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fessa les belles-lettres à Caen . On lui doit un dic-tionnaire grec qui est un des plus anciens et desplus estimés, Lexicon yrœco-lutinum , 2 vol. in-fol.,Genève , 1566, souvent réimprimé.
Constantin pAjiLowiTZ, grand-duc de Russie ,deuxième fils de Paul 1 , devait succéder à Alexan-dre, mais il céda le trône à son frère Nicolas et secontenta du titre de vice-roi de Pologne , qu'il possédaitdepuisl816. Il fut chassé de Varsovie lors de l’insur-rection de la Pologne , et mourut peu après du cho-léra, en 1831. Ce prince était d’une rudesse sauvage.
CONSTANT1NA, nom commun à plusieurs villesanciennes, ainsi nommées en l’honneur des Cons-tantins; les principales sont : Arelate (auj. Arles), etCirta (auj. constantine ).
CONSTANTINE , Cirla , Siltianorum Colonia ,Constantina , ville importante de l’état d’Alger ,ch.-l. de la prov. de Constantine , à 280 kil. E.d’Alger , par 3° 48’ long. E., 36° 25’ lat. N. ; de 30à 40,000 hab. Place très forte, située sur un roc es-carpé dont le Roumel ou Oued-el-Kebir fait unesorte de presqu’île qui n’est abordable que du côtéde l’ouest. On y trouve un grand nombre de monu-ments romains et des ruines antiques très précieu-ses. — Cette ville, très importante dans l’antiquité,porta le nom de Cirta du temps des Numides (Voy.cirta) ; elle reçut du temps de Jules César le nomde Siltianorum civitas, à causé d’un certain Sittius ,qui y conduisit unecolonie ; elle prit ensuite le nom deConstantine en l’honneur de Constantin qui la re-bâtit. Constantine fit longtemps partie de l'état deTunis; les Algériens s’en emparèrent dans le xvm esiècle. Elle passa sous la domination des Fran-çais en 1830 avec la régence d'Alger ; toutefois ellerésista longtemps à nos armes ; Clausel échoua de-vant elle en 1836, et elle ne put être prise qu’en 1837,après un siégé meurtr., où périt le gén. Damrémont.
constantine (jadis beylik ou pachalik, auj. prov.de), division orientale de l’état d'Alger , bornéeau N. par la Méditerranée, â l’E. par l’état de Tunis ,au S. par le pays de Zab, à l’O. par l’Algérie propre-ment dite et la prov. de Titterie ; 480 kil. sur 400.Ch.-l.,Constantine; villesprincipales: Rone, Bougie ,La Calle et Philippeville . Riv. principales ; le Ma-frag, la Mansoura, la Serra, l’Oued-el-Kebir , etc.Elle est formée de l'ancienne Numidie . Ses habi-tants, qui sont presque tous de la race kabaïle, sur-tout dans les montagnes, sont très belliqueux; ilsse divisent en un grand nombre de tribus presqueindépendantes et dont les principales sont celles desHaractas, des Coucos, etc. L'ancien bey de Constan-line, Achmet-bey, n’obéissait que nominalement audey d’Alger. Depuis l’occupation française le com-mandement en chef de la province appartient à unlieutenant-général placé sous les ordres du gouver-neur-général, et qui régit la province par l’inter-médiaire de chefs indigènes.
CONSTANTINOPLE , Constanlinopolis , d’abordByzanlium, appelée Stamboul par les Turcs, capitalede la Turquie d’Europe et de tout l’empire turc,dans une superbe position, sur le détroit de Cons-tantinople ; 600,000 hab. (y compris les faubourgs) ;16 kil. de tour. Épaisses murailles, vingt tours;vaste port, un des plus magnifiques du globe ; troisgrands faubourgs : Galata (quartier des négociants),Péra (quartier des Européens ), Cassim-Pacha ; le Fa-r >ar, quartier des Grecs. Rues.étroites; maisons enbois, ce qui cause de frequents et terribles incen-dies. Place de 1 ’Al-meidan ou Hippodrome ; nom-breuses fontaines; aqueducs dont quelques-uns sonttrès beaux : bains en quantité ; bazars ; divers palaisou sérats (parmi lesquels il faut remarquer le Sérailproprement dit et le Vieux-Sérail ) ; 344 mosquées,dont les plus belles sont la ci-devant église deSainte - Sophie , construite par Justinien , et lesmosquées du sultan Achmet, du sultan Soliman.
du sultan Osman et de la sultane Validé. Beau-coup de mektebs (espèces d’écoles primaires) et demedressehs (collèges) ; églises grecques , arménien-nes, etc. ; monuments anciens,, ou plutôt du Bas-Empire ; arsenal militaire, dit Top-Chana ; bellescasernes, célèbre château des Sept-Tours qui sertde prison d'état. Les environs de la ville sont char-mants ; le long des deux rives du détroit, les côtessont partout bordées de kiosques et de maisons decampagne délicieuses. Constantinople a trois impri-meries, l’une rabbinique et arménienne , l’autrearabe, persane et turque, la troisième française ;une école militaire, une de mathématiques, une denavigation, une de médecine, près de 40 bibliothè-ques; il y paraît depuis quelques années un journalofficiel, le Moniteur turc . Peu d’industrie et decommerce. Climat variable et peu salubre ; on yest exposé à des pestes très fréquentes, mais dont leretour est dû surtout à l’incurie des Turcs. — Cetteville, connue primitivement sous le nom de By-zance , joua, dès les temps les plus anciens, un rôleimportant. (Voy. byzance.) Plusieurs fois ravagéeou détruite (sous Septime Sévère , 196, sous Gal-lien et ses successeurs), elle ne recouvra sa splen-deur que sous Constantin qui, maître de l’empire ro-main , en fit sa résidence, 330, et lui donna son nom.Lors du partage de l’empire romain, 395, Constan-tinople devint la capitale de l’empire d’Orient, etbientôt elle surpassa Rome même par la magnifi-cence de ses monuments, par sa population, sesrichesses et son commerce. Elle fut renversée sousJustinien par un tremblement de terre (557), maison la réédifia aussitôt après avec plus de magni-ficence encore. Elle fut vainement assiégée d’abordpar les Avares seuls, 593, puis par les Avares unis auxPerses, 625; par les Arabes, 671-678; par les Bulgares,755; par les Varègues , 866. Les Croisés s'en em-parèrent en 1203 et placèrent sur le trône Alexis-le-Jeune, dont le père, Isaac, avait été chassé parAlexis-l’Ange (1195) ; ils la reprirent l’année sui-vante sur Ducas Murtzuphle qui avait chassé Alexis-le-Jeune, et cette fois s’y établirent; ils y fondèrentl'empire latin. En 1261, Michel VIII Paléologue ,empereur de Nicée , s’empara de la ville par sur-prise et remonta sur le trône d’Orient. Enfin, aprèsavoir été plusieurs fois attaquée, par Orkhan (1337),Bajazet, Amurath, Constantinople finit par devenirla proie des Turcs. Mahomet II la prit en 1453et en fit la capitale définitive de l'empire ottoman .Depuis ce temps, les Turcs l’ont conservée enleur possession ; mais ils ont laissé dégrader d’ur,emanière déplorable ses monuments les plus ma-gnifiques. —■ Constantinople joue un grand rôledans l’histoire de l’Église ; elle fut d’abord unsimple évêché et eut la gloire de compter saintJean Chrysostôme parmi ses évêques. Les concilesde Constantinople (381), de Chalcédoine (451), l'éri-gèrent en patriarcat, en lui donnant le deuxièmerang dans l'Eglise , ce qui sema le germe duschisme entre les églises d’Oecident et d'Orient(Voy. photios). En 595, Jean-le-Jeûneur prit letitre de patriarche oecuménique (c.-à-d. de toute laterre), titre qui, malgré l’opposition de la cour deRome, s’est transmis à ses successeurs jusqu’à cejour. En 858, le patriarche Photius rendit l’Églisegrecque entièrement indépendante des papes etconsomma le grand schisme d’Orient. De nom-breux conciles se sont tenus à Constantinople ; onen compte quatre œcuméniques, savoir : 1» en 381 ;on y dressa un symbole de la foi qui confirmaitcelui de Nicée et on assigna à l’évêque de Constan-tinople le premier rang après le pape ; 2° en 553 ;on y condamna les écrits de trois fameux nesto-riens, lbbas d'Edesse, Théodoret,év. de Cyr, et Théo-dore de Mopsueste ; 3° en 680; on y condamna le mono-théisme, ainsi que la mém. du* pape Honorius et de
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