Buch 
Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
Entstehung
Seite
464
JPEG-Download
 

DARD — 464 — DARI

Arsenarium (auj. le cap Vert ). On pense que c'est leSénégal ou bien la rivière de Sus.

DÂRAH ou DRAHA, Daræ Gœlitli, prov. de l’é-tat de Maroc, entre le Tafilet, le Sahara , la prov. deSus ; 580 kil. sur 310. Dattes renommées ; du restepeu de fertilité. Antimoine, cuivre, fer. — Le ch.-l.de cette province et la rivière qui baigne ce ch.-l.portent aussi ce nom. — V. daiira au Supplément.

DARALKH1ER. Yoy. adjmir.

DARAN (Jacq.), habile chirurgien, né en 1701 àSaint-Frajou (H.-Garonne), mort en 1784, s'est oc-cupé avec succès des maladies des voies urinaires eta inventé pour les guérir les bougies médicamen-teuses ou emplastiques qui portent son nom.

DARANTAS1E, Darantasia , auj. Moustier-en-Tarantaise , ch.-l. des Centrones, dans les AlpesGrecques (prov. du diocèse des Gaules).

DAR-BAGHERMÉ, c.-à-d. étal de Baghermê, élatde la Nigritie centrale. Yoy. baghermê.

DARCET (Jean), chimiste, né en 1725 à Douazit(Landes), mort en 1801 à Paris , fut d’abord pré-cepteur des fils de Montesquieu et jouit de l'amitiéde ce grand homme jusqu’à sa mort ; il se fit ensuiterecevoir médecin (1762), et s’étant lié avec Rouelle,se livra spécialement à l’étude de la chimie. 11 futnommé en 1774 professeur au collège de France ,puis directeur de la manufacture de Sèvres , inspec-teur des essais des monnaies, membre de l’Académiedes Sciences où il remplaça Macquer , et enfin séna-teur. On lui doit l’art de fabriquer la porcelaine,que jusque-là on tirait de l'étranger, une foule d'a-nalyses chimiques, l’extraction de la gélatine des os,et de la soude du sel marin, l’invention de l’alliagequi porte son nom, etc. On a de lui un grand nombrede mémoires dans les recueils des sociétés savantes ;on a publié à part ses Mémoires sur l’action d’unfeu égal sur un grand nombre de terres, 1766.

DARCHAN, ville du Thibet . Yoy. gangari.

DARDA, Mursa Minor, bourg de Hongrie (Ba-ranyah à 9 kil. N. d’Es/.ek, sur la Drave.

DARDANELLES , nom qu’ont d'abord porté encommun les deux villes de Rovalli-Kalessie et Nagara-Bouroun (jadis Sestos et Abydos ), situées sur les deuxbords du détroit qui sépare la Turquie d’Europe del’Asie , et dont une seule (la 2*) est dans l’ancienneDardanie (d'où son nom). Ces deux villes se nommentauj. Anciennes-Dardanelles, et on appelle Nouvelles-Dardanelles deux autres villes situées sur le mêmedétroit : Kilidh-Bahr et Sultanié-Kalessie, dite aussiChâteau d'Europe et Château d’Asie. Ces quatrevilles sont très fortifiées et rendent presque impossiblele passage des Dardanelles . On compte 336 bouchesà feu sur la côte européenne, 488 sur la côte asia-tique. Néanmoins les Anglais , conduits par l’amiralDuckworth, forcèrent les Dardanelles en 1807 ; ilest vrai qu’à cette époque les fortifications étaienttrès-délabrés.— Voy. Unkiar-Skelessy (Traité d’).

Dardanelles (canal ou détroit des), VHellesponiusdes anciens, détroit qui lie l’Archipel à la mer deMarmara et conduit à Constantinople . Sa largeurvarie de 2 à 9 kil. ; la côte occident, est européenne;la côte orient, est asiatique (c’est l’ancienne Darda-nie, en Mysie ). Sur ses bords sont plusieurs forts etbatteries (Yoy. l’art, précéd.). Ce canal est si étroitqu’en quelques endroits on peut le traverser à lanage. ( Yoy. hellespont, sestos et abydos. )

Dardanelles (petites-). On appelle quelquefoisainsi le golfe de lêpante.

DARDANIE, Dardania, région de l’Europe an-cienne, au S. de la Mésie centrale, et sur le reversseptent. des monts Scard et Orbel. Ch.-l., Scppi.Au temps de Constantin la Dardanie devint une prov.du diocèse de Dacie . La Dardanie fut soumise à laMacédoine par Philippe et par Alexandre, mais ellene fit que nominalement partie de leur empire. LesRomains ne l’assujettirent qu’au i" siècle.—On donne

aussi le nom de Dardanie à laTroade, où avait ré-gné Dardanus. On retrouve encore auj. le nom deDardanie dans les Dardanelles (Yoy. ce nom).

DARDANUS, un des plus anciens rois de Troie,était né à Corythe en Étrurie . Ayant tué son frèreJasion pour s’emparer du trône, il fut forcé des’expatrier, et passa dans l’Asie Mineure, où il épousala fille de Teucer, roi de la Teuerie. 11 lui succédaet régna de 1568 à 1537 av. J.-C. On le regardecomme le fondateur de Troie . C’est de lui que lesTroyens sont appelés par les poètes Dardanidœ, et laTroade Dardanie. C’est lui qui fit faire le Palladium.

DARÈS le Phrygien , Troyen, vivait au temps dela guerre de Troie, était grand-prêtre de Neptune.Il écrivit, au rapport d’Élien, une histoire de cetteguerre. 11 est fort probable qu’Elien se trompait,et que l’ouvrage qu’on avait sous le nom de Darès ,et qu’on appelait Petite Iliade , était l’ouvrage d’unsophiste moderne. Quoi qu’il en soit, nous n’avonsplus cet ouvrage en grec ; il n’en existe aujourd’huiqu’une traduction latine sous le titre De ExcidioTrojæ, faussement attribuée à Cornélius Népos .Darès est le plus souvent imprimé avec Dictys deCrète. La meilleure édition est celle de Périzonius,Amsterdam , 1702, qui fait partie des Yariorum. Ila été plusieurs fois traduit ; la traduction la plusrécente est d’A. Caillot, 1813.

darès, athlète troyen dont il est parlé au V e livredo YÉnéide, osa défier Entelle, qui le terrassa.

DAR-FOQ, c.-à-d. élat de Foq, pays de Nubie ,dans la partie mérid. du Sennaar, sur la rive gau-che du Tournât.

DAR-FOUR, c.-à-d. roy. de Four, état de l’Afriquecentrale , sur les confins de la Nigritie et de la con-trée du Bahr-el-Abiad, à l’E. du Dar-Koulla et duDar-Baghermé, au S. O. de la Nubie , à l’O. duKordofan. Population, 200,000 hab. Ch.-l., Cobbé.Grands déserts semés de belles oasis. Quelquesendroits fertiles ; peu d’eau. Le commerce s’y faitpar caravanes et seulement moyennant échange.Les habitants sont noirs, mais différents des nègresde la Guinée ; ils professent l’islamisme. Rs obéis-sent à un roi despotique.— Le Dar-Four était jadismaître du Kordofan, du Bégo, du Dar-Runga , etc.;il est auj. réduit à ses propres forces et de médiocreimportance. Visité en 1793 par W. G. Browne.D’ARGENSON (voyer). Yoy. argenson (voyerd’).DAR1EL, fort russe en Circassie , sur la limitede l’Europe et de l’Asie , et sur la rive droite duTerek, entre Mosdok et Tiflis . R donne son nomau défilé jadis nommé Portes Caucasiennes.

DARIEN , riv. de N.-Grenade, conf. à tort avec l’A-trato, se jette dans l’Oc. pacifique au golfe S.-Migueldarien (golfe de), golfe formé par la mer desAntilles, sur la côte septentrionale de la Nouvelle-Grenade , entre 7° 50’ et 10° 12’ lat. N., et entre77° 55’ et 79° long. O. 11 reçoit l’Atrato .

darien (isthme de),lemêmequel 'isthme de Pana-ma, est ainsi nommé du golfe de Darien . Yoy. panama.

darien, ville des Etals-Unis (Géorgie ), à 88 kil.S. 0. de Savannah, sur la branche N. de l’Alata-maha ; 2,000 hab.

DARIORIGUM, ville de Gaule , auj. vannes.DARIUS I, roi de Perse, fils d’Hyslaspe, et de larace des Achéménides, monta sur le trône l'an 521av. J.-C., après l'interrègne qui suivit la mort deCambyse et celle de l’usurpateur Smerdis le mage.On dit qu’à la mort de Smerdis les principaux sei-gneurs, ne pouvant s’accorder entre eux, convinrentde reconnaître pour roi celui dont le cheval hen-nirait le premier au lever de l’aurore, et que Darius obtint la couronne par l’artifice de son écuyerqui menad’avance une cavale au lieu du rendez-vous. Darius réprima la révolte de la Babylonie , et s’empara deBabylone par le dévouement de ZopyrefVoÿ.cenomi.Il conquit ensuite la Thrace et s'avança dans la Scy-