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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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CUBA 443 CUDW

xii' siècle celui de Crussol , dune baronnie situéedans le Vivarais, près de Valence . Elle sest diviséeen plusieurs branches, dont les principales sont :I» les barons de Crussol, depuis ducs dUzès , parmilesquels on remarque : Jacques de Crussol, duc dU-xès, mort en 1584, maréchal de France ; il combat-lit dabord parmi les Protestants, défendit Montpel-lier et prit Nîmes ; puis, ayant été fait prisonnier àMoncontour , il rentra dans le parti catholique etcommanda larmée royale en Languedoc ; François-Charles, comte dUzès , qui se distingua à Fleurus,à Steinkerque, àNerwinde, fut gouverneur dQléronet de Landrecies , et mourut en 17 36, etc. ; 2° les mar-quis de Crussol et de Montausier ; 3» les marquis deFlorensac ; 4» les comtes dAmboise et dAubijoux, etc.

CRUSTUMÉRIE, Cruslumerium, auj. SlarciglianoVecchio, ancienne ville dItalie (Latium ), à 20 kil.N. E. de Rome , sur lAllia.

CRUZY-LE-CHATEL, ch.-l. de cant. (Yonne ), à18 kil. E. de Tonnerre ; 1,250 hab. Jolie fontaine.Deux verreries ; commerce de truffes.

CSABA, grand village de Hongrie (cercle au-delàde la Theiss ), à 10 kil. S. de Bekes; 20,187 hab.

CSANAD, ville de Hongrie (cercle au-delà de laTheiss ), dans le comitat de même nom, à 10 kil. S. E.deMako ; 6,000 hab.Le comitat de Csanad est situéentre ceux dArad , Cson^ r ad, Toronthal; il a 42,000hab. Ch.-l., Mako.

CSERNA, riv. de Hongrie , sort du mont UszlaenTransylvanie, et tombe dans le Danube entre Vieille-Orsova et Nouv.-Orsova : elle forme la limite de laHongrie et de la Valachie .

CSERVEN1TSA ou VOROSVAGAS, village deHongrie (Saros), à 22 kil. E. de Kaschau. Cest auxenvirons de que se trouvent les seules opales vé-ritables de lEurope .

CSONGRAD, comitat de Hongrie (cercle au-delàde la Theiss), entre ceux de Pesth, Hevesch, Bekes ,Csanad , Toronthal, Bacs, la Grande et la Petite-Cu-manie; 80 kil. sur 4; 112,000 hab. Ch.-l., Szege-din. Pays plat. Tabac, grains, fruits, légumes, melons.

CTESIAS , médecin et historien grec, de la fa-mille des Asclépiades, à Cnide , se rendit en Persevers 416 av. J.-C., résida 17 ans comme médecinà la cour dArtaxerce-Mnémon, et écrivit une His-toire de la Perse et de l'Inde , 11 ne reste de cet ou-vrage que des fragments et des extraits faits par Pho-tius ; on les trouve souvent à la suite d'Hérodote ; Lar-cher les a publiés à la suite de sa traduction. Ctésias saccorde peu avec Hérodote ; il ne paraît pas méritergrande foi. La meilleure édition séparée de cet auteurest celle de Boehr, Francfort-sur-le-Mein , 1824, in-8.

CTESIB1US, célèbre mécanicien dAlexandrie , ainventé la pompe aspirante et foulante qui porte sonnom, un orgue hydraulique, une clepsydre ouhorloge deau. Il florissait 130 ans av. J.-C. Il futpère de Héron lancien.

CTÉS1PHON, ville de la Babylonie , au N., sur leTigre , à 4 kil. de son confluent avec le Délas, etassez près de Séleucie ; elle a été bâtie par les roisparthes, dont elle fut la résidence dhiver. Villepuissante et riche autrefois ; sa prospérité porta uncoup fatal à Séleucie . Les débris de ces deux villesont servi à bâtir Bagdad ; ce qui en reste se nommeAl-Madaïn, c.-à-d. les villes,

CTESIPHON , Athénien, fit décerner àDémosthèneune couronne dor pour prix de ses services. Eschine ,jaloux, lui intenta une accusation pour ce fait, et-niosthène se chargea de le défendre ; cest à cetteoccasion quil prononça le Pro Corona.

CUBA, la plus grande île des Grandes-Antilles ,Par 76» 30-87» 1S long. 0., et20°-23» lat. N. Elleest de forme longitudinale, a 1,150 kil. de lE. àTO., et 170 dans sa plus grande largeur; 730,600hab. en 1827. Climat chaud et sec; fièvre jaune.Lîle de Cuba appartient à l'Espagne ; elle est, avec

Porto-Rico , tout ce qui reste à cette puissance de sesvastes possessions en Amérique . Elle forme une ca-pitainerie générale, se divise en trois dép. ; le dép.occidental (ch.-l. LaHavane), le dép. du centre (Puer-to-Principe), le dép. oriental (Santiago-de-Cubaj. Lîlede Cuba est hérissée de montagnes qui courent danstoute sa longueur; le Rio-Caulo, le Rio-de-Guines;lAy ou Rio-dos-Negros sont ses principales rivières.Baies et ports en grand nombre. Superbes forêts, fer-tilité admirable près des côtes ; on y trouve en abon-dance toutes les productions de la zone torride, ainsique des mines dor, de fer, daimant, de cuivre, etc.Cette île a été érigée en archevêché en 1804 ; elle aune université. Lîle de Cuba fut découverte en1492, par Colomb , et devint dès lors propriété delEspagne. En 1660 et en 1762 les Anglais la rava-gèrent; elle fut rendue en 1763 aux Espagnols quila possèdent encore aujourdhui; mais cette posses-sion est menacée de suivre le sort des autres colo-nies espagnoles.

CUBAGUA, île de la Colombie, dans la mer desAntilles , par 66 35 long. 0., 10° 42 lat. N., entrelîle de Marguerite et la côte de Cumana ; 15 kil. detour. Elle est inculte ; on y faisait jadis la pêche desperles. Cest Colomb qui la découverte.

CUB1ÈRES (Simon-Louis-Pierre, marquis de), en 1747, mort en 1821, était écuyer de Louis XVI et lui resta dévoué au milieu de ses malheurs. Ilnémigra pas et échappa aux massacres de la révo-lution. 11 consacra ses loisirs aux sciences et auxlettres, et écrivit une Histoire des coquillages demer, 1799, in-4. 11 a aussi composé des poésies etdes comédies, entre autres le Charlatan.

cubières (Michel, chevalier de), frère du précé-dent, en 1752, mort en 1820, connu aussi sousles noms de Palmézaux et de Dorat-Cubières (il pritce dernier nom parce quil avait eu Dorât pourmaître), écrivit de petits vers pour tous les Alma-nachs et Etrennes lyriques du temps, et composa unefoule de pièces de théâtre et décrits de circonstance.Il se montra un des partisans les plus exaltés de larévolution, et prononça un Eloge de Marat . 11 futlamant de Fanny de Beauharnais et coopéra auxécrits que publia cette femme desprit.

CUBZAG, petite ville du dép. de la Gironde , surla rive droite de la Dordogne , à 20 kil. N. E. deBordeaux et à2k. S. de St-André-de-'Cubzac ; (,000hab. On y passait la Dordogne dans un bac. On y aélevé récemment (1840) un pont suspendu qui estun des ouvrages les plus hardis de ce genre.

CUBZAC (SAINT-ANDRÉ-DE-). VotJ. SAINT-ANDRÉ.

CUCUSÈ, Cucusus, auj. toscan, v. de Gappadoce,en Cataonie. S. Jean-Chrysostôme y fut exilé.

CUCUTA (rosario-de-), ville de la Nouvelle-Gre-nade . Voy. ROSARIO.

CUDDALORE, ville de lInde . Voy. kaddalor.

CUDDAPA, ville de lInde . Voy. kaddapa.

CUDWORTH (Ralph ou Rodolphe), philosopheanglais, à Aller (Somerset ) en 1617, mort en1688, fut dabord recteur ou ministre dune petiteparoisse, devint en 1645 professeur dhébreu à Cam-bridge, et en 1654 principal du collège du Christdans la même université. On a de lui deux ouvragesimportants : le Vrai Système intellectuel de l'Univers,1678, en anglais (traduit en latin par Mosheim ); delImmutabilité des idées morales, 1731, contre Hob-bes (traduit aussi par Mosheim ). Il a laissé manus-crits plusieurs traités qui devaient compléter leSystème intellectuel. Cudworth fit revivre les idées,ou types primitifs de Platon , et prétendit que ce phi-losophe avait connu les livres de Moïse ; il imagina,pour expliquer la formation des corps, des naturesplastiques, forces aveugles qui étaient chargées das-sembler et dorganiser les parties de la matièreinerte, et qui nétaient que les instruments de lin-telligence suprême. Il faisait de ces natures plastiques