DORI — 510 — DOTU.
formée en Hollande . Patrie des deux de Witt, deVossius (Denys), Paul Merula , etc.
DORE (mont), mons Duranius , partie de la chaînedes monts d’Auvergne, s’étend du Puy-de-Dôme à 32 k. S. 0. de Clermont . Le mont principal s'appelleaussi mont Dore . Ses pics, tous de nature volca-nique, sont le Sancy (1,936 mètres de haut), leFerrand, la Croix-Morand, le Cadadogne. Affreusesaspérités, aspect imposant. On fait au mont Doredes fromages estimfo. C’est de ce mont que descen-dent les sources qui fournissent les eaux thermalesdites du Mont-Dore . Voy. dore-les-bains.
DORE-LES-IÎAINS OU DORE-I.'ÉGLISE , bourg dudépart, du Puy-de-Dôme, à 40 kil. S. 0. de Cler-mont-Ferrand , dans une vallée du mont Dore ;1,900 liait. Eaux minérales fort recherchées : huitsources chaudes, deux froides.
dore (la), nom commun à deux riv. de France ,l'une qui se jette dans l’Ailier; l'autre, qui sort dumont Dore, forme la belle cascade de la Dore, et sejoint à la Dogne pour former la Dordogne .
DORIA, famille de Cônes, dont l'il lustral ion re-monte aux premiers temps de l’histoire de cotterépublique. Oberto Doria commandait la flotte gé-noise à la mémorable bataille de Mcloria, qui mit finen 1284 à la longue rivalité entre Gènes et Pise ,en anéantissant la marine de cette dernière répu-blique. — I.amba Doria, amiral des Génois dans laguerre contre les Vénitiens en 1298, délit, devantî'île de Curzola, l’amirat vénitien André Dandolo.Une paix glorieuse fut le fruit de cette victoire. —Paganino Doria commanda la marine génoise dansun combat contre Pisani, amiral des Vénitiens ,le 13 février 1352, en vue de Conslantinople. Lavictoire resta aux Génois ; mais elle leur coûta cher,et le commandement fut ôté il Doria. Il lui futrendu en 1354, et cette fois il battit complètementPisani à Porto-Longo, et le fit prisonnier avec toutesa flotte. Ce brillant succès mit fin à la guerre; Ve-nise accepta toutes les conditions de paix que luiimposa Cônes. — Lucien Doria prit quelques placesaux Vénitiens , et leur livra en 1379 une bataille oùil fut tué, mais dont le succès resta à la flotte qu’ilcommandait. — Pierre Doria lui succéda, pritChiozzaen 1379, mais fut assiégé dans cette place par VettorPisani , et tué d’un boulet de canon. Sa flotte, ren-fermée dans le port, futobligée de se rendre (1380).
doria (André), restaurateur de la liberté génoise,un des plus grands génér. et des meill. marins de sonsiècle, naquit à Oneille en 14G8. Voyant sa patrieen proie aux factions, il s’éloigna et s’engagea suc-cessivement au service du pape Innocent VIII , deFerdinand-l’Ancien, roi de Naples, et d’Alphonse II ,son fils. Lors de l'invasion du royaume de Naples par Charles VIII , Doria resta fidèle à Alphonse tantqu'il y eut espoir de salut ; mais il s’attacha quel-que temps après à Jean de la Rovère, qui tenaitpour Charles VIII, à Naples . Il lutta avec la plusgrande gloire contre le célèbre Gonzalve de Cor-doue, quitta ensuite, n’étant encore âgé que de24 ans, le service de terre pour celui de mer, armahuit galères à ses frais, attaqua les Maures et lesTurcs qui infestaient alors la Méditerranée, et lesdéfit partout où il les rencontra. L’Italie étant de-venue à cette époque le théâtre d’une nouvelleguerre entre la France et l’Autriche , Doria em-brassa le parti de la France, fut nommé par Fran-çois I au commandement des galères françaises , etbattit la flotte de Charles-Quint sur les côtes deProvence , 1524 ; mais s’apercevant qu’il était l’objetde la jalousie des ministres français, et que Fran-çois I différait de ratifier les promesses qu’il avaitfaites en faveur de Gênes , il embrassa le parti deCharles-Quint , 1528 , en stipulant la restaurationde La liberté de Gênes, chassa les Français de cette villeavec une flotte impériale, mit un terme aux querelles
des factions et changea la forme du gouvernementgénois ; il fit décréter que les doges, qui auparavantétaient perpétuels, seraient élus pour deux ans seu-lement. Quant à lui, il refusa la dignité de doge,continua à servir l'empereur, battit plusieurs foisles Turcs et lutta avec avantage contre le célèbreBarberousse. Dans sa patrie, quelques conjurationséclatèrent contre lui, et il ternit sa gloire par sacruauté envers ses ennemis. ( V. Fiesque). 11 mouruten 1560. Gênes lui érigea une statue avec celteinscription : Au pire de la patrie.
DORIDE , Doris, nom commun : 1° à un petilterri-toire, berceau des Doriens, entre la Phocide , la Lo-cride, la Thessalie : on l'appelait auparavant Dryo-pido ; 2° â l'angle S. O. de la Carie , dans l’Asie Mi-neure, parce que des colonies doriennes y ilorissaient.La première s'appelait Têirapole, i cause de sesquatre villes, Dryope, Pinde , Erynée, Citvnium; ladeuxième, à laquelle il faut aussi ajouter les îles deRhodes et de Cos, élait dit clfexapole, â cause de sessix villes, Cnide, Ilalicarnasse, Cos , Jalyse, Camire,Lindc; on la nomma ensuite Pentapole quand Ha-licarnasse n’en fit plus partie.
DORIENS, Dori , Dores, Dorienses, une des qua-tre tribus helléniques, avait pour héros éponymsDorus, fils d’Hellcn ; cependant les Doriens nedescendaient pas de lui, car ils existaient déjà sousDeucalion (1635 av. J.-C.) ; ils habit, alors au piedde l’OEta. Sous Dorus (1560), on les trouve dansniistiéolide où ils eurent des démêlés avec les Lapithcs.Hercule les débarrassa des attaques de ce peuple,mais en stipulant que les Doriens lui feraient ces-sion d’un tiers de leur pays. Plus tard, les Cad-méens, dit-on, ravirent toute l’Ilisliéotide aux Do-riens, qui alors se fixèrent autour du Pinde et y pri-rent le nom deMacédones. Maisliientôt ils quittèrentce pays pour s’établir, avec les Maliens de Trachine ,dans la Dryopide qui prit dès lors le nom de Doride .Un siècle après, les Doriens, unis aux Thesprotes deThessalie et aux Iléraclides, subjuguèrent presquetoute l’IIémonie et l'enlevèrent aux Eoliens, maissans la garder pour eux; puis, avec les Iléraclidesseulement, sous Cléodée et Aristomaque , ils attaquè-rent à deux fois, mais vainement, le Péloponèse .Enfin en 1190 av. J.-C., et 120 ans après la mortd’ilercule, les Doriens, fondus désormais avec lesIléraclides et aidés des Etoliens , occupèrent lePéloponèse, moins l’Arcadie : ils gardèrent pour euxl'Argolide, la Laconie, la Mcssénie ; l’Élidc passaaux Etoliens. L’Ëgiale, ravie aux Ioniens , ne restapoint aux conquérants, mais reçut de nouveaux ha-bitants, les Achéens. Plus tard, les Doriens s’em-parèrent aussi de Mégare et de I’île de Crète. En-fin, comme tous les peuples grecs, ils envoyèrentau loin des colonies; les principales sont : Cos,Rhodes , Ilalicarnasse, dans l’Asie Mineure, dontla partie S. O. prit d’eux le nom de Doride (V. do-ride); Byzance, Corcyre, Syracuse , Tarenle, Iiéracléeen Italie, etc. L’invasion dorienne fit rétrograder lacivilisation en Grèce et causa une espèce de moyenâge de cinq à six siècles. — C’est à tort qu’on iden-tifie parfois les Doriens et les Hellènes. Les Doriensont été les derniers venus dans la Grèce méridio-nale ; ils ont dépossédé non pas les Pélasges, maisles autres Hellènes, Ioniens , Achéens, Éoliens, ettoujours l'opposition a subsisté entre eux et ces tri-bus, tantpour le caractère quepourle gouvernement,les lois et le dialecte. La guerre du Péloponèse ne futau fond qu’une guerre entre Doriens et Ioniens .DORIS. Votj. NÉRÉIDES.
DORK1NG, ville d’Angleterre (Surrev), à 15 kil.E. de Guildford , dans une vallée très pittoresque;4,800 hab. Air sain; séjour recherché par les malades.
D’ORLÉANS (le père Joseph), jésuite, ne àBourges en 1G44, mort à Paris en 1G98, professad'abord les belles-lettres dans différents collèges, se