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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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60 kil. N. de Dover; 8,400 hab. Grand commercelie farines avec Philadelphie . Cette ville l'ut fondéepar des Suédois en 1640.

CHRISTIANIA , cupit. de toute la Norwége et enparticulier du bailliage d’Aggerhuus, à 425 kil. 0.de Stockholm , par 8° 28’ long. E., 59° 55' lat. N.,au fond de la baie de Christiania ; 21,000 hab.Évêché. Plusieurs jolis édifices : hôtel-de-ville,bourse, etc. Université, école militaire, école decommerce, observatoire, bibliothèque. Tanneries,papeteries, etc. Commerce de bois de construction,fer, cuivre, goudron, poisson sec, etc. — Christiania a été bâtie en 1624 par Christian IV , roi de Dane-mark, sur l'emplacement de la ville d’Opslo quiavait été brûlée.

CHRISTIANISME. Cette religion, issue du ju-daïsme, reconnaît Jésus-Christ pour fondateur. Aprèsla mort et la résurrection du Sauveur, l'an 33, sesdouze apôtres prêchèrent l'évangile aux Juifs et auxGentils. Saint Pierre établit des communautés deChrétiens à Jérusalem, à Antioche et dans d’autresvilles d’Asie; puis il se rendit à Rome , et y lixa dèslors le siège de la primauté apostolique (Saint-Siège ), primauté qui s’étend sur l’Eglise tout entière.De son côté, saint Paul opéra, surtout parmi lesPaïens, un grand nombre de conversions, et méritale titre à'Apôtre des Gentils. Après avoir parcourul'Asie-Mincure et la Grèce, il vint à Rome , où ilsubit le martyre sous Néron (67). D’autres apôtresrépandirent peu à peu dans les diverses provincesde l'empire romain les doctrines du christianisme.Les progrès de la nouvelle religion soulevèrent contreelle la haine des Païens , et les fidèles eurent à éprou-ver de nombreuses persécutions. On en compte 10 :sous Néron (64-68), Domitien (95), Trajan (106),Marc-Aurèle (166-177), Septime-Sévère (199-204),Maximin (235-238), Décius ou Dèce (250-252), Valé-rien (258-260), Aurélien (275), Dioclétien (303-313);l’avènement de ce dernier persécuteur a été nommé1ère des Martyrs. Des sophistes et des imposteurs(Simon-le-Magicicn, Apollonius de Tyanes, etc.)prétendirent égaler les miracles de la nouvelle re-ligion. De nombreux hérétiques (les Gnostiques auil* siècle, Manès et les Sabelliens au m e siècle,Arius , Douât, Péiage, Nestorius , Eutvchès et Ma-ron du iv* au vi e siècle), essayèrent de corromprela pureté de la foi. Mais la religion triompha de tousces obstacles par la constance de ses martyrs et parl'éloquence de ses apologistes et des Pèresde l’Eglise,tels que Lactance, Tertullien , saint Grégoire deNazianze , saint Rasile, saint Jean Ghrysostôme, saintAthanase , saint Ambroise, saint Jérôme, saint Au-gustin, etc. Enfin, l'empereur Constantin, par lecélèbre édit de Milan, 313, fit de la religion chré-tienne la religion de l’empire, et la foi catholiquefut solennellement formulée dans le symbole duconcile de Nicée (325). Depuis cette époque, le chris-tianisme eut trois grands travaux à remplir: combattreles hérésies, convertir 1 ses doctrines les barbares,conserver et répandre les lumières de la civilisation.Les Goths, les Bourguignons, les Suèves , les Vanda-les, les Visigoths, les Lombards connurent la religiondès la fin du iv e siècle, mais ils embrassèrent l’aria-nisme. Plus tard, les Bourguignons (510), les Suèves (551), les Visigoths (587), les Lombards (602), adop-tèrent la foi orthodoxe. Les Francs furent convertissous Clovis (496), les Irlandais et les Anglo-Saxons àfa fui du vi* siècle, les Allemands au vm e siècle. Lespeuples du nord, lesDanois, les Suédois, les Polonais,les Russes, ainsi que les Hongrois , les Bulgares, em-brassèrent la foi du i.v* au xv* siècle. Le christianismefit moins de conquêtes en Asie : il dominait dans l’Ar-ménie , où il subsiste encore ; mais il fut presqueanéanti en Perse par la persécution, et les victoiresdesMahométans lui ravirent la plusgrandepartie descontrées de l’Asie et de l’Afrique au vu* siècle. En

outre, l’église fut déchiréeau ix* siècle par le schismede Pholius, qui en 858 sépara l’église grecque de l’égliselatine. Les principales hérésies que le christianismeeut à combattre au moyen âge, furent, avec l’aria-nisme, celle des Iconoclastes qui troublèrent l’empired’Orient pendant les vin* et ix* siècles ; celle des Vau-dois et des Albigeois en France au xu* siècle ; celles del’Anglais NViclef, de Jérôme de Prague et de JeanHussau xv* siècle. En outre, un nouveau schisme, connusous le nom de schisme d'Occident ou grand schisme,troubla la paix de l’Eglise pendant 71 ans (1378-1440), en opposant pontifes à pontifes. Néanmoins,c’est pendant le moyen âge que l’autorité ecclésias-tique exerça le plus d’influence ; la puissance spi-rituelle soutint à cette époque de longues luttescontre la puissance temporelle, et pendant quelquetemps même elle eut le dessus ( Voy . investiture,bulles). Mais il s’établit bientôt des abus que le con-cile de Constance (1414) et celui de Bâle (1431) es-sayèrent vainement de réformer. Enfin des ordresmonastiques célèbres, les Bénédictins au vi* siècle,les Bernardins (1098), les Trappistes (1140), lesMathurins (1199), les Carmes (1205), les Francis-cains ou Cordeliers ( 1208), les Dominicains ouJacobites (1215), les Célestins (1244), les Augustins(1256), etc., exercèrent une puissante influence sur lacivilisation en s'occupant soit de former des prédica-teurs chargés d’aller convertir les Barbares, soitde dé-fricher les terres incultes, ou d’enseigner les connais-sances dont ils étaient seuls dépositaires. D’autresordres, les Hospitaliers ou Johannites (1100), les Tem-pliers (1118), les chevaliers Teutoniques en Judée (1190), les Porte-Glaives en Livonie (l 202), les cheva-liers d’Alcanlara, deCalatrava, deSan-lago, de l’ordredu Christ, d’Avis, en Espagne et en Portugal , furentétablis pour combattre les Infidèles. Dans les tempsmodernes, la découverte de l’Amérique a étendusur un nouveau monde l’empire du christianisme,et le zèle des missionnaires, surtout des Jésuites , aporté chez tous les peuples barbares les lumièresde la foi chrétienne. Maisau xvi* siècle, le catholicismea vu s’élever des hérésies puissantes. Luther donnale signal en 1517 : il prêcha ce qu’il appelait la He'-forme, qui sépara de l’Eglise plusieurs des na-tions chrétiennes. Ztvingle en 1519, Calvin en 1536,devinrent les chefs de diverses sectes qui, malgré lesefforts du concile de T rente ( 1563), cessèrent de recon-naître, en matière de foi, d’autre autorité que celledela Bible . Après eux, les sectes réformées se sont mul-tipliées presqu’à l’infini : les principales, avec cellesdes Luthériens et des Calvinistes, sont les Armi-niens , les Anabaptistes, les Anglicans, les Presby-tériens, les Indépendants, les Puritains, les Quakers ,les Moraves , les Méthodistes, etc. (Voy. chrétiens.)Les puissances catholiques, après avoir essayé long-temps de déraciner l'hérésie, soit par la persuasion,soit par la force (Voy. trente ans (guerre de), in-quisition, saint-barthélemy, etc.), finirent par ac-corder la liberté de conscience, et aujourd’hui toutesles sectes rivales vivent presque partout en paix àl'abri d'une tolérance plus ou moins étendue.

CHRIST1ANSAND , ville de Norwége (Sœnden-fields), par 5° 43' long. E., 58° 8' lat. N. ; 4,900 hab.Ch.-l. de bailliage. Évêché. Cathédrale remar-quable. Toiles à voiles ; chantiers de construction.

CHR1STIANSFEI.D, ville du Danemark (Slesvvig),à 9 kil. O. du Petit-Belt ; 600 hab. Jolie ville ; ma-nufactures. Elle fut fondée en 1773, par une co-lonie de frères Moraves.

CHR1ST1ANS-OE, petites îles du Danemark , dansla mer Baltique, près de Bornholm . La plus grandese nomme Christians-OE.

CHR1ST1ANSTAD , ville et port de Suède (Go-thie), ch.-l. d’un gouvernement du même nom,sur l’Helgea, près de son embouchure dans la merBaltique , par 11 ° 49’ long. E., 56° F lat. N. ; 3,000