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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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COSA — 428 — COSM

CORUNA, ville d’Espagne . Voy. corogne (la).

CORVEY ou CORB1E, ville des Etals prussiens(Westphalie), à 65 kil. S. E. de Minden , sur leWeser ; 5,300 hab. Évêché.—Corvey était jadis unedes plus anciennes et des plus riches abbayes de bé-nédictins de l'Allemagne . Elle fut fondée par Louis-le-Débonnairequi y envoya pour l’organiser plusieursmoines de Corbie en Picardie : d’où son nom dePetite ou Nouvelle-Corbie. Plus tard, l’abbé de Cor-vey devint prince d'Empire du cercle de Westphalie.En 1794, il obtint la dignité épiscopale. Eu 1803,l’abbaye fut sécularisée et donnée au prince d’O-range ; en 1807, son territoire fit partie du roy. deWestphalie; en 1815, il échut à la Prusse .

CORV1N (Jean), régent de Hongrie . Voy. hiiniade.

corvin (Mathias), roi de Hongrie , fils de JeanIluniade, fut élu en 1458 àl'àgede 15 ans, et mouruten 1490. Comme guerrier et comme législateur, ilfut l’homme le plus illustre de son temps. Attaquécontinuellement par l’Autriche, la Bohême, la Po-logne, par les vayvodes de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie , il fit lace à tous ses ennemis et lesrepoussa tous. 11 fut le boulevard de la chrétientécontre les Turcs; donna ae sages lois à ses sujets,et, pour répandre parmi eux les lumières, appelades savants d'Allemagne, de France et d’Italie , fondaune université à Bude, y réunit une vaste et magni-fique bibliothèque, construisit un observatoire, etimporta dans la Hongrie l’art typographique.

CORVISART-DESMARETS (J.-Nie., baron), mé-decin de la Faculté de Paris, né à Dricourl (Ardennes )en 1755 , mort en 1821, futnommé, en 1795, profes-seur de clinique lors de la création de.l’ École de santé(École de médecine), et contribua beaucoup par sonenseignement et ses écrits à faire fleurir les éludesmédicales. Bonaparte le choisit pour son médecin.On a de lui un Essai sur les maladies du cœur, 1806,et plusieurs traductions.

CORYO, une des îles Açores , par 39° 41' lat. N.,33° 23’ long. O.; 1,000 hab. Ch.-l., Corvo .

CORYBANTES, prêtres de Cybèle , célébraient leculte de la déesse avec un grand tumulte, faisantretentir l’air du bruit des tambours, frappant leursboucliers avec des lances, dansant et agitant leurcorps comme des frénétiques, et poussant des hurle-ments, comme pour pleurer la mort d’Atys. Ilsétaient Phrygiens et pour la plupart mutilés. Selonla fable, ils' furent chargés avec les Curètes de veil-ler sur Jupiter enfant.

CORYCUS, auj. Curco ou Kara-IIissar, ville de laCilicie Trachée, au pied du mont Corycus et auN. E. du cap Sarpédon, — Une ville de Lycie por-tait aussi le nom de Corycus.

CORYTHE, Coryilius, nom primitif de CORTONA .

COS, auj. Co ou Slanco, île de la mer Egée , au S.de la cOtc méridionale de l’Asie Mineure, renfermaitun célèbre temple d’Esculape et un autre de Vénus.Vues admirables. Patrie d’Hippocrate et d’Apelle.

COSA, ville del’Etrurie ancienne, à l'extrémité E.du sol actuel d’Orbitello, au N. de Porlus llerculisCosani (auj. Porto-Ercole ). Cette ville n'existe plus.

COSAQUES , Kasak en russe, population russe enpartie nomade, descend d'un mélange de Slaves et deTartarcs. On distingue : 1° les Cosaques du Don , quihabitent sur les rives du Don, dans la Russie mérid.,et d’où sont sortis les Cosaques du Volga, du Terek ,les Grebenski, les Seymen, ceux de Mozdok, de1 Oural et de la Sibérie ; 2° les Cosaques de la Petite-Russie ; ces derniers forment trois groupes : les Cosa-ques de l'Ukraine (subdivisés eux-mêmes en CosaquesZaporogues, Cosaques de la mer Noire et Slobodes);les Cosaques de Tchougouïef et les Cosaques du Boug.Les Cosaques sont d’une taille moyenne et d’une con-stitution robuste ; leurs yeux sont bleus et leurs che-veux roux ; l’ensemble de leur physionomie rappellele type tartare ; guerriers hardis, pillards déterminés,

cavaliers habiles, ils forment une cavalerie légère ter-rible pour l'ennemi. On a organisé quelques régiments

réguliers de cosaques qui font partie de la garde im-périale russe ; mais la plus grande partie se composede troupes irrégulières. Le chef général prend letitre d ’hetman ou d ’allaman; il est nommé par l'em-pereur, ainsi que les principaux officiers. l)u resteles Cosaques ont encore leurs lois et leurs institutionspropres et ne se gouvernent que par elles. La plupartd'entre eux sont de l’église grecq.diteorthodoxe.—Les Cosaques paraissent pour la première fois dansl’histoire vers le milieu du xv' siècle. Depuis 1516, lesCosaques de l’Ukraine , réunis en corps divers, formè-rent pour l'Europe un cordon militaire contre lesTarlares et les Turcs : ils se mirent d’abord au ser-vice des Polonais , qui leur reconnurent le droit dese gouverner par eux-mêmes. Mécontents de ladomination polonaise, les Cosaques de l’Ukraine serévoltèrent en 1638, sous l'altaman Povvluk, puissous Chmielnicki en 1647. Vaincus à Bereslek, ilsfurent traités durement par les Polonais ; un grandnombre d'entre eux passèrent alors aux I$usses(1654-1657). Les démembrements de la Pologne achevèrentdo mettre sous l’empire de la Russie toute la popu-lation cosaque de l'ouest. Néanmoins, pendant long-temps encore, ils supportèrent impatiemment le jougde ces nouveaux maîtres et se soulevèrent plus d'unelois, notamment sous Pierre-le-Grand , lorsque le cé-lèbre Mazeppa, qui était alors hetman de l'Ukraine ,s'allia à Charles XII . En 1828 et en 1829, les Co-saques de la mer Noire voulurent se déclarer indé-pendants, mais l'empereur Nicolas les dompta. LesCosaques du Don se soumirent peu à peu à la domi-nation russe depuis la destruction des royaumesd’Astrakhan et de Kazan . Ils sont beaucoup moinscivilisés que les Cosaques de l’Ukraine. Voy. zapo-rogues, DON, UKRAINE , etc.

COSCILE, Syharis, riv. du roy. de Naples , sortde l’Apennin mérid., passe près de l'emplacementde l'ancienne Sybaris, et se perd dans le Crati , aprèsun cours d’environ 45 kil.

COSENZA, Consentia, ville du roy. de Naples ,ch.-l. de la Calabre Citer., à 248 kil. S. E. de Na-ples ; 8,000 hab. Archevêché, cathédrale, collègeroyal, deux académies scientifiques. Un peu d’in-dustrie et de commerce. Patrie du philosophe Télé-sio. — Cosenza fut jadis capit. du Bruttium . LesRomains la soumirent, et après eux, Annibal, aidédes Lucaniens, s'en empara. Alaric, roi. Iles Goths ,qui l'assiégeait en 410, mourut devant ses murs etfut enterré par ses soldats dans le lit du Bussenlo(412). Les Sarrasins, puis les Normands la ravagè-rent. Ces derniers s’y établirent en 1130, et enfirent la capitale de leurs états en Calabre .

COSETANI , peuple de la Tarracohaise septentr.,au S. E. des Lacetani, habitait entre l’Ebre et lelUtbricalus (Llobregat ).

COSMAS, surnommé hulicopleustes, c.-it-d. navi-gant dans l’Inde, marchand d'Alexandrie qui vivaitau vi* siècle, voyagea dans l’Orient, puis quitta lecommerce et se fit moine. 11 ne reste de lui qu'uneTopographie chrétienne ( publiée par Montfaucon ,1707), écrite vers 536, où il établit le système le plusbizarre sur la figure de la terre: il lui donne la formed’une cage dont le ciel formerait le toit. On y trouveaussi une description assez exacte de l île de Ceylan.

COSME (saint), patron des chirurgiens, né enArabie, pratiquait la médecine, ainsi que son frère,saint Damien ; tous deux exerçaient leur art gratui-tement. Ils souffrirent ensemble le martyre vers lafin du ni' siècle. Leur fête est célébrée le 27 septem-bre. — 11 se forma en France au xin' siècle, sousl'invocation de ce saint, une confrérie de chirurgiens,dits de Saint-Cosme, qui pendant longtemps partageaavec la Faculté l’enseignement des sciences médicales.

cosme (baseilhac, dit Frire), habile chirurgien,