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trichienne en 1814. — Les doges de Venise prenaientle titre de ducs de Dalmatie . La maison des comtesde Dachau et celle des comtes d’Andechs , son hé-ritière, ont porté ce titre. Napoléon créa duede Dalma-tie le maréchal Soûl t, quis’était signalé dans ce pays.
DALRYMPLE (John), comte de Stair. V. stair.
DALRYMPLE (Alex.), géographe écossais , né àEdimbourg en 1737, mort en 1808, voyagea pourla Compagnie des Indes , visita avec soin l’archipelOriental et en donna des cartes exactes. Ce fut d'a-près ses plans que le ministère anglais entreprit lesvoyages de découverte que Cook a exécutés. On luidoit, entre autres ouvrages, une Collection des voya-ges faits dans ï Océan Pacifique , 1770, traduite parFréville, 1774, et un Atlas des côtes de Malabar,Coromandel, etc., 1806. — Voy. georof.-tow.n.
dalrymple (John), baron de l’échiquier du roien Écosse , attaché à. la cause royaliste, né vers 1726,mort en 1810, a publié des Mémoires sur la Grande-Bretagne depuis la dissolution du dernier parlementde Charles II jusqu’à la bataille de la Hogue, Lon-dres , 1771, trad. par l’abbé Rlavet, 1776. Ces mé-moires établissent que, sous Charles 11, plusieursmembres du parlement, entre autres le célèbre Al-gernon Sydney, étaient soudoyés par Louis XIV .
DALTON', ville d’Angleterre (Lancaster), à 35 kil.N. 0. de Lancaster; 2,700 hab. Tour d’un vieuxchâteau. Aux environs, ruines de l’abbaye de Fur-ness. —• Ville du Yorkshire, sur la Colne ; 3,069 hab.
D ALZELL (André), philologue écossais , né en 1750,mort en 1806, était professeur de grec à l'universitéd'Edimbourg , bibliothécaire de la ville et membre del'Académie d'Edimbourg. On lui doit deux recueilsimportants ; Collectanea grœca minora et Collectaneagrœca majora.
DAMANHOUR, Hermopolis Parva , ville de laB.-Égypte, à 80 kil. S. E. d’Alexandrie , est ch.-l.de la prov. de Damanhour ou Bahyreh.
damanhour-chobra, ville de la B.-Égypte, sur leNil, à 9 kil. N. du Caire . Maison de plaisance deMéhémet-Ali .
DAMAR, ville d'Arabie (Yémen ), dans l'état deSanaa, à 110 kil. S. de Sanaa ; 5,000 maisons. Cé-lèbre université pour la secte des Zeïtes.
DAMAS, Damascus des anciens, Demecho desTurcs, El-Châm des Arabes, ville de Syrie , ch.-l. dupachalik de ce nom, sur le Barady, à 1,250 kil. S. E.de Constantinople ; 150,000 hab., dont 25,000 ca-tholiques et 5,000 juifs. Résidencedu patriarche grecd’Antioche et d’un mollah de l r ' classe. Très belleville. Vieilles murailles et tours, château-fort. Beau-coup de fontaines, maisons avec terrasses, trottoirs ;superbe mosquée (diteZékie), séraï ou palais du pacha.Beaux bazars, cafés élégants et renommés. Très grandsfaubourgs. Damas était jadis célèbre par ses fabriquesd’armes blanches et d'acier, mais ses ouvriers ont ététransférés par Tamerlan en Boukharie ; admirablesouvrages en nacre, étoffes desoie, de coton, etc. Grandcommerce ; caravanes pour La Mecque (50,000 musul-mans environ se réunissent tous les ans pour ceteffet à Damas), pour Bagdad, etc. — Damas estune ville très ancienne, elle est mentionnée dans laGenèse. Elle fut parfois soumise aux Juifs, et parfoiselle forma un roy. indépendant. Elle appartint en-suite aux rois de Perse, à ceux de Syrie , aux Ro-mains, aux Arabes. Ceux-ci en firent d’abord leurcapitale, d’où les califes ommiades se nomment aussicalifes de Damas. Selim I, empereur des Turcs , con-quit Damas avec la Syrie en 1516.
damas (eyalet ou pachalik de), une des 4 grandesdivisions de la Syrie, entre le pachalik d’Alep etl’Arabie ; 530 kil. sur 450 ; 1,250,000 hab., de racestrès diverses. 11 est séparé de la mer par les pacha-liksdeTripolield’Acre. Ch.-l., Damas . 11 se divise enG livahs (Damas, Ilama, Tadmour, Soliman, Gaza ,Naplouse). L’ancienne Palestine en fait partie. Pays
chaud, fertile ; commerce médiocre ; un peu d’in-dustrie dans les villes.
DAMAS (famille de), ancienne et noble maisonde France , connue depuis le xm e siècle, a fourniplusieurs guerriers distingués. Nous citerons: Charlesde Damas , né en 1738, mort en 1829, premier gen-tilhomme de la chambre du roi Louis XVI , puis co-lonel pendant la guerre d’Amérique . 11 fut arrêtéavec Louis XVI à Varennes ; mais rendu à la libertépar l’amnistie du 13 novembre 1791, il émigra en1792 et ne rentra en France qu’en 1814 ; il suivitLouis XV1I1 à Gand , et à son retour fut nommépair; en 1827 , il fut élevé au titre de duc. —Roger, comte de Damas , né en 1769, mort en 1823. Ilentra fort jeune comme officier dans le régiment duroi, passa en Russie et se distingua dans la guerrecontre les Turcs (1787). Lors des guerres de la ré-volution, il fut deux ans aide-de-camp du comted’Artois, puis entra comme commandant de la lé-gion Mirabeau dans l’armée de Condé (1794-98);servit ensuite le roi de Naples contre les troupesrépublicaines, et montra une bravoure remarqua-ble ; sa retraite en Calabre fut admirée par les Fran-çais qu’il combattait. En 1814, il rentra en France avec les Bourbons, et fut nommé lieutenant-général.Il fut élu député en 1815. — François-Etienne de Da-mas, né à Paris en 17 64, mort en 1828.11 fut d’abordsous-lieutenant au régiment de Royal-Auvergne ;pendant la Révolution, il parvint au grade de chefd'état-major de Kléber, et le suivit en Egypte (1799).Disgracié par Bonaparte, il quitta le service, futcompromis dans le procès de Moreau, et rendu à laliberté par l’intercession de Murat. Celui-ci, devenugrand-duc de Berg, employa Damas comme secré-taire d’état et commandant militaire (1806). Il fitla campagne de Russie , se distingua au passage dela Bérézina , puis revint dans le duché de Berg, où ilresta jusqu’en 1813. Il rentra en France en 1815.
DAMÀSCÈNE , petite subdivision de la Célésyrie,au S. E., dans la Phénicie du Liban, avait Damas pour chef-lieu.
DAMASCENE (saint jean) , né vers 676 à Damas ,d’où le surnom sous lequel il est connu, mort vers754. Quoique chrétien, il fut élevé au gouvernementde Damas par les califes qui possédaient alors cetleville; mais bientôt dégoûté du monde, il se retiradans la solitude de Saint-Sabas, près de Jérusalem ,et se fit ordonner prêtre. 11 s’occupa dans sa celluleà combattre les Iconoclastes et écrivit sur la théo-logie et la philosophie. On le regarde comme le saintThomas de l'Orient. 11 est en effet le premier quiait appliqué la logique d’Aristote à l'enseignementthéologique. Ses œuvres ont été publiées par Lequien,grec-latin, Paris , 1712, 2 vol. in-fol., et réimpriméesà Vérone , 1748. On y remarque une Dialectique, destraités des Hérésies, des Huit Vices capitaux, etc.
DAJIASCÈNE (NICOLAS). VoiJ. NICOLAS DE DAMAS .
DAMASC1US, philosophe éclectique, né à Damas ,enseignait â Athènes lorsque Justinien fit fermer lesécoles païennes (529); il se réfugia auprès de Chosroês ,roi de Perse ; ce prince obtint son relour dans sapatrie en 533. Il avait écrit une Histoire des prin-cipaux éclectiques, dont Photius a conservé des frag-ments, et un traité Des Principes, publié par Jo-seph Kopp, F’rancf., 1826, in-S (incomplètement).
DAMASE I (saint), pape, né en Portugal , fut élu en366. Il travailla à la conservation des mœurs et de ladiscipline ecclésiastique, tint plusieurs conciles contreles Ariens, anathématisa Ursace, Valens , Auxence,Apollinaire, Vital et Timothée, tous hérétiques ouschismatiques, et mourut en 384. 11 a laissé plusieursécrits réunis et imprimés à Paris avec sa Vie, 1672,in-8. On le fête le 11 décembre.
damase il, élu en 1048, était évêque de Brixen (Tyrol ). 11 ne survécut que vingt-trois jours à sonélection, et mourut à Palestrine.