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n'y connaît que deux saisons : le printemps, de no-vembre en février, et l'été, qui dure le. reste del'année. L'air y est extrêmement sec ; le vent dudésert y exerce de très grands ravages, ainsi que lapeste, la petite vérole et les lièvres inflammatoires.Les ophthalmies y sont très fréquentes. — Le solde l'Egypte n'est fertile que dans la vallée du Nil ;le reste est un vaste désert de sable. La fertilité dela vallée elle-même dépend de l’inondation régulièredu Nil , qui a lieu entre le solstice d'été et l'équinoxe.Mais d'un autre côté, si la crue s'opère dans lesconditions convenables, la récolte est d'une abon-dance et d'une richesse extraordinaires. On récoltele mais , le blé, le riz, le millet, les légumes detoute espèce, le coton, l’indigo, le lin, le chanvre,etc.; on y élève de nombreux troupeaux de cha-meaux, de mulets, dànes, de chevaux, et unegrande quantité de volailles. On y trouve des lions,des hyènes et des ehakals; les hippopotames et lescrocodiles, autrefois très communs, y sont aujour-d'hui fort rares. L'Égvpte a peu de mines; maison y trouve des carrières de marhre et de porphyreet beaucoup de natron. — L’industrie manufactu-rière, longtemps inconnue, commence à se déve-lopper, grâce aux efforts du pacha aeluel, Méhémel-Ali, qui s'est réservé le monopole de l'industriegénérale et du commerce. 11 a établi dans les prin-cipales villes des forges, des fonderies, des fila-tures, des raffineries, etc.; il a fait d’Alexandrie l’entrepôt de toutes les denrées et de toutes lesproductions de l'Afrique centrale, de l'Arabie et del’Inde. — La population de l'Égypte est très mêlée;les Arabes et les Coptes, reste dc3 anciens indigènes,en forment la plus grande partie : ceux-ci et lesArabes paysans sont compris sous le nom de Fellahs.Ensuite viennent les Turcs, qui, avec quelques Ara-bes, gouvernent le pays, puis des Arméniens, des Juifs,des nègres; enfin on y trouve aujourd'hui un assez bonnombre d'Européens. L’arabe est la langue domi-nante en Égypte , mais le turc et la langue franquey sont fort en usage; le copte n’y est plus parlé. Lemahométisme est la religion de l'élal ; mais les an-tres cultes y sont tolérés. Le gouvernement est confiéà un pacha (Méhémel-Ali), qui reconnaît la suzerai-neté de la Porte, mais dont l'autorité est réellementabsolue. Les provinces sont administrées par despréfets nommés mamours. Les revenus de l’Égypte s'élèvent à (10,000,000 de francs, 1 armée de terre
compte 200,000 hommes (en 1840).
Égypte ancienne . Liiez les anciens, le nom d'É-gvpte ne s'appliquait, à proprement parler, qu'à lavallée du Nil . La partie située à l'E. élait considéréecomme une dépendance de l’Asie , et était quelque-fois appelée Arabie égyptienne, et la partie située àTO. était une dépendance de la Libye . Quant àl'Égypte propre, elle fut partagée par Sésostris en3G nomes ou ptosch, dont 26 dans l’Égypte méri-dionale, qui se nommait alors le Maris, et 10 dansl'Égypte septentrionale ou Tsahct. Les Grecs accep-tèrent cetie division, mais portèrent à 40 le nom-bre des nomes; ils en comptaient 17 dans la Thé-baïde ou llaute-Égypte (depuis Svène au S. jusqu’àCuses au N.), 7 dans 1 Heptanomide ou Moyenne-Egypte (depuis Guses au S. jusqu'à Memphis au N.)et 10 dans le Delta ou Basse-Égypte (le Delta desGrecs répond auTsahet de Sésostris. et la Thébaïde ,joir.le à l'Heplanomide, répond au Maris). Voici dis-posés parallèlement les noms des nomes de l'Égvpte,d'après les Égyptiens et d'après les Grecs:
Suivant les Égyptiens. Suivant les Grecs.
Maris. Thébaïde.
Ambo,
Atbo,
Sné,
Ermonth,
Amoun,
Phatouri,
Phaturite ou Tathyrito.
Kefl,
Goplos.
Tenthori,
Tentyrile.
Hô,
Diospolite.
»
Abydos
Psoï,
Ptolémaïte.
Schmin ou Chemrnis,
Panopolite.
Albo,
Aphroditopolite
Tkoou,
Antæopolite.
Seliotp,
Sioout,
Ouahé Psoï,
Ilypsélite.
Lycopolite.
Grande-Oasis.
Heptanomide.
Schmoun, i
Hermopolite.
Kaïs,
Cynopolite.
Pcmsjé,
Oxyrinchite.
Hnès,
Heraclæopolite.
Piom,
Crocodilopolite.
Tpih,
Aphroditopolite.
Memû,
Memphite.
Tsahet.
Delta.
Pharbaït,
Pharbétite.
»
Léontopolite.
Sjani,
Tanite.
Schmoun-an-Erman,
Mendésien.
Pschali,
l’rosopite.
Nimcscholi ou Sjem-
r Sébennyte inférieur.
nouti,
Ounouphi,
1 Sébennyte supérieur.Onuphite
Pousiri,
Busirite.
1)
Xoïle.
1»
Phtembouthite.
Saï,
Saïle.
»
Naucratite.
Chbehs,
Cabasite.
»
Métélite.
Pténato,
Phthénotès.
Pour compléter la division de l’Égypte , il fautajouter aux 36 nomes égyptiens la Tiarabia ou Ara-bie égyptienne, divisée elle-même en 5 nomes (On,Athribi, Poubasti, Tiarabia propre et Sariom), et leNipltaïal ou Libye égyptienne, dont on ignore la di-vision.— De même, aux 40 nomes grecs, nousajoute-rons les deux contrées situées, l'une à l'E. du Déliajusqu’à Khinocolure, l'autre à l'O. jusqu'à Pnræto-nium. Elles se divisaient en 13 nomes, 6 àl'E. (Hé-liopolile, Alhribite, Ilubastite, Phagroriopolite, Sé-thréile, Ucroopolite), el 7 à 10. (Lélopolite, Gynæ-copolitc, Andropolite, Momemphite, Hcracléotis,I.ibyque et Nitriotis). ■— Sous la domination desPerses, l'Égvpte fut comprise par Darius dans la qua-trième satrapie. Darius conserva l'ancienne divisionen nomes, ainsi que les Ptolémées et les premiersempereurs romains; mais au iv' siècle, l'Egypte forma un diocèse divisé en 6 provinces : la Libye supérieure au N. O., ch.-l., Cyrène; la Libye infé-rieure à l'O., ch.-l., Parœtonium ; l’Égypte propre-ment dite au N., ch.-l., Alexandrie ; l’Auguslam-nique au N. E., ch.-l., Péluse; l'Arcadie égyptienneau centre, et la Thébaïde au S., ch.-l., Tlièbes.
La religion des anciens Égyptiens est une sortede panthéisme dans lequel toutes les forces do lanature sont personnifiées et divinisées. Voici som-mairement dans quel ordre sont disposées les prin-cipales divinités de l’Égypte. Au-dessus de Ions lesdieux se place un dieu sans nom, éternel, infini, etqui est la source de touies choses. Au-dessous deiui viennent sept dieux supercélestes : 1° Sncf ouAmoun (Jupiter Ammon, Ayathodémon, Hermès de»Grecs), dieu créateur, dont l'emblème est le bélier;2° la Matière ou limon primitif Uloulo), sous laforme d une sphère ou d’un œuf; 3° Neilli ( Athènion Minerve des Grecs) ou la pensée lumière quirenferme le germe do toutes choses; 4° Fia, leI dieu du feu el de la vie, représentant le principe