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tirer dans le château Saint-Ange . L’empereurOtlion 111, venu d'Allemagne au secours du papeGrégoire V , lui ût signer une capitulation ; mais ceprince perfide la viola dès qu'il fut maître de la per-sonne de Crescence et le ût massacrer. Stéphanie,femme de Crescence, vengea la mort de son mari enfaisant périr Othon par le poison (1002).
CRESCENT1NO, ville des Etats sardes, à 38 kil.N. E. de Turin ; 4,000 hab.
CRESCIMBENI (J.-Marie), littérateur italien , né àMacerata (Ancône ) en 1663, mort en 1728, fonda en1690 l'académie dite des Arcades , ou plutôt desArcadiens, qui avait pour but de ramener le bongoût et le naturel. Les membres de cette académieprenaient des noms tirés de la mythologie ou del'histoire grecque. Crescimbeni prit celui d'Alphési-bée. 11 fut aimé de Clément XI et de Benoît XII ,qui lui accordèrent des bénéfices lucratifs. On a deloi un volume de poésies, 1695, et un grand nombred'ouvrages en prose dont les plus estimés sont: uneHistoire de la poésie vulgaire , 1698, qu’il fit suivrede suppléments sous le titre de Commentaires; et uneHistoire des Arcades, 1708-1727.
CRESPI, nom de plusieurs peintres célèbres deMilan et de Bologne , dont les plus estimés sont:J. -B. Crespi, dit le Cérano, né en 1557, mort en1633; il s'attacha au cardinal Frédéric Borromée etdi-rigea l'Académie de Milan . Ses tableaux les plus re-marquables sont : le Baptême de saint Augustin ;Saint Charles et Saint Ambroise; le Rosaire; —Da-niel Crespi son parent, né en 1590, à Milan , morten 1630, de la peste. On lui doit une Déposition dela Croix, une lapidation de saint Etienne et la Viede Bruno à la Chartreuse de Milan .
crespi (Joseph-Nicolas), dit l'Espagnol, né à Bo-logne en 1665, mort en 1747. Benoît XIV le nommason peintre, avec le titre de comte palatin. On voitau musée de Paris son tableau de la Maîtresse d'é-cole. On admire aussi son Massacre des Innocents.
CRESPINO, ville du roy. I.ombard-Vénitien, à13 kil. S.O. de Rovigo , sur le Pô ; 4,000 hab.
CRESPY-EN-LAONNAIS, ville du dép. de l’Aisne ,à 9 kil. N. O. de Laon ; 1,150 hab., est célèbre parle traité de paix qui y fut conclu en 1544 entreFrançois 1 et Charles-Quint . Par ce traité, les deuxrois faisaient alliance contre les Turcs; François 1 renonçait à ses prétentions sur T Aragon, sur Naples ,le comté de Flandre, l'Artois, etc. ; Charles-Quint renonçait au duché de Bourgogne et à ses dépen-dances. De plus, le due d'Orléans, 2" fils de Fran-çois 1 , devait épouser la fille de l’empereur ou la2' fille de Ferdinand, roi des Romains , et rece-voir la Franche-Comté ou le duché de Milan en dot.
crespy-en-valois, ch.-l. de cant. (Oise ), à 22 kil.E. de Senlis ; 2,580 hab. Tissus de coton. Commercede grains, grosse toile ; fil commun, dit fil de Crespy.
CREST, ch.-l. de cant. (Drôme ), â 27 kil. S. O.de Die, sur la Drôme ; 4,983 hab. Lainages, étoffesde soie, de coton, filatures, tanneries. Commerce detruffes. Place forte au temps des Albigeois. Crest aencore une tour qui servait de prison d'état.
CREST (bergère de), Voij. bergère.
CRESUS , dernier roi de Lydie, de la race desMermnades , est célèbre par ses richesses. 11 montasur le trône vers l’an 559 av. J.-C. Il partagea sonrègne entre les plaisirs, la guerre et les arts. Rajoutala Pamphylie, la Mysie et la Phrygie jusqu'à l’Halysà ses états. Sa cour était le rendez-vous des philo-sophes et des gens de lettres. Solon s'étant rendu prèsde lui, Crésus lui montra avec orgueil ses trésors, sespalais, croyant éblouir le philosophe ; mais Solon secontenta de lui dire : « N'appelons personne heu-reux avant sa mort.» En effet, Crésus ne jouit paslongtemps de son bonheur ; s’étant allié aux Assyrienscontre Cyrus, il fut battu à la bataille de Thymbrée,puis assiégé dans Sardes , sa capitale, où il s’était ren-
fermé ; bientôt même la ville fut prise d’assaut (548),et Crésus fait prisonnier. 11 fut conduit devant Cyrus,qui fit élever un bûcher pour l’y brûler. Alors, re-connaissant la vérité de ce que Solon lui avait dit,il s’écria : «OSolon, Solon!» Cette parole, remar-quée par Cyrus, lui sauva la vie ; car, dès qu’il eutdéclaré au vainqueur ce qui le faisait parler ainsi,Cyrus, touché de l’instabilité des choses humaines,le fit retirer du bûcher. 11 le garda auprès de luiet l’honora de sa confiance.
CRÈTE , Creta, auj. Candie, île de la Méditerranée,située vis-à-vis de l’ouverture de la mer Egée , ettraversée par le 35' degré lat. N. Elle passait jadispour avoir cent villes ; les principales étaient Cnosse,Cydon, Gortyne , etc. Les habitants étaient de racemixte et se composaient d’indigènes, de Phénicienset de Grecs, parmi lesquels les Doriens dominaient.Au xiv' siècle av. J.-C., cette île fut une grandepuissance maritime. La Crète est encore célèbre parses lois, que l’on attribuait à son roi Minos (Toÿ.minos), et dont celles de Lycurgue ne furent qu’uneimitation. Primitivement la Crète fut gouvernée pardes rois, au nombre desquels on compte Minos etIdoménée qui vivait au temps de la guerre de Troie.A une époque incertaine, elle s’érigea en républiqueet confia le gouvernement de l’état à un sénat et àdix cosmes ou magistrats annuels. Cette républiquene joua jamais qu’un rôle peu marquant dans l’his-toire de la Grèce . Soumise aux Romains en 66 av.J.-C. par Q. Metellus, dit de là Creticus. V. candie.
CRÉTEIL, village du dép. de la Seine , à 11 kil.S. E. de Paris ; 1,800 hab. Filature de coton. Pâtésde jambon renommés. Aux environs, on exploite descarrières de pierre de taille.
CREUILLY, ch.-l. de cant. (Calvados ), à 16 kil.N. 0. de Caen ; 1,100 hab. Dentelle,voiles; moulins.
CREUSE (dép. de la), un des dép. du centre dela France, a pour bornes ceux de l’Indre et du Cher au N., de la Corrèze et de la H.-Vienne au S., dela H.-Vienne à l’O., de l’Ailier, du Puy-de-Dôme à l'E. ; 5,322kil. carr. ; 276,234 hab. Ch.-l., Guéret .Il est formé de la ci-devant H.-Marche et de quel-ques parties du Berry et du Limousin . Houille,granit, pierres de taille fines, terre à potier, mica,agaric pour amadou, etc. Sources minérales à Evaux.Étangs poissonneux. Sol maigre : seigle, sarrasin,etc.,mais peu de blé ; pommes de terre, fruits, légumes ;point de vignes. Beaucoup de moutons, chèvres,porcs, abeilles ; on trouve beaucoup de sangsues dansles étangs de la Souterraine . Usines à fer, tapis,papier, tanneries ; émigration annuelle d’environ2,000 ouvriers. —Ce dép. a 4 arr. (Guéret , Bour-ganeuf, Boussac, Aubusson ), 25 cant. et 269 comm.;il appartient à la 13' division militaire, et dépendde la cour royale et du diocèse de Limoges .
CREUSE, fille de Priam et première femme d’Ë-née, se perdit en fuyant avec son mari pendant lesac de Troie. Elle était la mère d’Ascagne .
creuse, fille de Créon, roi de Corinthe , épousaJason après qu’il eut répudié Médée . Cette magi-cienne, pour se venger, envoya en présent à Créuse une boîte fatale d’où sortit, lorsqu'on l’ouvrit, uneflamme qui la dévora.
CREUTZBOURG, ville des États prussiens (Silé-sie), à 36 kil. N. E. d’Oppeln ; 3,000 hab. Ouvragesen paille ; filature de coton, haut-fourneau, etc.
CREUTZNACH, ville des États prussiens (prov.Rhénane), à 30 kil. S. O. de Mayence; 7,100 hab.Fabriques de tabac, savon, sucre de betteraves ; tan-neries, etc. Prise par les Franç. en 1644.—Aux env.,salines qui rendent par an 250,000 kilogr. de sel :elles appartiennent au grand-duc de Hesse-Darm-stadt . Eaux thermales résolutives (iodurées)-
CREUZÉ DE LESSER (Aug.), littérateur, né vers1775, mort en 1839, exerça sous l'empire et la restau-ration plusieurs fonctions administratives ; il fut pré-