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Maisons de campagne. C’est là que Fox et Canningsont morts.
CHI-TSOU, empereur mogol. Voy. küblaï-kiian.
CHITTAGONG. Voy. tchittagong.
CH1USA, villede Sicile (Palerme), à 15 kil. S. 0. deCorleone ; 6,000 hab. On trouve des agates aux env.
chwsa (la), ville des États sardes, à 11 kil. S. E.de Coni ; 6,000 hab. Ruines du château de Mira-belle. Filatures de soie; manuf. de cristaux et vitres.
CI1IUSI, Clusium , bourg de Toscane, à 64 kil.S. E. de Sienne; 300 hab. Air malsain. Voy. clusujm.
CH1VA (khanat de). Voy. kiiiva.
CH1VASSO, en français Chivas, ville des Étatssardes, à 23 kil. N. E. de Turin, sur le Pô ; 5,500hab. Commerce de grains et de bestiaux.
CH1VERNY (Philippe hurault, comte de), néen 1528 à < Ihiverny, dans le Blésois (Loir-et-Cher), m.en 1599, fut conseiller au parlement de Paris, maî-tre des requêtes (1562), et assista aux batailles deJarnac et de Moncontour. Henri 111 le nomma gardedes sceaux en 1578, lieutenant-général de l’Orléa-nais et du pays Chartrain en 1582. Après la journéedes Barricades, il fut disgracié, et s’éloigna de lacour. Henri IV le rappela et lui rendit les sceaux.Il montra une grande habileté pour les affaires.On a publié les Mémoires d'estai de messire Philip-pe Hurault, comte de Chiverny, etc., avec la généa-logie de la maison des Huraults, Paris, 1636, in-i ;ces mémoires s'étendent de 1567 à 1599.
CHLADNI (Ernest-Florent-Frédéric), physicien,né en 1756 à Wittemberg, mort en 1827 à Breslau,voyagea toute sa vie. 11 s’occupa beaucoup d'acousti-que, lit plusieurs découvertes intéressantes et inventaun nouvel instrument de musique, composé de cy-lindres en verre : il l’appela euphone, et plus tardctavicylindre, lorsqu'il y eut apporté de nouveauxperfectionnements. En 1802, il publia son Traitéd’acoustique, traduit de l'allemand en français,1809, in-8. On lui doit aussi un grand nombre deDissertations sur les météores et les aérolithes.
CHMIELNICKI (Bogdan), hetman des Cosaques auxvii' siècle, avait d’abord servi avec distinction dansl’armée polonaise, et était devenu le confident duroi Wladislas VII. En 1632 il demanda au nom desCosaques de TUkraine le droit de siéger à la dièted’élection polonaise. Cette demande ayant été re-jetée par la diète avec mépris, les Cosaques se révoltè-rent (1637) ; mais ils furent battus à Boworwica. Dixans après, 1647, Chmielnicki organisa une révoltegé-nérale, défit et prit à Korsoum le vainqueur de Bo--worwica, Nicolas Potocki, et, profitant de la mort duroi Wladislas, envahit la Pologne et contraignit ladiète à élire roi Jean-Casimir (1648). Ce prince recon-nut Chmielnicki comme hetman des Cosaques ; toute-fois il se déclara bientôt contre lui: mais il fut défaità Zborow et forcé de recevoir les conditions que luidicta le vainqueur. Malgré ces victoires Chmielnicki,craignant de ne pouvoir continuer la lutte avec avan-tage, signa avec les Russes, en 1654, un traité parlequel les Cosaques de TUkraine reconnurent 1asouveraineté de la Russie. Il mourut trois ans après(1.657). — Son fils Georges Chmielnicki, élu hetmanaprès sa mort, ne conserva ce titre que pendant6 ans. llabdiquaen 1663 et se retira dans uncouvent.
CI10A , pays d’Abyssinie. Voy. ankober.
CHOASPE ou EULEK, Choaspes ou Eulœus, auj.Kara-Sou et Abzat, riv. formée de 2 branches, ve-nant, l’une du pays des U.tii (du N. au S.), l’autrede Vi Parétacène (de l’O. à TE.), baignait la Snsianeet se joignait à une des bouches de l’Euphrate.Eaux limpides.— Fl. de l’Inde, affluent du Copliès.
CHOCO, riche prov. de la N.-Grenade, traverséepar le fl. Atrato, dit aussi Choco, apourch.-l. Novita.
CIIOCZIJI ou KHOT1N, ville de la Russie d’Eu-rope (Bessarabie), sur le Dniestr, à 60 kil. N. E. deCzernowitz. Bonne citadelle ; position importante.
Souvent prise et reprise par les Polonais, les Turcset les Russes. Les Turcs y furent battus en 1673 parle Polonais Sobiesk.y, et en 1739 par les Russes.
CHODORLAHOMOR, roi de l’Elymaïde du tempsd’Abraham, étendit ses conquêtes jusqu'à la merMorte, et fit prisonnier Lolh qui occupait une par-tie de la Palestine. Abraham accourut au secours deson neveu, battit Chodorlahomor, et délivra Lolh.
CHOISEUL, bourg du dép. de la ll.-Marne, à 20kil. N. E. de Langres ; 400 hab. C'est de là queprend son nom l'illustre maison de Choiseul.
CHOISEUL, famille illustre de Champagne, issuedes comtes de Langres, a pour chef Raynard III,comte de Langres et sire de Choiseul, qui épousa en1182 Alix de Dreux, petite-fille de Louis-le-Gros. Ellea produit plusieurs maréchaux, savoir : Charles deChoiseul, comte du Plessis-Praslin (1563-1626), quiservit sous Henri IV et Louis XIII ; César, duc deChoiseul (1598-1675), qui défit Turenne à Relhel(1650), alors que celui-ci commandait l’armée espa-gnole ; Claude, comte de Choiseul-Francières (1632-1711), qui se distingua au combat de Senef contreles Hollandaisetfut fait maréchal en 1693; un ministrecélèbre , un ambassadeur, etc. V. ci-après choiseul(Et.-Franç.), choiseul-gouffier. V. aussi praslin.
choiseul (Etienne-François de), duc de Choiseulet d'Amboise, connu d'abord sous le nom de comtede Stainville, ministre d’état, né en 1719, mort en1785, quitta la carrière militaire pour s’adonner àla politique; sut se concilier la faveur de madame dePompadonr, et obtint ainsi d’être nommé ambas-sadeur à Rome, puis à Vienne, et ministre desrelations extérieures ( 1758). A peu d'intervallede là, il fut créé duc et pair ; il eut le portefeuillede la guerre en 1761, en remettant celui des affai-res étrangères à son cousin le duc de Praslin; et en1763, il reçut en outre le ministère de la marine.Après la mort de madame de Pompadour, le dédainqu'il montra pour la nouvelle favorite, la comtessedu Barry, le fit disgracier (1770). Le duc de Choi-seul a été nris au rang de nos plus grands minis-tres. C’est lui qui provoqua la suppression de Tordredes Jésuites (1762) ; on lui doit le traité connu sousle nom de Pacte de Famille, qui unissait contrel’Angleterre tous les princes de la maison de Bour-bon; des réformes utiles dans l’armée, et le rétablis-sement de la marine française sur un pied respec-table. On a publié sous son nom, après sa mort, desMémoires, Paris, 1790, 2 vol. in-8, qui ne sontnullement authentiques.
choiseul-gouffier (Marie-Gabriel-Auguste-Lau-rent), né en 1752, mort en 1817, était ambassadeurà Constantinople, lorsqu’éclata la révolution de 1789;il n’en adopta point les principes, et se retira enRussie où il resta jusqu’en 1802, époque de sa ren-trée en France. 11 occupait une place distinguéeparmi les savants ; en 1776, il fit un voyage en Grèceet y recueillit des matériaux précieux pour les scien-ces et les arts. Il les consigna dans un ouvrage inti-tulé : Voyage pittoresque en Grèce, dont 2 volumesparurent de son vivant, l’un en 1782, l'autre en1809; et un 3' après sa mort, en 1824. Il fut admisen 1776 à l’Académie des Inscriptions, et en 1784à l’Académie Française. Choiseul fut le protecteuret l’ami de plusieurs savants, entre autres de l’abbéBarthélemy et de Delille. On distingue dans sesMémoires lus à l’Académie des Inscriptions : une Dis--sertation sur Jlomère , un Mémoire sur l’hippodromed’Olympie, et des Recherches sur l’origine du Bos-phore de Thrace.
CIIOISY (l’abbé de), prieur de St-Lô et grand-doyen de la cathédrale de Bayeux, membre de l’Aca-démie Française, néàParisen 1644, mort en 1724. Sonpère était chancelier du duc Gaston d’Orléans, et samère arrière-petite-fille du chancelier de L’Hospital.Jusqu'à l’âge de 30 ans, bien que pourvu de plu-