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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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DOMI — 506 — DOMI

ÜOMEL, île de. l'empire Birman, à 30 kil. de lacôte, par 95° 24' long. E., 11» 15’ lat. N., est laplus grande de l'archipel de Mergui ; 65 kil. sur 30.

DOMÉNIi, ch.-l. de cant. (Isère ), à 9 kil. N. E.de Grenoble ; 1,050 hab.

DOMEN1CHI (Ludovico),néàPlaisance, mortàPiseen 1564, a publié des traductions d’auteurs grecs, a re-fondu T Orlando innarnorato de Boiardo, Venise, 1552,in-8, et a composé lui-même: Dialoghi d’amore, Ve-nise , 1568, in-8 ; Delli e falli nolabili, 1565, in-8 ; laDonna di corle, Lucques, 1564, in-4 ; la Progne , tra-gédie, Florence, 1561, in-8, etc., et des Facéties,traduites en français, Lyon , 1574.

DOMERGUE (Fr.-Urbain), grammairien, né àAubagne (Bouches-du-Rhône ) en 1745, mort àParisle 29 mai 1810, fut professeur de grammaire géné-rale à l'école centrale des Quatre-Nation3 àParis, pro-fesseur d'humanités au lycée Charlemagne et mem-bre de l’Institut. Il s'occupa avec zèle à réformer lalangue, défigurée par le néologisme révolutionnaire,et fonda à cet effet un Journal de langue française ,qui obtint un grand succès. On a de lui une Gram-maire simplifiée, 1778; la Prononciation française déterminée par des signes invariables , etc., 1796;Grammaire générale analytique, etc., 1798, in-8;Manuel contenant tout ce qui a rapport aux genreset à la prononciation , 1805, in-8; Solutions

grammaticales, 1808, in-8. Domergue tenta d’in-troduire dans la grammaire une nomenclature sa-vante, mais bizarre, qui n’a pas été adoptée.

DOMESDAY - BOOK ( c.-à-d. livre du juge-ment), grand rôle des propriétés foncières de l'An-gleterre que Guillaume-le-Conquérant fit dresserde 1080 à 1086, afin de servir de base pour régler àl’avenir tous les différends qui s'élèveraient au su-jet des fiefs; le manuscrit, conservé dans l'abbayede Westminster , existe encore. lia été imprimé etpublié en 1783, 2 vol. in-fol. En 1816, on publiades Additions et des Index, 2 vol. in-fol. On y ajoint en 1833 uns Introduction qénérale, 2 vol. in-8.

DOMÈVRE-EN-HAYE, ch.-l. de cant. (Meurthe ),à 15 kil. N. de Toul ; 350 hab.

DOMFRONT , Donnifrons ou Dumfronium, ch.-l.d'arr. (Orne), sur une colline d’où sort la Varenne ,à 58 kil. N. O. d’Alençon; 2,417 h. Collège. Cou-tils , droguets, 6erges; forges, papeteries, verreries.— Domfront était jadis une des plus fortes placesde la Normandie ; elle fut fondée au XI e siècle parGuillaume, comte de Bellesme, et fut prise et re-prise plusieurs fois par les Français et les Anglaisaux xni» et xiv e siècles, et par les Protestants et lesCatholiques pendant les guerres religieuses du xvi esiècle. — L’arr. de Domfront a 8 cantons ( Athis,La Ferté-Macé , Fiers, Juvigny, Messey, Passais,Tinchebray, plus Domfront ), 108 communes et131,745 hab.

DOMINGUE (saint-). Voy. haïti.

DOMINICA . Voy. marquises (îles).

dominica, une des Antilles. Voy. Dominique (la).

DOMINICAINS ou Frères Prêcheurs , ordre reli-gieux de la règle de Saint-Augustin, fut fondé parsaint Dominique, à Toulouse , en 1215, et approuvéla même année parle pape Innocent III . Il reçut pourmission de prêcher et de convertir les hérétiques.Les fonctions inquisitoriales furent ajoutées en1233 à ses attributions. L’ordre des Dominicains afourni un grand nombre de papes et de personna-ges célèbres: saint Thomas d’Aquin , Albert-le-Grand , Caïetan, Dominique Soto, étaient sortis deson sein. Cet ordre soutint une longue rivalité aveccelui des Franciscains. Supprimés en France , en 1790,les Dominicains se sont conservés dans les autres payscatholiques, notamment à Rome , où ils ont un cou-vent célèbre, qui leur sert de chef-lieu, lis ont étédepuis peu d’années réintroduits en France par leP. Lacordaire. — Voy Jacobins.

DOMINIQUE (la), une des Petites-Antilles , au S. E.de la Guadeloupe , par 60° 35’ long. 0., 15» latN. :46 kil. sur 22; 18,000 h. (dont 15,000 nègres ouhom. de couleur) ; ch.-l.. Roseau . Montagnes volcani-ques. Beaucoup de soufre, eaux thermales, sol fer-tile ; pas de port. — La Dominique fut découverte en1493 par Colomb ( c’était un dimancha, dies domi-nica; d'où son nom). Elle appartint d’abord auxEspagnols, puis aux Français , jusqu’en 1763 ; elleest aujourd'hui à l’Angleterre. Voy. Antilles .

DOMINIQUE (saint), fondateur de l’ordre desDominicains, né en 1170 à Calahorra dans laVieille-Castille , se distingua de bonne heure par laferveur de son zèle et par son talent pour la pré-dication ; il enseigna la théologie à Palencia , entra à28 ans dans le chapitre de l’évêque d’Osma, et ac-compagna ce prélat à la cour de France, où le roi deCastille l’avait chargé d’une négociation. A leurretour, ils s’arrêtèrent tous deux dans le Langue-doc qui était alors infecté de l'hérésie des Albi-geois , et s’étant mis à la tête de quelques mission-naires , ils travaillèrent à prêcher la foi et à con-vertir les hérétiques par la parole. Pendant queSimon de Montfort , à la tête d'une formidable ar-mée de Croisés, les exterminait par le fer (1205-15),Saint Dominique opéra un grand nombre de con-versions par la seule persuasion ; il ne prit aucunepart à la guerre, ne voulant d’autres armes que laprédication, la prière et les bons exemples. Durant souséjour dans le Languedoc, il fonda à Toulouse l’or-dre des Frères Prêcheurs , qui a pris de lui le nomde Dominicains (1215). Il alla ensuite se fixer àRome : Honorius III créa pour lui l’office de maî-tre du sacré palais, le chargeant de tenir une écolespirituelle dans le palais du Vatican et de nommerles prédicateurs. U employa ses dernières annéesà répandre son institut, qui bientôt compta denombreux couvents en France, en Italie, en Es-pagne. Il mourut à Bologne en 1221. Quelques-uns le regardent comme le premier inquisiteur,et disenlqu'ilfutchargéd'exercercesfonctions dansle Languedoc ; d’autres disent que l’inquisitionexistait avant lui (dès 1184). 11 fut canonisé en1234 par Grégoire IX , qui fixa au 4 du moisd'août le jour de sa fête. On lui attribua des mira-cles. Sa vie a été écrite par un grand nombre d’au-teurs, notamment par le P. Touron, 1739, etrécem-ment par M. Lacordaire (1841). — Il ne faut pas leconfondre avec un autre saint Dominique, dit !En-cuirassé, parce qu’il portait une cuirasse de mailles defer qu'il ne quittait que pour se flageller: celui-ci vi-vait dans le xi e siècle, et mourut en 1060. Il se renditcélèbre par ses austérités. 11 passa sa vie dans les dé-serts de Montefeltro et de Fontavellano, au milieu desApennins,ne vivant que de pain et d’eau, et se fla-gellant sans cesse. On l’hon. le 14 oct.

Dominique biancocelli , nom de deux acteurs dela Gomédie-ltalienne, père et fils, qui eurent ungrand succès sous les règnes de Louis XIV et deLouis XV , surtout dans le rôle d’Arlequin. Le fils com-posa lui-même des comédies et excella dans la parodie.

Dominique (Louis), littérateur. Voy. domenichi.

DOMINIQUIN (le), Domenico Zampieri , peintrecélèbre, né à Bologne en 1581, était fils d’un cor-donnier. U se forma à l’école des Carrache à Bologne ,avec l’Albane, son ami, puis se rendit à Rome . Lefut dans cette dernière ville qu’il exécuta son pre-mier tableau: Adonis tué par un sanglier. Peu uetemps après il peignit son beau Saint André qu ilcomposa en rivalité avec le Guide, et 6a Communionde saint Jérôme, où il est resté fidèle au principede son maître Annibal, qui n’admettait pas plusde 12 figures dans une composition. Le Domini-quin exécuta ensuite à Bologne la Vierge du Rosaire ,et Bon Martyre de sainte Agnès ; puis n revint aRome , où il produisit de nouveaux chefs-d oeuvre