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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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CHAP — 352 — CHAR

(Saône-et-Loire), à 10 kil. S. de Mâcon ; 2,400 hab.

chapei,le-en-vercors (la), ch.-l. de canton (Drô-me ), à 23k. N.de Die; 1,250 hab. Commerce enbois, etc.

chapelle-la-reine (ia), ch.-l. de canton (Seine-et-Marne), à 14 kil. S. O. de Fontainebleau ; 900hab.

chapelle-saint-oenis ( la ), pillage du dép. dela Seine, contigu aux murs de Paris , sur la routede St-Denis; 4,177 hab. Tissus cachemire ; entrepôtde vins, eaux-de-vie. Patrie du poëte Chapelle.

chapelle-sur-erdre (là), ch.-l. de canton (Loire-Inf.), à 9 kil. N. de Nantes ; 2,200 hab.

CHAPERONS. On connaît sous ce nom plusieursfactions populaires qui prirent pour signe de rallie-ment des coiffures ou chaperons de couleur particu-lière. Pendant la captivité du roi Jean, en 1356, lescommunes de Paris , soulevées contre le dauphin quifut plus tard Charles V , portaient des chaperons mi-partie rouges et bleus. Cette faction s'éteignit en 1358,à la mort du prévôt Marcel, qui en était le chef.—En1379, les gens des métiers à Gand , qui s'étaieiÿ ré-voltés contre les ducs de Bourgogne , portaient deschaperons blancs. Cette faction se répandit à Paris en 1413, pendant la démence du roi Charles VI ;elle était contraire au parii des Armagnacs.

CHAPITRE. Voy. chanoines.

CHAPMAN, baie de l'Océan Atlantique , sur lacôte O. de la colonie du cap de Bonne-Espérance,à 20 kil. S. 0. de la ville du Cap. On la nommeaussi IIout-Baay ou haie des Bois. C’est un port sûret commode.

CHAPMAN (George), poète anglais , né en 1557,mort en 1034, était savant dans les langues latineet grecque. Il traduisit en anglais VIliadt (1600)et YOdyssée (1614). On prétend que Pope a fait decette traduction un plus grand usage qu'il ne l'aavoué. On a aussi de lui 17 pièces dramatiques quine sont pas très eslimées. il fut lié avec Shake-speare et Ben-Johnson.

CHAPOUR, Sliapour , ville de l’Inde anglaise(Bengale), sur le llhair, par 23° 38’ lat. N., 81° 5’long. E. — Ville d'Iran . Voy. chahpour.

CHAPPE D'A LTE R OC il E (Jean), de l'Académiedes Sciences, né à Mauriac en Auvergne en 1722,prit l'état ecclésiastique et se consacra à l'astrono-mie. 11 fut envoyé en Sibérie pour observer le pas-sage de Vénus fixé au 6 juin 1761 ; il donna la Rela-tion de son voyage, Paris , 1768, 2 vol. in-i, avecun allas grand in-fol. 11 se rendit ensuite en Cali-fornie pour y observer un nouveau passage de Vénusannoncé pour le 3 juin 1769, et mour. dans le paysle 1" août suivant. Ses observations furent publiéespar Cassini, Paris , 1772, in-4, sous le titre deVoyage de Californie .

chappe (Claude), neveu du précédent, né à Brûlon ,dansleMaine, en 1763, mort en 1806, inventaen 1790le télégraphe que l'on emploie aujourd'hui pour lescommunications officielles et fut nommé administra-teur du nouvel établissement. On lui a contesté lemérite de l'invention (Voy. amontons) ; il eut dumoins celui de l’exécution.

CHAPTAL (Jean-Antoine), comte de Chanteloup,né en 1756 à Nogaret (Lozère ), mort en 1832, se litrecevoir docteur en médecine à Montpellier ; fut ap-pelé en 1781 à une chaire de chimie qui venaitd’être fondée dans cette ville, et éleva une fabriquede produits chimiques qui se lit bientôt connaîtredans toute l'Europe. En 1793, il fut appelé à Paris pour diriger la fabrique de poudre dé guerre deGrenelle, et déploya dans ces fonctions une in-croyable activité. 11 professa quelque temps la chi-mie végétale à l’École Polytechnique , fut admis àl'Institut lors de sa fondation (1798), devint en1800 ministre de l'intérieur, et signala son admi-nistration par un grand nombre de mesures utilesaux progrès de l'agriculture et de l’industrie : il fut

en sortant de charge (1805) nommé sénateur, et de-vint pair de France sous la restauration (1819). Chap-lal n'a fait aucune découverte du premier ordre, maisil a propagé l'étude de la chimie par ses leçons etses écrits, et il a fait les plus heureuses applicationsde la science à l'industrie. Ses principaux ouvragessont : Éléments de Chimie, 1790, 3 vol. in-8., sou-vent réimprimés; Chimie appliquée aux arts, 1806,

4 vol. in-8. ; Chimie appliquée à l'agriculture, 1823,

2 vol. in-8.

CHARAN. Voy. carrhes .

CHARAX, promontoire de la Chersonèse Tauri-que, au N. E. du promontoire Criu-Melopon. Onl'appelle auj. Caracaja.

charax pasini, auj. Karem, ville de la Susiane ,sur le Chopratès, près du golfe Persique , aux envi-rons du confluent du Tigre et de l'Euphrate . Onl'appelait aussi Alexandria. —11 y avait plusieursautres villes du nom de Charax chez les anciens :1° dans l’Afrique Carthaginoise , sur les côtes de laGrande-Syrte ; 2° dans la Petite-Arménie , près desPortes Caspienn.; 3° en Bithynie , près deNicomédie.

CHARBONNIERS. Voy, carbonari.

CHARCAS, ville de la Bolivie. Voy. chuquisaca .

CHARDIN (J.), célèbre voyageur, né à Paris en1643, mort près de Londres en 1713, était fdsd’un bijoutier protestant. Il fut envoyé jeune enPerse pour y faire le commerce des diamants, enrevint en 1670, et y retourna en 1671. 11 plut auroi de Perse qui le nomma son marchand, et pro-fita de son séjour dans ce pays peu connu pour l'é-tudier avec soin et le faire connaître à ses compa-triotes. Voyant à son retour que les Protestantsétaient persécutés en France, il se rendit en Angle-terre et y fut fort bien accueilli par Charles 11 quile nomma son plénipotentiaire en Hollande. Chardin a publié un Voyage en Perse, Londres , 1686 et 1711 ;cet ouvrage est fort estimé, soit pour l'intérêt des ma-tières, soit pour l'exactitude des faits. On lui doit aussiquelques autres écrits. M. Langlès en a donné uneédition complète, Paris , 1811, 10 vol. in-8, qui estbien préférable à toutes les précédentes. 11 paraîtque Chardin fut aidé dans la rédaction de son Voyagepar Fr. Charpentier, de l'Académie Française .

CHARDON DE LA ROCHETTE (Simon), philo-logue et bibliographe, né dans le Gévaudnn en 1753,mort en 1814, est un des premiers hellénistes mo-dernes. Il était un des principaux collaborateurs dela Bibliothèque des romans grecs. 11 a publié : Mé-langes de critique et de philologie , Paris , 1813 ; His-toire de la vie et des ouvrages de La Fontaine, 1811.On lui doit plusieurs éditions d'opuscules rares,tels que : Vie de la marquise de Cour celles, 1808,in-12; le Sémélion du marquis de Belle-lsle, 1807 ;Histoire secrète du cardinal Richelieu.

CHARENTE, Caranlonus, riv. de France , naît àCheronnac (Il.-Vienne), passe à Ruffec, Angoulême ,Jarnac, Cognac, Saintes, Taillebourg , Tonnay-Cha-rente, Ilochefort, Soubise ; reçoit la Bonnicure, leBrouage, la Boutonne, et se perd dans l’Océan At-lantique . Cours très sinueux, do 340 kil. Elle donneson nom aux doux dép. suivants.

Charente (dép. de la), entre ceux de la Charente-Inférieure à l'O., des Deux-Sèvres, de la Vienne ,de la Il.-Vienne au N., de la Dordogne au S. ;5,882 kil. carr. ; 365,126 hab. Ch.-l., Angoulême .11 est'formé de l'Angoumois et de petites parties de laSainlonge, du Poitou et de la Marche. Peu de hau-teurs, sauf vers Angoulême . Fer en roche et engrains, plomb, bonnes pierres de faille, plâtre ; pâ-turages; céréales de toute espèce, colza, chanvre,fruits, marrons, châtaignes, truffes, oranges; vin, etc.,Quelques masses de forêts au centre. Chevaux et grosbétail. Brûleries d’eau-de-vie. Belles papeteries ;fonderies do fer, de canons, etc. Commerce d'eaux-de-vie, vin, papier, huiles, cire, miel, etc. — Ce dép.