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lande, s’étend depuis la baie de la Trinité jusqu'àla rivière d'Endeavour.
ENDER1, ville de Russie . Voy. andkééva.
ENDIAN, ville de Perse (Khousistan), sur le Tab,à 26 kil. du golfe Persique ; 3,500 habitants,presque tous Arabes. Commerce avec Bassora .
ENDOR, ville de Palestine (Issachar ), près dumont Thabor , et au S. E. de Naïm, était la demeured’une célèbre pythonisse, qui évoqua devant Saiill’ombre de Samuel avant la bataille de Gelboë.
ENDYM10N, berger fabuleux de Carie ou d'Ëlide,d’une grande beauté, avait été placé dans le ciel parJupiter, qui ensuite l'en chassa et le condamna à unsommeil perpétuel, parce qu'il avait osé attenter àl'honneur de Junon . Diane s'éprit d'une vive pas-sion pour lui pendant qu’il dormait, et le transportadans un antre du mont Latmus en Carie , où ellevenait souvent le visiter. Il est à croire qu’Endymion cultivait l’astronomie et passait les nuits à suivre lecours de la lune; c’est là ce qui l'aura fait passerpour l’amant de Diane.
_ËNËE, Ætteas, prince troyen, fils de Vénus etd’Anchise , épousa Creuse, fille de Priam, et en eutAscagne . Il se distingua pendant la guerre de. Troie,surtout pendant la nuit fatale dans laquelle la villefut prise (1270). Après le sac de sa patrie, il s'enfuitportant sur ses épaules Anchise , son père, avec sesdieux Pénates, tenant par la main son fils Ascagne ,et suivi de Créuse , son épouse, qui se perdit dans uneforet. 11 s’embarqua avec un grand nombre de Troyenspour aller former un établissement dans une terreétrangère. Après avoir été longtemps sur les mers lejouet d’affreuses tempêtes, etavoirété jetésurles côtesde Carthage où, selon Virgile, Didon le retint quelquetemps, il aborda enfin en Italie après sept ans de na-vigation. A Cumes, la Sibylle le conduisit aux enfers,où il visita l’ombre de son père, qui était mortdepuisplusieurs années. Arrivé dans le Latium , il fut bienreçu du roi Latinus qui lui offrit la main de sa filleLavinie. Mais Turnus , roi des Rulules, à qui la prin-cesse avait été fiancée, lui déclara la guerre. Aprèsdes succès divers, le roi des Rutulcs fut vaincu ettué par Ënée dans un combat singulier. Le vain-queur épousa Lavinie , bâtit en son honneur la villede Lavinium, et régna plusieurs années sur le La-tium (vers 1250). Il eut de Lavinie un fils nomméSylvius. — Virgile a fait d’Ënée le héros de sonEnéide , et lui a donné une piété sans égale. 11 estinutile de dire que rien n’est moins certain que lesaventures d’Ënée , de même que son établissementen Italie .
énée le Tacticien , l’un des plus anciens auteursqui aient écrit sur l’art militaire, vivait dans le iv' siè-cle av. J.-C., vers Van 336 ; ses ouvrages sont per-dus. Casaubon a publié sous le nom de cet écrivainun traité De loleranda obsidione , grec et latin, 1609,traduit en français par Beausobre , 1757. C’est unabrégé de l’ouvrage d’Ënée fait par Cinéas .
énée de Gaza , philosophe platonicien du v* siècle,disciple d’IIiéroclès, était chrétien. 11 écrivit, sous letitre de Théophraste , un dialogue sur l'immortalitéde l’àme et la résurrection des corps, Zurich , 1569,qui fut traduit en latin par Ambroise-le-Camalduledès 1516.
ÉxÉE (Sylvius), pape. Voy. oie ii.
ENERVES de jumiéges (les). Voy. jumièges .
ËNËS1DÈME. Voij. ænésidème.
ENFERS, fn/erni loci, lieux souterrains où, selorles anciens, se rendaient les âmes des morts; il;avaient Pluton pour dieu et pour roi. L’Enfer étaiarrosé par 5 fleuves, l’Achéron, le Cocyte, le Styx , hPhlégéthon et le Léthé . Après avoir passé l’Achéronon subissaitle jugement, et l’on était envoyé soit dan:leTartare, séjour des méchants, qu’entourait le Stvx»>t dans les Champs-Elysées , séjour heureux de:justes, qu’arrosait le Léthé . Los poètes plaçaient gé-
néralement l’entrée des Enfers prèsdu maraisd’Aché-rusie en Epire, ou de l'Averne en Italie . Selon laFable, plusieurs héros descendirent aux Enfers etpurent néanmoins revenir sur la terre ; tels sontHercule, Thésée, Orphée, Enée , etc.
ÉNFIELD, ville d’Angleterre (Middlesex), à 14kil. N. E. de Londres ; 9,000 hab. Ruines d’unpalais d’Edouard VI. — Ville des États-Unis (Con-necticut ), à 22 kil. N. d’Hartford.
ENFIELD (Will.), ecclésiastique anglais , né àSudbury en 1741, ministre et professeur de belles-lettres à Wanington (Lancaster), mort à Norwichen 1797, a publié un grand nombre d’ouvragespour l’instruction de la jeunesse; les principauxsont the Speaker (l’orateur), 1775, choix de mor-ceaux oratoires pour les écoles ; Sermons biographi-ques, ou Suite de discours sur les principaux per-sonnages de l’Écriture sainte, 1777 ; Histoire de laphilosophie, extraite de Brucker, 1790.
ENGADDI ou HAZEZON THAMAR, ville de Pa-lestine (tribu de Juda ), à l’embouchure du Jour-dain dans le lac Asphaltite.
ENGADINE (c.-à-d. qui est à la tête de l'Inn ),vallée de Suisse, dans le canton des Grisons , for-mée au N. 0. par les Alpes Lépontiennes, et au S.E. par les Alpes Rhéliques ; elle est traversée parl'Inn dans toute sa longueur, qui est de 80 kil.environ; 9,000 hab. Glaciers, forêts de pins; orge.Emigrations . — Cette vallée se divise en Hauteet Basse-Flngadine. Au xn e siècle, elle appar-tenait à l’évêque de Coire ; du xiii'jusqu'au XIV',la B.-Engadine fit partie du Tyrol. Les Autrichiens en brûlèrent tous les villages en 1621. De 1799 à1801, il s'y livra plusieurs combats entre les Fran-çais et les Autrichiens.
ENGEL (J.—J.), né en 1741, dans le duché deMecklembourg, mort en 1802, enseigna pendant20 ans la morale etles belles-lettres à Berlin (1776-1787), fut chargé de l’éducation du prince de Prusse (Frédéric-Guillaume 111), puis fut nommé directeurdu théâtre de Berlin , 1787. On a de lui une Théo-rie de la mimique, 1785, ouvrage estimé, traduit enfrançais par Jansen, 1788; quelques comédies, leroman de Lorenz Slarck, et des mélanges. Ses œu-vres ont été publiées à Berlin , 1801-16,12 vol.in-8.
ENGELBERG, ville de Suisse (Untenvald), surl’Aa, à 15 kil. S. de Stantz ; 1,900 hab. Abbaye deBénédictins , fondée au xi° siècle par un seigneurde Soldenbilren.
ENGER, v. des Étals pruss. (Westphalie ), à 28 kil.S. 0. de Minden ; 1,400 hab. Résidence de Witikind ,auquel l’empereur Charles IV fit ériger en 1377 unmausolée qui fut transporté à Herford en 1414.
ENGH1EN, Angia, ville de Belgique (Hainaut ), à27 kil. Nord de Mons, - 3,500 hab. Dentelles, toiles,cotonnades. — Cette ville appartint d’abord à la mai-son de Luxembourg ; elle passa dans celle de Bour-bon (1485) par le mariage de Marie de Luxembourg avec François de Bourbon, comte de Vendôme,aïeul de Henri IV. Celui-ci vendit la ville d’Enghien ,en 1607, à Charles de Ligne, comte d’Aremberg .Cependant le titre d’Enghien resta en France ; Louisde Bourbon, premier prince de Coudé , second filsde François de Bourbon, voulant partager avec sonfrère aîné le titre de baron d’Enghien , en fit trans-porter le nom à Nogent-le-Rotrou ; Henri II deCondé, son petit-fils, transporta ce même nom à laville d’issoudun , et depuis il fut transféré une troi-sième fois au duché-pairie de Montmorency , quiporta depuis le nom de duché d’Enghien . Les filsaînés des princes de Condé portaient le titre de ducd’Enghien du vivant de leur père,
E.N'GHIEN-LES-BAINS ou EXCHIEN -MONTMORENCY,bourgde France (Seino-et-Oise), Voy. montmorency.
ENGH1EN (Louis-Antoinc-IIenri de bourdon,duc d’), le dernier des Coudés, né à Chantilly en
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