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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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BYRO — 283 — BYZI

condamné à perdre la tête ; la sentence fut exécu-tée en 1757.

BYRCHANIS, île de l’Océan germ., auj. borkum .

BYRON (île), une des Mulgraves, par 175° long.E., 1° 18’ lat. S.; 19 kil. de long. Bois de cocotiers.Découverte par le commodore anglais Byron (1765).

BYRON (le commodore John), navigateur anglais ,né en 1723, mort en 1786, Ht un premier voyage vers1742 avec l’amiral Anson à la terre de Magellan; fitnaufrage près de Chiloé et fut quelque temps pri-sonnier des Espagnols . 11 entreprit en 1764 un nou-veau voyage avec le titre de commodore, explorala mer du Sud à 10. de la Terre de Magellan, et dé-couvrit plusieurs îles, entre autres celle des Mulgra-ves qui porte son nom. Il publia en 1748 son pre-mier voyage (traduit par Cantwell, Paris , 1800) ; en1766 un de ses officiers donna la relation du second(traduite par Suard, 1767).llfutleprécurs.deCook.

byron (George gordon, connu sous le nom delord), célèbre poète anglais , petit-fils du précédent,né à Douvres en 1788, perdit son père, le capitaineByron , dès Page de trois ans, et passa sa premièreenfance en Écosse auprès de sa mère; étudia à l’é-cole d’Harrow près de Londres , puis à Cambridge,où il mena la vie la plus dissipée. Il publia à vingtans un premier recueil de vers, les Heures deloisir; ce recueil fut vivement critiqué; Byron se ven-gea en écrivant contre ses détracteurs une violentesatire où se révéla pour la première fois son genrede talent, les Poètes anglais et les Critiques écossais(1809). Il entra jeune à la chambre haute, ayanthérité du titre de lord qu'avait porté un de ses on-cles. Aussitôt après il se mit à voyager, visita lePortugal, l’Espagne, l’Albanie, la Grèce, la Turquie ,et publia à son retour ( 1811 ) un poème qui le plaçadès lors à la tête des poètes anglais , le Pèlerinage deChild-Harold; il ydécrivait, sousun nom emprunté,ses propres aventures et les impressions qu’il avaitrecueillies de son voyage. 11 donna successivementplusieurs petits poèmes qui n’eurent pas moins desuccès : le Corsaire , Lara, la Fiancée d'Abydos, leGiaour (1812-1814). En 1815 il épousa une femmeque son génie avait séduite, et qui lui donna unetille; mais ce mariage ne fut point heureux; aubout d'une année les deux époux se séparèrent pourtoujours. Byron, qui paraît avoir eu tous les torts,prit en dégoût le séjour de l’Angleterre et partitpour de nouveaux voyages (1816). Il parcourut laBelgique, où Waterloo lui inspira un de ses plusbeaux chants; la Suisse , où il se lia avec le spino-siste Shelley; s'arrêta longtemps à Venise et enToscane , où il fut retenu par une vive passion. Ils’associa en 1819 aux projets d’émancipation del'Italie , et ces projets ayant échoué, il se dévouatout entier à la cause des Grecs. 11 se rendit aumilieu d’eux en 1823, leur prodigua sa fortune, etfit tous ses efforts pour rallier les partis et discipli-ner les troupes; mais il mourut dans les murs deMissolonghi avant d’avoir pu voir le succès de sessacrifices (19 avril 1824). Pendant son séjour enSuisse et en Italie, Byron avait ajouté un troisièmechant à Child-Harold ; il avait composé plusieursdrames : Manfred, Caïn, le Ciel et la Terre, MarinoFaliero, Foscari , la Prophétie du Dante, et lepoème de Don Juan , espèce d'épopée que l’on re-garde comme son chef-d’œuvre. On accorde uni-versellement à Byron un génie sublime et énergique;mais on regrette qu’il se soit plu à désespérerl’homme et à faire admirer le crime. Byron étaitd'une haute taille et d’une belle figure; mais ilétait né boiteux. Cette infirmité, en froissant sonamour-propre, parait avoir contribué à cette hu-meur morose et misanthropique qui perce dans tousses écrits. — On a publié un grand nombre d'édi-tions des Œuvres de Byron ; les plus estimées sontcelles de Londres , 1833,17 vol. in-18, avec une Vie

par Thomas Moore; et de Paris , publiée par Bau-dry, 1832, 4 vol. in-8. Elles ont été traduites parAmédée Pichot , 1822-25, 8 vol. in-8; par Paulin-Paris, 1830-32, 13 vol. in-8, et par Benjamin La-roche, 1837, in-8. Byron avait laissé des Mémoiresqui ont été supprimés sur la demande de sa famille.M. Villemain lui a consacré, dans le supplément dela Biogr. univ., une Notice qui est un chef-d’œuvre.M. limiter a tr. une part, desesœuvr. en vers fr., 1841.

BY RSA, citadelle de Carthage , ainsi nommée, dit-on, de ce qu’elle occupait l’emplacement enfermépar une peau de bœuf ( byrsa ) découpée en lanièresétroites.

BYTTE, île du Danemarck, dans la mer Baltique ,près de Tîle de Falster.

BY'ZACÈNE, contrée de l’Afrique propre, s’étenddu fond de la Petite-Syrte au fond du golfe d’Adru-mète. Elle tirait son nom de la v. de Byzacium.

BïZACINA ou BYZACIUM, ville de la Byzacèneméridionale, au S. E. de Septimuncia.

BYZANCE, Byzanlium, auj. Constantinople , grandeville de Thrace, sur le Bosphore de Thrace , dansune admirable position, fut fondée à une époquefort anc. par des Grecs, appart. à Darius, puis auxIoniens, à Xerxès, à Sparte, à Athènes ; ces deux vil-les s’en disputèrent longtemps la possession , maiselle se rendit indépendante et prit rang parmi lespuissances maritimes. Philippe de Macédoine l’as-siégea inutilement. Plus tard elle s’allia aux Ro-mains , leur rendit des services pendant la guerrede Mithridate , et en récompense jouit d’une indé-pendance complète à l’ombre de leur protectorat.Au i" siècle elle fut comme la Thrace absorbée dansl’empire. En 193, elle se déclara pour PescenniusNiger et soutint trois ans de siège contre Septime-Sévère qui la fit piller et raser. Relevée à la prièrede Caracalla , elle ne reprit pourtant sa splendeurqu’au temps de Constantin qui la choisit pour capi-tale de ses états et lui donna le nom de Constan-tinople. Voy. CONSTANTINOPLE .

BYZANTIN (empire). Voy. orient (empire d’).

BYZANTINE, Corpus scriplorum historiée byzan-lince. On nomme ainsi la collection des historiensgrecs dont les ouvrages nous ont transmis l’histoirede l’empire d’Orient depuis Constantin jusqu'àla prise de Constantinople ( 1453). Leurs écritsne sont le plus souvent que des compilations sansart et sans choix ; ils renferment néanmoins lesseuls matériaux que nous possédions sur cette partiede l’histoire. La collection des auteurs byzantins aété formée sous Louis XIV et imprimée au Louvreen 36 vol. in-fol., 1644-1711. Elle a été réimpri-mée à Venise , 1722 et années suivantes. Niebuhren a commencé en 1827 à Bonn une nouvelle édi-tion in-8, beaucoup plus complète, qui n'est pasencore achevée (1843), mais qui se poursuit. Lesprincipaux auteurs compris dans la collection deT Histoire byzantine, sont : Zonaras , Nicétas Aco-minatus Chômâtes, Nicéphore Grégoras, Laonicus (ou Nicolas) Chalcondylas (ces quatre auteurs for-ment un corps complet d’histoire, qui se continuesans interruption depuis Constantin jusqu’à la Undu xv' siècle)puis viennent de nombreux écri-vains qui n’ont traité que des parties détachées, etdont les plus remarquables, en suivant l’ordre chro-nologique, sont; Procope, Agathias , Théophylacle,saint Nicéphore, l’empereur Constantin Porphyro-génète, Jean Malalas, Jean Scylitzès, NicéphoreBryenne, Anne Comnène, tille de l’empereur AlexisComnène, Georges Acropolita, Georges Pachymère ,l’emp. Jean Cantacuzène , Georges Codinus, Michelüucas, de la famille impériale des Dueas. Le pré-sident Cousin a traduit en franç. les principaux au-teurs byzantins sous le nom & Histoire de Constan-tinople , 1672-74, 8 vol. in-4. On joint à cette collec-tion l’ Imperium orientale de Banduri.