CAGL — 288 — CAHU
1758, mort en 1826, dans les environs de Toulouse ,au château du Falga, fut chanoine de Toul avantla révolution, trois fois préfet sous l’Empire, puismembre du conseil-général de la Haute-Garonne . Ila écrit : Abrégé des Géoponiques , extrait d'un ou-vrage grec, etc., Paris , 1812, in-8.caffarelli, chanteur. Voy. gaffarelli.CAFRERIE, vaste région de l’Afrique australe ,s'étend le long de l’Océan Indien du cap Negro à lapointe de Luabo, de 23° à 35° lat. S.; 1,300 kil. sur2,500. Elle se divise en Cafrerie maritime ou Ca-frerie proprement dite, autrement côte de Natal(ville principale, Zoula), et Cafrerie intérieure ouCafrerie des Betjouanas, habitée par une foule depeuplades indépendantes. Places : Nouv.-Litakou,Meribowhey, Melita, Kouritchane, Makov. Le climatde la Cafrerie est chaud sur les côtes, le sol varié,montagnes très âpres à l’intérieur, très vastes dé-serts de sable ; manque d'eau en beaucoup d’en-droits ; riches mines d'or, argent, fer, cuivre, Floreanalogue à celle du Cap ; grande quantité de bêtesféroces. La famille cafre est noire, mais belle,
f raude et bien faite. Elle se divise en Koossas,’ambouki, Mambouki dans la Cafrerie maritime;en Gokas, Morolongs, Retjouanas dans la Cafrerieintérieure ; ceux-ci se subdivisent à leur tour entribus. Toutes ces tribus sont belliqueuses, la plu-part nomades ; elles élèvent de grands troupeauxde bœufs, connaissent peu l’agriculture et moinsencore l'industrie. Leur religion est grossière ounulle, et les efforts des missionnaires pour les con-vertir ont été vains. Les Cafres sont polygames ;ils n'obéissent point à une forme particulière degouvernement. Auj. les Tambouki dominent dansla Cafrerie maritime, et leur chef, qui a 15,000 hom-mes sous ses ordres, réside à Zoula. Levaillant estun des premiers qui aient voyagé dans ce pays.CAFRES. Voy. cafrerie et kaferistan.
CAFZA, Capsa , ville de l’état de Tunis , à 240kil. S. O. de Tunis . Cette ville, qui faisait d’abordpartie de la Numidie , puis de la Byzacène, étaitjadis très forte : c’est une de celles où Jugurtha te-nait ses trésors. Marius la prit. (107), et César ladétruisit en 46 av. J.-C.
CAGAYAN, alcadie de l’île Luçon (îles Philip-pines), dans la partie soumise aux Espagnols . Villesprincipales ; Lablo, Cabagan , Tugu-Ègarao. — Unepetite île du groupe de Bornéo , soumise au sultande Soulou, porte le même nom.
CAGL1, Callis , ville de l’Etat ecclésiastique , à22 kil. S. d'Urbin ; 2,000 hab. Évêché.
CAGLIARI, Calaris ou Caralis , capit. de l’île deSardaigne , au S., sur le golfe de Cagiiari, par 6°48’ long. E., 39° 12’ lat. N. ; 30,000 hab. Résidencedu vice-roi, archevêché. Port , rade vaste et sûre.Fortifications. Théâtre , bibliothèque , université.Industrie assez active, commerce. — On croit queCagiiari est l’ancienne ville d’Iolas , fondée par lesCarthaginois.
CAGLIARI (Paul). Voy. véronèse .CAGLIOSTRO , personnage mystérieux qui s’estrendu fameux dans le dernier siècle, naquit à Pa-ïenne en 1743, d'une famille obscure. Son véritablenom était Joseph Balsamo ; il le changea plus tarden celui de Cagliostro que portait sa marraine, etprit la qualité de comte. Accusé d'escroquerie, il futobligé de bonne heure de quitter sa patrie et par-courut sous des noms différents la Grèce, l’Egypte ,l’Arabie, la Perse, l’île de Malte, Naples, Rome , etpresque toutes les villes de l’Europe ; il acquit dansses premiers voyages la connaissance de .quelquessecrets alchimiques et médicinaux, et se Ht unegrande réputation par des cures merveilleuses. En1780, il arriva en France , se fixa pendant quelquetemps à Strasbourg , où il fut reçu avec enthou-siasme , puis vint a Paris où il n’excita pas moins
d'admiration, et fu t quelque temps à la mode dansla haute société. Il vendait des élixirs, des pilules,et faisait des tours de magie et de sorcellerie. Im-pliqué avec le cardinal de Rohan dans l’affaire duCollier ( Voy. rohan), il fut mis à la Bastille , et en-suite exilé (1786). 11 se retira en Angleterre , puisalla en Suisse et en Italie. Arrêté à Rome en 1789,il y fut condamné à mort comme pratiquant lafranc-maçonnerie ; mais sa peine fut commuée enune prison perpétuelle; il mourut vers 1795, auchâteau de St-Léon, près de Rome . La plupart nevoient dans Cagliostro qu'un adroit charlatan ; quel-ques-uns le regardent comme un homme vraimentextraordinaire, un véritable thaumaturge, et ils pré-tendent qu'il avait le pouvoir de faire apparaître lesmorts. Ce qu'il y a de certain, c'est qu’il produisaitdes effets surprenants, qu’il vivait toujours dans unegrande opulence et qu’il faisait beaucoup de bien.On a supposé qu’il était l'agent d'une société secrètede Francs-Maçons qui fournissait à ses dépenses. Onlui attribue plusieurs prédictions. On a publié àRome , en 1790, une Vie de Cagliostro, extraite deses pièces ; elle a été traduite en français .
CAGNANO, ville du roy. de Naples ( Capitanate),à 31 kil. N. O. de San-Severo ; 3,600 hab.
CAGOTS, espèce de parias répandus au moyenâge dans le voisinage des Pyrénées , et que la super-stition faisait regarder comme un objet de mépris etd’horreur. On supposait qu'ils étaient les restes desanciens Goths, qui possédèrent longtemps l’Aqui-taine : de là leur serait venu le nom injurieux deCagots ( caas goths , chiens goths), qui leur aurait étédonné par les vaincus. Les chroniques les désignentsouvent encore par les dénominations de C aqueux,Cacous, Capos, Gaffos, Gezilas , Gahetas, Cahets,termes de mépris qui signifiaient lépreux , et dontquelques-uns s'appliquaient également aux Juifs.On les appelait aussi Colliberts (de liber tus, esclaveaffranchi), et aussi Canards, parce qu’ils devaientporter sur leurs habits une patte de canard pour sefaire reconnaître. On trouve aujourd' hui même desdébris de cette race opprimée dans l’ouest et le midide la France ; et malgré les progrès de la civilisation,la haine que ces malheureux inspiraient n'est pasencore complètement éteinte. Plusieurs auteursont cru voir dans les Cagots des Pyrénées des êtresanalogues aux crétins et aux goîtreux des Alpes .
CAHAWBAH, ville de l’Amérique sept. (États-Unis), à 375 kil. N. E. de la Nouvelle-Orléans , auconfluent de laCahawbali et de l'Alabama ; 2,000 hab.Jadis ch.-l. de tout l'état d'Alabama , avant Tusca-loosa; elle est auj. ch.-l. d’un comté.
CA1IER. V. kaher. — CA1IORC1NS. V. lombards.
CAHORS, Divona, puis Cadurci , ch.-l. du dép.du Lot, sur le Lot, à 568 kil. S. de Paris ; 12,417hab. Évêché, tribunal de 1 >'• instance, académieuniversitaire, collège royal, deux bibliothèques. Ca-thédrale fort ancienne, ruines romaines. Commercede draps, de vins et d’eau-de-vie. Jadis ch.-l. desCadurci, puis du H.-Quercy. Prise par Henri IV en1580. Patrie du pape Jean XXII, de Clément Marot ,dugén.Ramel. Murat naq. près de là. —L’arr. deCahors a 12 cant. (Catus , L'Albenque, Castelnau,Lauzès, Limougnes, Luzech, Cazals , Puy-l'Évêque„Moncuq, St-Géry, plus Cahors qui compte pour 2),.120 comm. et 117,229 hab.
CAHUSAC, petite ville de France (Tarn ), à 19 kil.N. O. d'Alby , sur la Verre ; 1,450 hab.
CAHUSAC (Louis de), auteur dramatique, né àMontauban vers 1700, mort à Paris en 1759, futnommé écuyer et secrétaire des commandements ducomte de Clermont ; lit la campagne de 1743 avecce prince, et le quitta ensuite pour se livrer à lalittérature. On a de lui ; le Comte de Warwick ,tragédie, 1742; Zénéidee t l'Algérien, comédies, 1744;Grigri, 1749, in-12; Histoire de la danse ancienne