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les dessins de plusieurs monuments, entre autrescelui de la colonne de la place Vendôme , et re-cueillit dans les pays conquis un grand nombred'objets d'arts dont il enrichit les musées français .On a de lui: Voyage en Sicile , 1188, et Voyagedans la Haute el la Basse-Égypte peitdant les cam-pagnes de Bonaparte, 1802 et 1829; cette publica-tion fut comme le prélude du grand ouvrage surl’expédition d'Egypte ; Monuments des arts du dessin,publiés et décrits par Amaury Daval, 1829.DENTATUS (curhts). Voy. curius .
DENTATUS (SICINIUS). Voy. SICINIUS.
DENTELIN (duché de), ancien pays de France ,était situé en partie dans la Normandie actuelle, ets'étendait, à ce qu'on croit, le long des côtes delaMan-che entre la Seine et la Somme, ayant l'Oise au S. E.Ce duché forma sous les Mérovingiens, aux vi* et vu'siècles, un grand fief qui appartint d’abord aux rois deNeuslrie ; mais fan 600, Clotaire II fut obligé de lecéder à Théodebert 11, roi d’Austrasie. Les succes-seurs de ce dernier le conservèrent jusqu’au règnede Dagobert qui, de son vivant (634), le donna en par-tage àson plus jeunefils Clovis 11, depuis roi do Neus-trie . Après cette époque, le duché de Dentelin cessede figurer dans l'histoire.
DENT1LIA, pays d’Afrique , dans la Sénégambie(Nigritie occidentale), sur la rive gauche de la Haute-Falémé. Ch.-l., Béniserayl. Autres villes: Kerouané,Ghiolafondou. Mines de fer. Peuple industrieux.
DENYS, Dionysius, surnommé l'Ancien ou le Ty-ran, tyran de Syracuse , était fils d’un homme obscuret fut d’abord soldat. U se signala par ses exploitsdans les guerres des Syraeusains contre les Cartha-ginois; puis, profitant de l'empire qu'il avait surles soldats, il se fit proclamer souverain dans Syra-cuse par l’armée, 405 av. J.-G. Il repoussa les Car-thaginois qui tentaient de conquérir la Sicile ; maisayant laissé prendre la ville de Géla , les Syraeusainsse révoltèrent contre lui. Il réussit à étouffer la sé-dition ; mais dès ce moment il devint inquiet, cruel,et se rendit odieux à ses sujets. Il était si soupçon-neux, qu’il n'admettait jamais sa femme et ses en-fants dans son appartement sans les fouiller. II fit,dit-on, creuser dans le roc d’immenses souterrains,disposés de manière à ce qu’il entendît tout ce quise disait autour de lui. Denys protégeait les philo-sophes et les poètes, et il faisait lui-même quelque-fois des vers. Une de ses tragédies ayant été cou-ronnée à Athènes , il fut plus flatté de cette victoireque de toutes celles qu’il avait remportées sur leschamps de bataille ; il ordonna que l’on rendît auxdieux de solennelles actions de grâces, et fit préparerun festin magnifique. 11 se modéra si peu dans cerepas qu’il mourut d’une indigestion, fan 368 av.J.-C. 11 était âgé de 63 ans, et en avait régné 38.
denys le Jeune, fils du précédent, succéda à sonpère, l’an 368 av. J.-C. Il appela le philosophe Pla-ton à sa cour et parut vouloir se conduire par sesconseils ; mais il le chassa bientôt et se livra à ladébauche et à la cruauté. Ayant banni Dion sonbeau-frère, celui-ci reparut bientôt avec quelquestroupes, emporia Syracuse en trois jours, et enchassa le tyran, l’an 357 av. J.-C. Denys y rentra
10 ans après, et en fut encore chassé par Timoléon,général des Corinthiens. Alors il se réfugiai Corin-the , où il se lit, dit-on, maître d’école pour subsister.
denys d’Ilalicarnasse, historien et critique, néà Halicarnasse en Carie , vint à Rome l’an 30 av.L-C., et y publia vers l’an 7 av. J.-C., sous le litred 'Antiquités romaines, un savant ouvrage qui con-tenait l’histoire des premiers temps de Rome jus-qu’à l’an 266 av. J.-C. 11 se composait de 20 livres;
11 ne nous en reste malheureusement que les11 prem. avec des extraits et des fragm. des autres. 11a aussi laissé des ouvrages de critique et de rhé-torique très estimés : De l'arrangement des mots,
Bhétorique, Jugements sur les anciens écrivains,Examen de Lysias, Isocrate, Isée , Dinarque ; Exa-men du style de Thucydide , de l’Éloquence de Dé-mosthènes, etc. Toutes les œuvres de Denys d’flali-carnasse ont été publiées par Sylburge, Francfort ,1586, in-fol., gr.-lat.; par Reiske, Leipsiek, 1774,6 vol. in-8 ; les Antiquités romaines ont été traduitesen français par le P. Lejay, 1722, et par l’abbé Rel-lenger, 1723 ; le traité de l’ Arrangement des mots, parLe Batteux, 1788 ; les Jugements sur les orateurs, parM. Gros, sous le titre d'E xamen critique des écri-vains de la Grèce, avec le texte, Paris , 1827-28,3 vol. in-8.
denys de Thrace , surnommé le Grammairien ,était originaire de Thrace, mais naquit à Alexan-drie. II fut disciple d’Aristarque et enseigna lesbelles-lettres à Rome du temps de Pompée . On luidoit une Grammaire grecque, publiée par Fabri-cius dans le tome vu de la Bibliothèque grecque,et par Bekker, Anecdotagrceca, tom. u, Berlin , 1816.
denys le Périéyèle, écrivain grec, auteur d’unpoème sur la géographie, intitulé : Periegesis, etc.,ou Voyage autour du monde, vivait, à ce qu'on croit,dans le i" siècle de notre ère. Ce poème a été tra-duit en vers latins par Priscianus , Avienus etPapius,en prose latine par II. Etienne, et en vers français par Bénigne Saumaise, 1597. La meilleure éditiondu Periegesis, avec les traductions latines, est celled’Oxford, 1717.
denys (saint), dit VAréopagite, était un des jugesde l’Aréopage quand saint Paul comparut devant cetribunal ; il fut converti par le discours de l’apôtre,fut établi par lui premier évêque d'Athènes , et futbrûlé vif vers l'an 95 de J.-C. On a sous son nomdes écrits mystiques qui paraissent avoir été fabri-qués vers le v' siècle, et dont l’auteur est inconnu.Ces ouvrages sont au nombre de quatre : De la Hié-rarchie céleste ; De la Hiérarchie ecclésiastique; DesNoms divins ; De la Théologie mystique. Envoyés enprésent à Louis-le-Débonnaire par un empereurd’Orient, ces écrits obtinrent un grand crédit et de-vinrent un des éléments de la philosophie scolas-tique. Ils contenaient une application du platonismeet de la doctrine de l’émanation au christianisme.L’édition la plus estimée de ces ouvrages est cellede B. Corder, Par., 1644, in-f., gr.-lat.Ilsontété trad.en fr. p. l’abbé Darboy , 184-4, in-8. On le fête le 3 oct.
denys (saint), apôtre des Gaules , fut envoyé deRome dans les Gaules vers 250, fut le premier évê-que de Paris, fonda plusieurs églises en France , etsouffrit le martyre avec Rustique et Eleuthère ses com-pagnons vers 272, pendant la persécution de Valérien .Il fut mis à mort près de Paris , selon les uns, à Mont-martre (mons Martyrum), selon les autres ùSt-Denys.On l’hon. le 9 oct. Dans les temps d’ignorance, oncrut qu’après son martyre il avait marché, portant sonchef dans ses mains: cette tradition vient de ce que,pour rappeler son supplice, on le représentait la têteséparée du tronc, et qu’on plaç. sa tête enlreses mains.
denys, surnommé le Petit à cause de sa taille,moine originaire de Scythie, Yint à Rome vers 500,y fut fait abbé d’un monastère, s’acquit une granderéputation par des ouvrages sur la discipline ecclé-siastique et la chronologie, et mourut en 540. On ade lui des recueils de Canons apostoliques (publiéspour la 1" fois en 1628, in-8, par J ustel) ; de Décrétales (dans la Bibliothèque du droit canon ) ; des versions la-tines d’ouvragesdesaintPacôme, etc. Ce fut Denys lePetit qui introduisit l’usage de compter les annéesà partir de la naissance de J.-C. ; il trouva unepériode de 532 ans qui commençait à l’année mêmede l’incarnation, et qu’on appela, d’après son nom,période dionysienne.
denys, roi de Portugal, né à Lisbonne en 1261,mort en 1325, succéda en 1279 à son père Al-phonse 111, et mérita les beaux noms de Père de la