicographe français, né à Castres en 1664, quitta la France à la révocation de l'éditde Nantes, et alla à Genève, puis en Angleterre , oùil mourut en 1729, après un séjour de 40 ans. On ade lui un Dictionnaire anglais-français et français -anglais, 2 vol. in-4, La Haye , 1702, très souventréimprimé; une Grammaire anglaise et française ,une traduction anglaise du Télémaque , et diversouvrages historiques peu connus.

boyer (Alexis, le baron), chirurgien, né à Cher-che en 1760, mort à Paris en 1833, fut l'élève deDesault , et devint par son mérite chirurgien en chefde la Charité, professeur de clinique à la Faculté deParis, membre de l’Académie des Sciences . On a delui un Traité d’anatomie, 4 vol. in-8, et un Traitédes maladies chirurgicales, 11 vol. in-8, fort estimés.

BOYER-FONFREDE . Voy. fonfrède.

BOYLE, ville d lrlande (Roscommon ), à 33 kil.S. de Sligo ; ch.-l. de baronnie. Toiles.

BOYLE. Ce nom, devenu illustre, fut d’abordporté par Richard Boyle, né à Cantorbéry en 1566,dans une condition fort médiocre, mort en 1643. Ils’éleva par son mérite aux premières dignités del’état sous Elisabeth et ses successeurs, fut faitcomte de Cork en Irlande , et amassa par son indus-trie et son économie une fortune considérable. Il eutquinze enfants, dont sept fils, qui furent presque tousdes personnages distingués. Voici les plus connus :

boyle (Roger), comte d'Orréry et baron de Brog-hill, né en 1621, mort en 1679. Il servit avec laplus grande distinction sous Charles I, Cromwell etCharles II , et contribua puissamment à réduire lesIrlandais révoltés.

boyle (Robert), savant anglais, né à Lismore enIrlande en 1626, mort en 1691, était le 7' fils de

Richard, comte de Cork . Maître d’une fortune con-sidérable , il la consacra tout entière à l’étude dessciences naturelles; il fut, en 1645, l’un des fonda-teurs du Collège philosophiq. qui dev. depuis laSociété royale de Londres. Comme Bacon , qu’il avaitchoisi pour guide, il s’éleva contre la philosophiescolastique , préconisa la méthode expérimentale eten donna lui-même les plus beaux exemples. On luidoit l’invention, ou du moins le perfectionnement dela machine pneumatique, la connaissance de l’ab-sorption de l’air dans la combustion, et de l’augmen-tation de poids des chaux métalliques ; il a en outrerassemblé une foule d’observations qui ont con-tribué plus tard à établir des théories solides. Aussiardent ami de la religion que de la science, il aécrit un grand nombre d’ouvrages pour la défendre,et a fondé par son testament (1691) une lecture an-nuelle sur les principales vérités de la religion natu-relle et révélée : c’est à cette fondation que l’on doitles traités de Clarke, de Bentley, de Derham, etc.Les principaux ouvrages de Boyle sont, dans la phi-losophie naturelle : Expériences physico-mécaniquessur le ressort de l’air; Considérations sur l'utilité dela physique expérimentale ; Traité des causes finales;le Chimiste sceptique, et un grand nombre de petitstraités sur le froid, les couleurs, les cristaux, etc.;en religion: le Chrétien naturaliste, le Virtuose chré-tien, sur la Conciliation de la raison et de la reli-gion, etc. Ses œuvres forment5vol. in-fol., Londres ,1744. Boyle a laissé son nom à une célèbre liqueurfumante (sulfure hydrogéné d’ammoniaque).

boyle (Charles), comte d’Orréry et fils de Ro-ger Boyle , né en 1676, mort en 1731, se distingua àla fois dans les armes et dans les lettres, et donnaune savante édition des Lettres de Phalaris, Oxford ,1718, in-8. C’est de son nom qu’on a nommé Or-réry une machine astronomique représentant notresystème planétaire, qui lui avait été dédiée par l’in-venteur, l’horloger Graham.

BOYLE AUX (Étienne), prévôt de Paris sousLouis IX, né à Angers , mort vers 1269. On lui doitl’établissement de la police de Paris . Il modéra etfixa les impôts qui, sous les prévôts-fermiers, se le-vaient arbitrairement sur le commerce et les mar-chandises ; rangea les marchands et les artisans endifférents corps et communautés, sous le titre deconfréries; leur donna des statuts et des règlements,connus sous le nom de Livre des métiers (imprimépour la première fois par Depping, 1 vol. in-4, Paris ,1837). Sa statue est une de celles qui décorent lafaçade de l’hôtel-de-ville de Paris .

BOYNE, Boandus, riv. d’Irlande , naît dans lecomté de la Reine, et tombe dans la mer d’Irlande à 7 kil. de Drogheda , après un cours de 90 kil. LesJacobites furent défaits sur scs bords par les troupesde Guillaume III en 1690. Cette défaite enleva dé-finitivement la couronne d’Angleterre à Jacques II ,et le contraignit àretourner en France .

BOZE (Ciaude gros de), savant antiquaire, né àLyon en 1680, mort à Paris en 1753, fut reçu fortjeune à l’Académie des Inscriptions , en devint se-crétaire perpétuel en 1706, n’ayant que 26 ans, etfut nommé en 1719 garde des médailles. Il publiales 15 premiers vol. des Mémoires de l’Académie desInscriptions , 1717-1740, et rédigea lui-même pourcette académie un grand nombre de savants mémoires.11 fut le protecteur et l’ami de l’abbé Barthélemy.

BOZZOLO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à24 kil. S. O. de Mantoue ; 3,600 hab.

BRA, ville des Etats sardes, à 18 kil. O. d’Alba;12,000 hab. On croit que c’est l’anc. Barderate.

BRABANÇONS, nom donné dans le moyen âgeà des bandes de brigands qui parcouraient la France en y commettant les plus affreux désordres, et dontle plus grand nombre provenait du Brabant. On lesappelait encore Bouliers, fieorcheurs et enfin Cotte-