DUR1 — 532 — DURS
DUREAU DE LA MALLE (J.-B.-René), tra-ducteur, né à Saint-Domingue en 1742, mort en1807 , vint étudier à Paris . Possesseur d'une bril-lante fortune, il se consacra tout entier aux lettres;il débuta par la traduction des Bienfaits de Sénèque,1776; traduisit Tacite , 1793, 3 vol. in-8 (réimpriméen 1808 et 1816), et Salluste , 1808; il avait entre-pris la traduction de Tite-Live quand il mourut. Satraduction de Tacite a passé pour ia meilleure jus-qu’à la publication de celle de M. Burnouf. Dureaude la Malle avait été nommé membre du Corpslégislatif en 1802 et de l’institut en 1804.
DUREGUM ou toricum, auj. Zurich .
DUR EN, Marcodurum, ville des Etats prussiens(prov. Rhénane), à 15 kil. S. E. de Juliers , sur laRoër : 5,100 hab. Draps, couvertures, etc. Auxenvirons, forges, papeteries. Charlemagne y tintdeux champs-de-mai, 775 et 779. Elle devint en-suite ville impériale. Duren fut prise et incendiéeparCharles-Quint, 1543. Les Français la prirent en1794, et la gardèrent jusqu’en 1814; elle fit pen-dant ce temps partie de l’empire français , et futcomprise dans le dép. de la Itoür.
DURER (Albert), artiste célèbre, né à Nurem-berg en 1471, mort en 1528, se distingua égale-ment comme peintre et comme graveur, perfec-tionna la gravure sur cuivre et sur bois, et inventa,selon quelques uns, la gravure à l’eau-forte. Ilparcourut les Pays-Bas, visita Venise , Vienne, ob-tint la faveur des empereurs Maximilien I, Char-les-Quint et deFerdinand, qui employèrent fréquem-ment ses talents. Ses ouvrages sont nombreux ; onestime surtout parmi ses tableaux : Adam et Ève,une Adoration des Mages, le Christ sur la croix en-vironné d’une gloire. 11 a laissé un Traité des pro-portions du corps humain, 1525, traduit en français par L. Meigrct, 1557, et a enrichi de ses dessinsplusieurs ouvrages, tels que l'Arc triomphal et leChar triomphal de Maximilien, 1522; la Passion deJ.-C., 1510; l 'Apocalypse, VHistoire de la viergeMarie, 1511. On admire dans les œuvres d’A. Du-rer une vérité parfaite ; mais elles manquent quel-quefois de grâce.
DURESNEL (J.-Fr. du bellay), abbé de Sept-Fontaines, né à Rouen en 1692, mort à Paris en1761, a traduit en vers VEssai sur la critique etYEssai sur l’homme de Pope , 1730 et 1737. Il futmembre de l’Académie Française et de celle desInscriptions.
DU11FÉ. Voy. urfé (d’).
DURFORT, famille illustre, originaire de Guyenne ,dont les principales branches sont celles de Duraset de Lorges . Voy. ces noms.
DURHAM, Dunelmum , ville d’Angleterre ch.-l.du comté de Durham, à 418.kil. N. de Londres ,sur la Wear ; 10,000 hab. Évêché, belle cathé-drale gothique. Air très salubre. — Durham passepour avoir été bâtie 70 ans avant la conquête ro-maine. — Le comté de Durham, situéau N. de l’An-gleterre, sur la mer du Nord, entre ceux d’York au S., de Northumberland au N., a 71 kil. sur 44,et 210,000 hab. Riche et fertile au S., rocailleuxet marécageux à l’O. Chevaux, bétail estimé ; mi-nes de houille, de fer et de plomb. Industrie métal-lurgique très active.
durham, comté de la Nouv.-Hollande, dans laNouv.-Galles méridionale, entre 32°-32° 36’ lat. S.et 148° 3-150° 15’ long. E.
DURIA, nom commun à deux rivières de la GauleCisalpine , toutes deux affluents du Padus : l’uneau S., dite Duria major (auj. Dora Baltea), quis'unissait au Padus, au N. O. <VIndustries (Casai) ;l'autre au N., dite Duria minor (auj. Dora riparia, ousimplement Dora ) ; celle-ci se jetait dans le fleuveprès d'Augusta Taurinorum (Turin ).
DURLACH , Durlacum, ville du grand-duché doBade . Voy. doiirlach.
DURNOVARIA, ville de la Bretagne ancienne,
DUROBRIVIS , nom commun à deux villes de laBretagne anc., l’une dans la Bretagne rom. (auj.Rochester), l’autre dans la Flavie Césarienne (auj.Dornford).
DUROC (Gérard-Christophe-Michel ), duc de Frioul,grand-maréchal du palais de Napoléon , né àPont-à-Mousson (Lorraine ) en 1772, devint en 1796aide-de-camp de Bonaparte; se distingua en Italie ,au passage de l’Isonzo, en 1797, et en Egypte ausiège de Saint-Jean-d’Acre. Revenu en France avecson chef, il fut employé par lui, après le 18 bru-maire, dans différentes négociations délicates auprèsdes cours étrangères; s’acquitta de toutes ses mis-sions au gré de son maître, et en retour obtint delui une entière confiance. Lors de la formation dela cour impériale en 1805, Duroc fut créé grand-maréchal du palais, et fut spécialement chargé deveiller à la sûreté de la personne impériale. 11 com-manda une division de grenadiers à Austerlitz,contribua au succès des batailles de Wagram etd’Essling , et mourut atteint d’un boulet de canonà Wurlschen (1813). Napoléon pleura longtemps saperte; en 1815, au moment de s’embarquer aborddu Bellèrophon , il demanda qu’il lui fût permis devivre en Angleterre sous le nom de colonel Duroc.
DUROCASSES , plus tard drocæ, auj. dreux,ville de Gaule , dans la Lyonnaise quatrième.
DUROCATALAUNUM, ou CATALAUNI , ville dela Gaule belgique, auj. chalons-sur-marne .
DUROCOR1N1UM, ville de la Bretagne ancienne,
DUROCORTORUM ou REMI , ville de la Gaulebelgique , auj. reims.
DUROSTORUM, plus tard Drislra, ville de laMésie Inférieure , auj. silisîri.
DUROTRIGES, peuple de la Bretagne romaine (Bretagne 1"), sur la côte mérid., au S. E., entreles Dumnonii et les Belgœ, habitaient la contréequi forme auj. le comté de Dorset .
DUROURE (maison de), noble maison du Vien-nois, qui au xn e siècle s’établit dans le Gévaudan etle Vivurais, a donné naissance à plusieurs branches;une d'entre elles s’est perpétuée en Italie sous lenom de délia Rovere (mais il ne faut pas la confon-dre avec la célèbre maison de Rovere , originaire deSavone, d’où sortirent les papes Sixte IV et Jules II ).En France , les branches principales de cette fa-mille sont celles des barons de Beaumont, desmarquis de Grisac et des sires de Brison. A cettedernière branche appartient :
duroure (Joachim de Beauvoir), dit h BraveBrison, né en 1577, mort en 1628. 11 servit d’aborden Savoie, sous Lesdiguières ; puis, ayant abjuré lecatholicisme, se retira dans ses terres, et se mit àla tête des Huguenots du Yivarais, s’empara dePrivas (1620), favorisa par son activité les opéra-tions des réformés de Nîmes et de Montpellier , ettint en échec pendant six ans les troupes de Les-diguières . 11 fit enfin sa paix avec le connétable, etfut nommé maréchal-de-camp (1626); mais cetteconduite l’ayant rendu suspect aux religionnaires,il fut assassiné par eux près de Privas .
DUROVERNUM, ville de la Bretagne ancienne,auj. CANTORBERY .
DUROY ou DEROY (Henri). Voy. regius.
DU11RENBERG, mont, de l’archiduché d’Autri-che, à 3 kil. S. 0. de Hallein ; 544 mètres de hau-teur. Elle est très riche en sel gemme ; on en tireannuellement 300,000 quintaux.
DURSLEY, ville d’Angleterre (Glocester ), à 19kil. S. 0. de Glocester ; 3,300 hab. Fabriques d<>draps, cardes ; papeteries.