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âgés de 40 ans et payer 1,000 fr. de contributionsdirectes. Depuis 1830, ils furent élus pour cinq ansconsécutifs ; il suffisait d’avoir 30 ans et de payer500 fr. de contributions. Les députés étaient aunombre de 459. Le roi convoquait chaque année laChambre ; il pouvait la proroger ou la dissoudre ;mais, dans ce dernier cas, il devait en convoquer unenouvelle dans l’espace de trois mois.
CHAMBRE DES lords (Ilouse of Lords), la premièredes deux chambres du parlement anglais, se com-pose des pairs, héréditaires ou nommés par leroi. En 1820, le nombre des pairs était de 291 pairsanglais , de 16 pairs écossais et de 32 pairs irlandais ;ce qui faisait 339 lords. L'introduction des pairscatholiques en 1829 en a porté le nombre à 400. LaChambre des Lords admet dans son sein des pairsecclésiastiques. Voy. parlement.
CHAMBRE DES PAIRS . Voy. PAIRS.
chambre étoilée, haute cour de justice en An-gleterre , qui apparut pour la première fois sousHenri Vil (1485). Elle était composée des conseil-lers du roi, qui se réunissaient dans une salle ornéed'étoiles d'or; d'où lui vint son nom. Ce tri-bunal jugeait sans le concours d'un jury et sur letémoignage d'un seul lémoin : aussi devint-il uninstrument terrible entre les mains de Henri VIII et d'Ëlisabelh. 11 fut aboli par le Long-Parlement .
chambre introuvable, nom donné à la chambredes députés convoquée le 7 octobre 1815. Celle cham-bre s'est fait remarquer par ses efforts pour établirune réaction royaliste et par son zèle excessif en faveurde l'aristocratie et du clergé. Elle vota l'établissementdes cours prévôlales et prononça le bannissement detous les Conventionnels qui avaient voté la mort deLouis XVI . Louis XV11I se vit obligé de la dissoudre(5 septembre 1816).
CHAMBROIS ou Cil AVI RR A Y , Voy. broglie .
CHAMFORT (Sébaslien-Roch Nicolas, dit), poèteet littérateur distingué, né en 1741 en Auvergne ,d'un père inconnu, lit ses études comme boursierau collège des Grassins à Paris , et remporta enrhétorique les premiers prix de l’université. 11 priten entrant dans le monde le nom de Chamfort , àla place du simple nom de Nicolas qu’il avait portéjusque là, se fit de bonne heure connaître par des prixde poésie remportés à l'Académie, donna au Théâtre-Français quelques comédies qui réussirent, els'atta-cha pour vivre à diverses entreprises littéraires. Saréputation le fit rechercher du prince de Condé,qui le nomma vers 1776 secrétaire de ses com-mandements ; il devint ensuite lecteur de madameÉlisabeth, sœur du roi. A la révolution, il embrassaavec ardeur les idées nouvelles, quoiqu’il fût person-nellement attaché à la famille royale; il se démit deson emploi, et se lia avec Mirabeau. Roland lenomma en 1792 conservateur de la Bibliothèquenationale. Ayant osé blâmer les fautes et les vio-lences du parti révolutionnaire, il fut arrêté et jetéen prison ; il essaya inutilement de se tuer. On lerelâcha bientôt après, mais il mourut au bout dequelques semaines des suites des blessures qu'il s'é-tait faites (avril 1794). 11 avait été reçu à l'Académieen 1781. Ses écrits les plus estimés sont; Éloge deMo libre, couronné (17 09) ; Éloge de La Fontaine , 1774;La jeune Indienne , le Marchand de Smi/rne, comédies;Mustapha et Zéangir, tragédie. Plusieurs de ses ou-vrages se sont perdus, entre autres un Commentairesur La Fontaine (il n’en a paru qu’une partie dans lesTrois Fabulistes, 1796). Ses œuv. ont été rassembléespar Ginguené, 1795, 4 vol. in-8, et par M. Auguis,1824, 5 vol. in-8.
CH AM1LLARD (Michel de), ministre de Louis XIV ,fut d’abord conseiller au parlement do Paris . Unegrande adresse au billard, jeu qu'aimait Louis XIV ,fut, dit-on, la cause principale de son rapide avan-cement. En 1699, il fut nommé contrôleur-géné-
ral des finances, et en 1701 il joignit à ce haut em-ploi le ministère de la guerre. Il se servit de moyensodieux pour remplir le trésor, et les cris du publicl'obligèrent à se démettre de ses deux emplois(1709). Il mourut en 1721, détesté du peuple, etpourtant estimé de ceux qui le connaissaient.
CHAMILLY (Noël bouton, marquis de), maréchalde France, né à Chamilly en Bourgogne , en 1636,mort en 1715, se signala en 1675 par la défense deGrave, qui dura 93 jours, et coûta 16,000 hommesau prince d'Orange. 11 avait servi sous Schombergen Portugal , en 16G3 ; il fut aimé dans ce pays d unejeune religieuse qui lui adressa douze lettres connuessous le nom de Lettres Portugaises, et remarqua-bles par l’énergie de la passion. 11 ne craignit pas deles faire publier lui-même. La meilleure édition estcelle de Paris , 1806.
CHAMLY ou CHANALY, ville de l’Inde anglaise(Calcutta ), à 26 kil. N. E. de Panipot; 3 kil. detour. Grand bazar.
CHAMO (désert de), dans l’Asie centrale . Voÿ.KOBi.
CHAMOÜNI, ville des États sardes, à 20 kil. E.deSallanches, dans une belle vallée dite de Chamouni;1,600 h. Ancien prieuré. La vallée, située au S. E.de Genève et au S. O. du Valais , est célèbre par sesimmenses glaciers, parmi lesquels on distingue ceuxdes Bois, des Bossons, et la fameuse Mer de glace,dont l’étendue est de près de 8 kil.
CHAMOUSSET (Clément-IIumbert piarron de) ,philanthrope, né à Paris en 1717, mort en 1773,était maître des comptes. Il consacra sa fortune auservice des pauvres et des malades, améliora le ré-gime des hôpitaux, fit supprimer l’usage de réunirplusieurs malades dans un seul lit. Il fut nomméintendant-général des hôpitaux sédenlaires de l’ar-mée. On lui doit, en outre, plusieurs établissementsd'utilité publique, entre autres celui de la pelite poste.
CHAMP-AUBERT, village de France (Marne ), à22 kil. S. 0. d’Épernay ; 170 hab. Victoire sanglante remportée par Napoléon sur le général russeAlsuvief, 10 février 1814.
champ-d’asile , territoire du Texas , à l’E. duMexique, et à 40 kil. 0. de Galveston. Des Fran-çais réfugiés voulurent y fonder une colonie sous laconduite du général Lallemand (1S17) ; mais le vice-roidu Mexique , Apodaca, fit détruire cet établissement.
champ-de-bort ou champs, ch.-l. de cant. (Can-tal), à 26 kil. N. E. de Mauriac ; 1,725 hab.
CHAMP-DE-CASSOYIE . Voy. CASSOVIE .
champ-deniers; ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres ), à17 kil. N. do Niorl; 1,200 hab. Foires pour les bestiaux.
champ-segré, ville de France (Orne ), à 8 kil. N. E.deDomfront; 3,600 hab. Fonderie, forges, fourneaux.
CHAMP-DE-MAI et CHAMP-DE-MARS , nom queTon a donné aux grandes assemblées des guerriersfrancs depuis la conquête des Gaules au siècle,parce qu edes se tinrent soit en mars (sous la 1 e race)soit en mai (depuis 755). En latin on les appelaitplacila (plaids) ; les Francs leur donnaient le nomde mâls. Ces assemblées avaient un double carac-tère : elles étaient tantôt des revues militaires ou desréunions solennelles dans lesquelles tous les hommeslibres venaient rendre hommage au chef suprêmedes Francs, et lui apporter leurs dons annuels; tan-tôt des réunions plus actives où le souverain convo-quait soit les leuds et les guerriers pour les con-sulter sur quelque expédition militaire, soit lesévêques pour régler leurs différends avec la royauté,ou pour prendre leurs conseils sur la direction desaffaires de l’état. Ces assemblées, tenues irrégu-lièrement sous les Mérovingiens, devinrent beaucoupplus fréquentes sous les premiers Carlovingiens; maisaprès Charles-le-Chauve , toute trace de cette insti-tution disparaît.
champ-de-mai, nom donné à une fameuse assem-blée tenue pendant lescent-jours auChamp-de-Mars.