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Cependant il se rallia à Cromwell et resta sansemploi à la restauration. Après la fin tragique deson père, on l'avait fait élever dans la religion pro-testante, mais il l'abandonna en 1636 pour le catho-licisme, et même écrivit en faveur de sa nouvelle foi.Ses principaux ouvrages sont : un traité De la natutedes corps, un autre De la nature et des opérations del'âme (1644), des Instituliones peripaleticœ , 1651.Kenelm Digby partagea en physique les erreurs deson temps et crut aux rêveries de l'alchimie; il pré-tendait guérir les blessures par une poudre sympa-thique, et il écrivit une dissertation sur ce sujet(1658).
bigby (Jean), comte de Bristol, de la même fa-mille que les précédents, né en 1580, mort à Paris en 1653, fut membre du conseil de Jacques I, etremplit diverses missions diplomatiques, celle entreautres qni avait pour objet le mariage du princeCharles avec l’infante d'Espagne . Celte négociation,qu’il avait menée à bien, échoua par les fautes deBuckingham , qui lui imputa tous ses torts et le fitemprisonner à son retour d'Espagne . Il n’en pritpas moins dans la suite parti pour Charles I , et futcontraint à s’exiler pendant les troubles de la révo-lution, après avoir perdu toute sa fortune.
digby (George), comte de Bristol, fils du précé-dent, né en 1612, mort en 1676, fut un des royalis-tes les plus fougueux, et porta une funeste atteinteà la cause royale, qu’il croyait servir, en conseillantà Charles I l’arrestation de six membres du parle-ment accusés de haute trahison. Après avoir portéles armes pour la défense de l’infortuné roi, il ap-puya, sous son successeur, le projet de rétablir lareligion catholique et se rendit par là si odieux qu’ilfut obligé de prendre la fuite.
D1GES, bourg du dép. de l’Yonne , à 14 kil. S. O.d’Auxerre ; 1,400 hab. Source minérale.
DIGGS (cap et ilo), dans l’Amérique septentrio-nale , à la pointe de la côte du détroit d’Hudson,par 62° 41' lat. N., 81° long. O. Rennes .
D1GNANO, ville des Etats autrichiens, dans leroyaume d’Illyrie (Trieste ), à 13 kil. N. de Pola,3,600 hab. Belle cathédrale.
DIGNE, Dinia, ch.-l. du dép. des Basses-Alpes , à800 kil. S. E. de Paris ; 6,365 hab. Évêché. Vieuxmurs flanqués de tours. Cour d’assises ; tribunal de1" instance ; collège communal : cathédrale, hôtel dela préf..statue de Gassendi (néprèg delà), fiibl.publ.Eaux thermales. Commerce de fruits secs, etc. —L’arrondissement de Digne a 9 cantons (Barrême ,La Javie, Les Mées, Mezel, Jloustiers, Riez , Seyne ,Valensole, plus Digne ), 98 comm. et 55,032 hab.
DIGOIN, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire ), à 23kil. O. de Charolles, sur ia Loire , et au lieu où s’u-nit à la Loire le canal du Centre ; 3,090 hab. Faïence.Comm. de sel. Hôpital réc. fondé par M. de Chiseuil.
D1GOR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta ), par24» lat. N. et 84° long. E. Temple célèbre où lesHindous font de fréquents pèlerinages.
DIJON, Divio ou Dibio , ch.-l. du dép. de la Côte-d'Or, sur l’Ouche, à271 kil. S. E. de Paris (304 parTroyes ) ; 24,817 hab. Évêché, cour royale, courd’assises, tribunaux de l r 'instance et de commerce;acad.univ., coll.roy.,fac. desc. etdelelt.,éc. de droit,de médecine, des beaux-arts ; académie des sciences ;bibliothèque, jardin botanique, etc. Rues larges etbien pavées. Château-fort, bâti par Louis XL Quel-ques beaux édifices, monuments antiques; placeRoyale, Chemin de fer . Filât, de laine et de coton.Commerce actif: vins, grains, moutarde renommée,etc. — Dijon doit son origine à un camp retranchéétabli par César pour contenir les Autunois et lesLangrois . Son nom lui vint d'un temple que l’em-pereur Aurélien y avait élevé à ses dieux (Divis , etpar corruption Divio ). Elle ne prit quelque impor-tance qu'au iv* siècle. Aux environs de cette ville,
Clovis vainquit le roi burgunde Gondebaud par latrahison de Godégisilc en 500. Dijon fut entièrementdétruite en 1137 par un incendie. Rebâtie 20 ansaprès, elle devint bientôt la capitale du duché deBourgogne . En 1477, après la réunion du duché deBourgogne à la couronne, elle l'td la capil. delaprov.,le siège desélals-générauxei d’un célèbre parlement!En 1595, le maire de Dijon . René Fleutclot, ouvritles portes de la ville à Henri IV. A Dijon sont nés lesduesde Bourgogne Phil. le Bon el Jean sans Peur, Bos-suet, Crébillon, Longepierre . Piron, Rameau, Bou-hier, De Brosses, La Monnovc. Cazotle, Gnylon deMorveau, Clément, Maret.—ï.’arr. al i c. (Auxonne ,Fontaine-Française , Genlis, Gevrey, Grancey-le-Châleau, Is-sur-Tille, Mirebeau, Pontaillier-sur-Saône, Sainl-Seine-1’Abbaye, Selongey, Sombernon,plus Dijon , qui forme 3 cant.), 265 communes et138,094 hab.
D1J0NNA1S, partie du duché de Bourgogne , sedivisait en 5 parties : le bailliage principal de Dijon ,et les 4 bailliages particuliers de Beaüne , Nuits,Auxonne, Saint-Jean-de-Losne .
D1KKEMARK, village de Norwége (Aggerhuus),à 22 kil. S. 0. do Ghristiana. Usines très importantes.DILEM , partie mérid. du Ghilan. Voy. ghilan.DILLEN ou D1LLEN1US (J.-J.), botaniste, né àDarmstadt en 1687, mort à Oxford en 1747, se filde bonne heure connaître par ses travaux sur lescryptogames. En 1721, il quitta sa patrie pour se fixeren Angleterre où l’appelait un riche amateur, Guil-laume Sherard, qui prit soin de sa fortune, et créapour lui une chaire de botanique à Oxford. 11 publiaen 1724 une nouvelle édition du Synopsis planta-rum Angliœ de Ray; en 1732 YUortus elthamensis,où il décrit les plantes du jardin de Sherard à El-tham, et en 1741 l'Histoire des mousses, son chef-d’œuvre, et l’un des ouvrages les plus parfaits en cegenre ; il en avait lui-même dessiné et gravé lesfigures. Dillenius fut recherché de Linné qui donnaen son honneur le nom de dillenia à un genre desmagnoliers.
D1LLENBURG, ville d’Allemagne , dans le duchéde Nassau, à 30 kil. N. E. de Nassau , sur la Dille;3,200 hab. Haras. Fonderies de fer et de cuivre,bonneterie, etc. Château en ruines, qui servailjadisde résidence aux princes de Nassau-Dillenburg.
Ü1LLON (Arthur, comte de), général, d'une fa-mille noble d lrlande, né en 1670 dans le comté deRoseommon, mort en 1733, s’attacha à la fortunede Jacques II, prit du service en France , fut nommécolonel d’un régiment irlandais que son père avaitlevé à ses frais, et devint bientôt un des officiersles plus distingués de l'armée française . Maréchal-de-camp à 34 ans, lieutenant-général à 36, il filavec gloire les campagnes de Vendôme en Espagne ,de Villeroi en Italie , servit sous Villars (1708), sousBerwick (1709), et s’empara en 1713 de Kaisers-lautern.
dillon (Arthur, comte de), petit-fils du précédent,fut aussi colonel du régiment Dillon; servit d'aborddans les îles et fut gouverneur de Saint-Christophe.En 1792, il fut chargé d'un commandement enChampagne , et battit les Prussiens; mais sa con-duite ayant dans la suite paru équivoque, il fut rap-pelé et condamné à mort en 1794.
dillon (Théobald), frère du précédent, maréchal-de-camp, fut employé en 1792 sur la frontière deFlandre , sous les ordres de Rochambeau, et péritvictime de la défiance et de l'indiscipline des trou-pes. Ayant, d’après ses instructions, évité le combatque lui offrait une division ennemie, ses soldaiscrurent qu’il trahissait et ils le massacrèrent' (28avril 1792).
D1MEL ou D1EMEL, riv. d’Allemagne , prend sasource sur les limites de la principauté de Waldeck,traverse la Westphalie , la Hesse-Ëlectorale, et su