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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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CHEN — 369 — CHER

1599, in-8 ; Harmonia evangelica, Francfort-sur-le-Mein, 1600 à 1611 ; Theoloqia Jesuitarum, La Ro-chelle, 1589, in-8. — Son fils, Martin Chemnitz , quifut chancelier du duc de Holstein-Gottorp , eut cinq(ils, dont l'un, connu sous le nom de Hippohjlus àLapide , est l'auteur de l'ouvrage intitulé : De Rationeslalus in imperio Romano-Germanico, 1640, in-4. 11mourut en 1678.

CHEMN1ZER (Ivan-Ivanowitch), né à Pétersbourgen 1744, mort à Smyrne en 1784, est regardécomme le La Fontaine des Russes. La meilleureédition de ses fables est celle publiée à Pétersbourgen 1799 en 3 parties.

CI1ENAY, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres ), à 14kil. N. E. de Melle ; 1,200 hab.

CHENDI, ville d'Afrique , jadis capit. de l’étatde Chendi (Nubie), sur la rive droite du Nil , à 350kil. N. deSennaar, avaitde 8 5900 maisons,et comp-tait 6 à 7,000 hab., avant que Méhémet-Ali , pachad’Egypte , ne l’eût détruite en 1820, pour venger lemeurtre de son fils lsmaïl. C’était l'entrepôt et legrand marché d'esclaves de la Nubie . Le roi duChendi, avec celui de l’ilalifa, pouvait armer 30,000cavaliers. L’état de Chendi est auj. tributaire dupacha d’Égypte . C’est l'ile Miroé des anciens.

CilÉNEDOLLË (Charles lioült de), poète, né àVire en 1709, mort en 1833, passa le temps de la ré-volution en Hollande et en Allemagne , revint enFrance sous l’Empire et fit paraître en 1807 le Géniede l'Homme, poème didactique qui attira sur luil’attention. Lors’ de la création de l’Université, ilfut nommé professeur à Rouen , puis inspecteurde l’académie de Caen (1812), et enfin inspecteurgénéral de l’Université (1830). Outre le Génie del'Homme, on a de lui l’Invention, poëmc dédié àKlopstock , Hambourg , 1795; Esprit de Rivarol,Paris, 1808; Éludes poétiques, Paris 1820.

CHÊNE-POPULEUX. Voy. chesne-populeux.

CHEN'ERAILLES, ch.-l. de cant. (Creuse ), à24 kil. S. E. de Guéret ; 950 hab. Jadis place forte.Antiquités romaines.

CHÉNIER (Marie-Joseph de), poêle français , néen 1764 à Constantinople , où son père était consul,mort à Paris en 1811. 11 entra d’abord dans lacarrière militaire, mais il la quitta au bout de deuxans pour se consacrer aux lettres. 11 cultiva avecsuccès plusieurs genres, mais surtout le théâtre.Enthousiaste des idées républicaines, il leur dut leplus souvent ses inspirations. 11 fit représenter suc-cessivement Charles IX, en 1789; Henri VIII et laMort de Calas, 1791 ; Gracchus, 92, Fénelon , 93 ;Timoléon , 1794. Dans toutes ses pièces, on trouvaitexprimés, dans un style pur, noble et énergique, lahaine du despotisme et un vif amour de la liberté ;aussi eurent-elles pour la plupart un succès prodi-gieux. Chénier fut de toutes les assemblées politi-ques qui se succédèrent depuis 1792 jusqu’en 1802 ;quoique ardent démocrate, il s’efforça d’arrôter lesexcès révolutionnaires. 11 s’était surtout occupé del’instruction publique ; aussi fut-il, lors du rétablis—sèment des écoles, nommé inspecteur général desétudes; mais il fut destitué sous l'Empire. 11 étaitmembre de l’Académie Française , et fut chargé defaire au nom de ce corps un rapport sur les progrèsdelà littérature de 1788 à 180S, pour les prix décen-naux. Outre ses tragédies, Chénier a composé despoésies lyriques (odes, hymnes, chants imités d'Os-sian), dont il publia un recueil en 1797 ; des épîlres,des satires pleines de verve et de sel, et parmi les-quelles on remarque YÉpitre à Voltaire ; quelquesouvrages en prose, dont le plus estimé est son Tableaude la Httéralure française depuis 1789, ouvrage pos-thume, Paris , 1815. 11 a en outre composé une foulede chants patriotiques pour les fêtes républicaines;aussi le considérait-on comme le poète de la répu-blique. La calomnie a accusé Chénier , mais contre

toute vérité, de n’avoir rien fait pour soustraire sonfrère à l’échafaud. Il a repoussé cette accusationavec une éloquence admirable dans son Èptlre surla calomnie. Ses œuvres ont été réunies par Arnault,1824-26, 8 v. in-8. Daunou a donné ses Œuvresposth., 1824. On y trouve Tibère , son chef-d’œuvre.

Chénier (André de), frère aîné du précédent, néà Constantinople en 1762, se distingua de bonneheure par son talent poétique ; il réussissait surtoutdans l’élégie. Révolté par les excès de la révolution,il osa les blâmer hautement dans des lettres qu’il fitinsérer au Journal de Paris ; il fut traduit pour cefait devant le tribunal révolutionnaire et condamnéà mort, en 1794. Quelques jours avant l’exécution, ilcomposa sur sa fin prématurée les vers les plus tou-chants. Ses œuvres ont été recueillies par MM. Ch. Ro-bert et H. de La Touche, en 2 vol. in-8, qui font suiteaux œuvres de son frère (Paris , 1826).

CHENNAB, VAcesines, fl. de l’Inde . V. tchennad.

CHENONCEAUX, bourgdu dép. d’Indre-et-Loire ,à 9 kil. S. E. d'Amboise . Beau château bâti parFrançois 1 pour la duchesse d’Etampes, et qu’habitaensuite Catherine de Médicis .

CHEN-SI, prov. septentr. de la Chine , entrecelles de Chan-si à l’E., de Kan-sou à 10. ; 845 kil.sur 310; 14,800,000 hab. Elle se divise en 7 dép.(Foung-tsiang, Han-tchoung, Hing-an, Si-an,Thong—tcheou, In-lin, Yan-an). Ch.-l., Si-an. Beauclimat; montagnes au S.; céréales, bétail, houilleen quantité, mines d’or qu’on n’exploite pas. In-dustrie agricole et manufacturière très développée.On remarque encore dans cette province une routemagnifique qui va de Si-an à Hantchoung.

CHÉOPS, anc. roi d'Egypte , régnait à Memphis,et fit élever la grande pyramide: il accabla son peu-ple d’impôls et de corvées afin d’exécuter ce travailgiganlesque. On plaçait jusqu’ici son règne au xii's.av. J.-C. (1178-22); mais, d’après lesmonum. récem-ment explorés, il paraît antérieur même à Abraham .

CHÉPREM, roi d’Egypte , frère et Successeur deChéops, régna 56 ans au dire d’Hérodote , et con-struisit une des pyramides, la 2' en grandeur.

CHEPSTOW, ville d’Angleterre (Monmouth ), à17 kil. S. de Monmouth, sur la mer, à l’embou-chure de la Wye ; 3,000 hab. Vieux château sur unroc presque perpendiculaire. Pont en fer. Rueslarges et droites. Construction de bâtiments de 600tonneaux. Marées très hautes. Aux environs, plan-tations renommées.

CHER, Caris , fiv. de France , naît près de Me-rinchal, dans le dép. de la Creuse , baigne Auzance,Montluçon, Saint-Amand, Châteauneuf, Vierzon ,Saint-Aignan , Montriehard, Bléré, Saint-Sauveur;reçoit l’Evre, l’Auron, la Sauldre, la Tardes , et jointla Loire au Bec-du-Cher (Indre-et-Loire ), après uncours de 345 kil., dont 200 de flottage. Elle est peunavigable. Elle donne son nom aux départementsdu Cher et de Loir-et-Cher .

cher (dép. du), le plus central de toute la France ,entre ceux du Loiret au N., de la Creuse au S., del’Ailier et de la Nièvre â l’E., de Loir-et-Cher , del’Indre àl’O.; 7,133 kil. carrés; 276,853 hab. Ch.-l.,Bourges. Il est formé de la partie orient, du Berry et d’une portion du Bourbonnais . Sol plat, sablon-neux. Fer, houille, marbre, grès, pierre de taille,argile, cire, etc. Grains, vin, lin, beau chanvre,châtaignes, etc.; chevaux, bétail, moulons estimés,quelques mérinos. Forges et fonderies ; draps, toilesde chanvre ; porcelaine, faïence, papeteries, etc.Commerce de fer, laines, merrain, huile de noix,salin, potasse, salpêtre, etc. Ce dép, a 3 arr. (Bour-ges , Saint-Amand, Sancerre), 29 cant., 297 comm.:il appartient à la 13 e division militaire, possède unecour royale et un archevêché (à Bourges ).

CHERASCO, en français Quérasque, ville muréedes Etats sardes, au confluent de la Stura et du

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