CYCL — 448 — CYNE
poètes disent qu'ils s’écartaient, puis se rapprochaientpour arrêter ou briser les vaisseaux .Ils perdirent cettepropriété lorsque le navire Argo les eut franchis.
CYAXARF,, roi des Mèdes et des Perses (655-505av. J.-C.), fils et successeur de Phraorte, repoussales Scythes qui avaient envahi ses états, fit la guerreaux Assyriens, détruisit Ninive, battit Alyatte , roide Lydie , et poussa ses conquêtes au-delà du fleuveHalys. Il eut pour successeur Astyage .
cyaxare h, fils et successeur d'Astyage , régna,selon Xénophon , de 560 à 536 ; il confia le com-mandement de ses armées à Cyrus, son neveu, quifit pour lui de grandes conquêtes, et qui lui succéda.
CYBÈLE , déesse de la terre, était fille du Ciel,et femme de Saturne, dont elle eut Jupiter, Junon ,Neptune et les principaux dieux. On la nomme aussiDéméter , Ops, Vesta, Rhée, Tellus, la Bonne Déesse.Elle aima passionnément Atys, jeune berger phry-gien, qui la dédaigna : pour se venger, elle lui in-spira un accès de frénésie dans lequel il se mutila.Elle était surtout adorée en Phrygie et en Crète ; sonculte ne s’introduisit chez les Romains que vers letemps d’Annibal. A cette époque, on apporta sa sta-tue de Pessinonte à Rome . Elle avait pour prêtres lesCabires, les Curètes, les Corybantes, les Dactyles , lesGalles ; ils célébraient ses fêtes et ses mystères parmille contorsions et en faisant un grand bruit avec descymbales et des instruments de toute espèce. Onreprésente cette déesse comme une femme robusteet enceinte, les mamelles pleines de lait, la têtecouronnée de tours, vêtue d'habillements verts etbigarrés, et traînée par des lions.
CYBO (Arano ou Aaron), Génois , originaire deGrèce, né en 1377, à l’île de Rhodes , descendait doLambert Cybo qui reprit sur les Sarrasins les îlesde Capraia et de Gorgone , et qui établit en 999 lesiège de sa famille à Gênes , où elle a joui depuis cetemps des plus grands honneurs. Cybo partagea legouvernement de la république avecThomas Frégoso,et fut ensuite fait vice-roi de Naples par René d’An-jou , auquel il avait rendu des services importants.En 1442 il défendit avec le plus grand courage laville de Naples contre Alphonse d'Aragon ; il futobligé de se rendre, mais il conserva sa vice-royautéà la prière même du vainqueur. En 1444 le papeCalixte III l’appela à Rome , et le mit à la tête detoutes ses affaires. Après la mort du pontife, Aranorevint dans le royaume de Naples . Il mourut à Ca-poue en 1457, laissant un fils qui fut pape sous lenom Al Innocent VIII .
cybo (Innocent) , cardinal, arrière-petit-fils duprécédent, fils de François comte de Ferentillo, etde Madeleine de Médicis , fille de Laurent-le-Ma-gnifique, fut comblé des faveurs de ses oncles Léon X et Clément VII . Lorsque ce dernier pontife fut en-fermé au château Saint-Ange par le connétable deBourbon, alors au service de Charles-Quint , Cyboparvint à maintenir l’obéissance dans les villes deslégations, et à rendre la liberté à Clément VII . Aprèsl’assassiuat d’Alexandre de Médicis à Florence , ilrefusa la souveraineté qu'on lui offrait. 11 mourut àRome en 1550, à l’âge de 59 ans.
cybo malaspina (Albéric I), de la famille des pré-cédents, né à Gênes en 1527, mort en 1623, s’attachaà la maison d'Autriche, devint chambellan de Philip-pe II , roi d'Espagne, fut créé en 1568 prince de l’Em-pire etde Massa, en 1569ducd’Aiello,eten 1609 baronde Padula. —Son petit-fils, Albéric II , vit sa prin-cipauté de Massa changée en duché de l'Empire (1660).
CYCLADES , nom que les anciens ont donné à ungroupe considérable d'ÎIes de l’Archipel, disposéesen cercle (cyclos en grec signifie cercle). Elles sontvoisines des côtes de la Grèce , et situées à l’O. desSporades ( Voy. ce mot). Les principales Cyclades étaient : Naxos, Andros, Délos, Paros, Céos, Mélos ,et Astypalée IVoy. ces noms)
cyclades (grandes-), îles du Grand-Océan équi-noxial. Voy. quiros (archipel de).
CYCLIQUES (poètes), du mot grec cyclos, cer-cle. On a donné ce nom à des poètes grecs, dont lesouvrages embrassent pour ainsi dire dans un cerclel’histoire de tous les faits qui se rapportent à Troie.Ils parurent un siècle environ après Homère , et en-treprirent de compléter son épopée en célébrant tousles événements qui précédèrent ou suivirent VIliade.Parmi eux il faut distinguer les poètes dont lesœuvres ont été réunies par les grammairiens d'A-lexandrie sous le nom de Cycle épique, comme lesplus classiques ; ce sont, après Homère et Hésiode ,Pisandre de Camiros et Panyasis de Samos (tous deuxauteurs d’une Héracléide), et Antimaque , auteurd'une Thêbaïde. Les autres poètes cycliques lesplus célèbres sont: Stasinus de Cypre, Hégésias deSalamine, Leschès de Lesbos, Stésichore d’Himère et Chœrilus de Samos. Les fragments qui nous sontparvenus de ces poètes ont été imprimés à la suiteAeVHomère de Wolf, Leipsick, 1817, et commentéspar Müller, Leipsick, 1829, in-8. A ces poètes onpourrait ajouter Coluthus, Tryphiodore et Quin-tus de, Smyrne, poètes d’Alexandrie qui essayèrent,mais avec peu de succès, d'exploiter encore la mineféconde de l’histoire de Troie.
CYCLOPES, Géants, fils du Ciel et de la Terre,n'avaient qu’un œil au milieu du front. Ils habi-taient la Sicile ou Lemnos , et travaillaient commeforgerons, sous les ordres de Vulcain , à forger lafoudre pour Jupiter. On en nomme 4 principaux :Argès, Brontès, Steropès et Polyphème . Ils furenttous percés de flèches par Apollon qui vengea ainsila mort d’Esculape, son fils, tué par la foudre. Onregarde lesCycIopes comme les premiers habitant*de la Sicile , et on les confond quelquefois avec lesPélasges. On leur attribue des constructions ditescyclopéennes, dont on trouve encore quelques ves-tiges en Italie et en Grèce ; elles consistent dansd'énormes rochers bruts posés irrégulièrement lesuns sur les autres, et dont les interstices sont rem-plis par des pierres moins grosses. M. Petit-Radel a fait une précieuse collection de modèles qui re-produisent la forme de ces monuments ; on la voità la Bibliothèque Mazarine à Paris .
CYCNUS, fils de Sthénélus, roi de Ligurie , etami de Phaéton , ayant appris la mort de ce prince,abandonna ses états pour venir pleurer sur lesbords de l’Ëridan. Parvenu à la vieillesse, les dieuxchangèrent en plumes ses cheveux blancs, et le mé-tamorphosèrent en cygne.
CYDIPPE. Voy. cléobis et biton.
CYDNUS, auj. Kara-sou, riv. deCilicie, passait àTarse et se jette dans la Méditerranée après un coursde 60 kil. Ses eaux sont très froides. Alexandre fail-lit mourir après s’y être baigné, et l'empereurFrédéric 1 s’y noya, dit-on (1190). V. calycadniis.
CYDON, auj. la Canée, v. de Crète , sur la côteN. 0., donna son nom aux coings ( cydonia poma ).
CYLLÈNE, Cyllenius m., auj. Zyria, haute mont.d’Arcadie , au N. E., consacrée à Mercure, qui y étaitné.'—-V. d’Elide, auj. Chiarenza (Clarence), au N. 0.d’Elis, était le port de cette v. Saccagée par les Cor-cyréens dansla g. du Péloponèse . Temple d'Esculape.
CYLON, Athénien, s'empara de la citadelle pourdominer la v. sous i’arch. Mégaclès (598 av. J.-C.). Hfut assiégé et prit la fuite ; ses partisans furent mas-sacrés. — Crotoniate, ennemi de Pythagore , excitaune émeute contre les Pythagoriciensassemblés chezl’athlète Milon, et en fit périr un grand nombre. _
GYNEG1RE, Athénien célèbre par sa valeur hé-roïque. Après la bataille de Marathon , il poursuivitles vaisseaux des Perses, et en saisit un de la maindroite ; cette main ayant été coupée par 1 ennemi,il saisit le vaisseau de la gauche, et celle-ci ayantj eu le même sort, il s'attacha au bâtiment avec