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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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EP1N — 566 — EPIK

Schweighæuser a recueilli tout ce qui reste d’Epic-tète, sous ce titre : Epicleteæ philosophiœ monu-menta, Leipsick, 1799-1800, 5 vol. in-8.

EPICURE , célèbre philosophe grec, né à Gar-gettos, bourg près d'Athènes , l'an 341 av. J.-C.,était fils d'un maître d'école. 11 lut de bonne heureDémocrite pour lequel il se passionna, et ayant en-suite étudié les principaux systèmes enseignés de sontemps, il se crut bientôt en état de former une sectenouvelle. 11 enseigna d'abord à Lampsaque et trans-porta ensuite son école à Athènes (309). 11 fit danscette ville l'acquisition d’un jardin où se réunissaientBes disciples, qui y vivaient en commun. 11 mourutl’an 270 av. J.-C., dans sa 72” année. En morale,Epicure enseignait que le plaisir est le souverainbien de l'homme et que tous nos efforts doiventtendre à l’obtenir ; mais il faisait consister le plaisirdans les jouissances de l'esprit et du cœur autantque dans celles des sens. En physique, il expliquaittout par le concours fortuit des atomes ; il niait l'im-mortalité de lame; il admettait des dieux, êtresd’une nature supérieure à l'homme, mais il leurrefusait toute action sur le monde et niait la Pro-vidence; il prétendait ainsi détruire par la racinetoute superstition. Il avait composé de nombreuxouvrages qui ne nous sont pas parvenus. On a seu-lement de lui deux Lettres, publiées par Schneider(Leipsick, 1813); des fragments des livres II et XId'un Traité sur la nature, retrouvés à Ilerculanum etpubliés par Orellius, Leipsick, 1818. On trouve denombreux renseignements sur la vie et la doctrined’Epicure dans Diogène Lafirce, livre X. Lucrèce aexposé la physique d’Epicure dans son poème DeNaturarerum. Gassendi s’est efforcé de réhabiliter cephilosophe dans l’ouvrage intitulé : De Vita, moribuset doclrina Epicuri, çt de rajeunirsa philosophie dansson Synlagma philosophies epicureœ, 1655.

EPIDAMNE, ville d’Epire . Voy. DYRiucniuii.

EP1DAURE, Epidaurus, nom commun à 3 villesgrecques: la 1" en Dalmatie , chez les Enchéléens,auj. Ragusi-Vecchio; — la 2' en Laconie, sur le golfeArgol. ,àâk.N.de. Napoli de Malvoisie;-}tx 3' et la pluscélèbre, en Argolide, sur le golfe Saronique : c'estauj. Pidavro. Elle était la capitale d’un petit étatdit Épidaurie ; Esculape en était la divinité princi-pale , et y avait un temple et un oracle célèbres.

EPID1RES, ville d’Egypte . Voy. Bérénice.

ÉPIGONES, c.-à-d. descendants, nom donné auxfils des sept chefs qui étaient morts au siège deThèbes . Ces princes, qui ‘étaient aussi au nombrede sept, et dont les principaux étaient ; Thersandre ,fils de Polynice; Égialée, fils d’Adraste; Alcméon ,fils d’Amphiaraiis ; Diomède, fils de Tydée , vinrent,10 ans après la guerre de Thèbes , mettre de nou-veau le siège devant cette ville, et s’en emparèrent(vers 1300 av. J.-C. selon les uns, vers 1220 selonles autres).

ÉPIMËNIDE, Cretois, de la ville de Cnosse , con-temporain de Solon , avait une grande réputationde piété. Solon l'appela à Athènes pour purifier laville, qui avait été affligée de la peste, et pour ré-former le culte, 596 av. J.-C. Ilmourutvers538,dansun âge très avancé. On a débité sur Épiménide descontes ridicules ; on prétendait qu’il avait dormipendant cinquante ans dans une caverne, qu'il avaitvécu près de 300 ans, qu’il avait le pouvoir de pré-dire l'avenir, etc. On lui attribuait plusieurs ouvra-ges, entre autres un poème sur les Argonautes.

ËP1MÉTHÉE, fils de Japet et frère de Promélhée,épousa Pandore, et eut l'imprudence d'ouvrir laboîte fatale que cette femme avait reçue de Jupiter,et que Prométhée avait refusée. 11 fut père de Pyr-rha, femme de Deucalion . Voy. pandore.

EP1NAC. ch.-l. de canton (Saône-et-Loire ), à16 kil. N. d'Autun ; 1,200 hab. Houillère.

EPINAL, ch.-l. du dép. des Vosges , sur la Mo- .

selle, à 376 kil. E. de Paris ; 9,526 h. Coll, connu.Bibliothèque. Statue de Cl. Lorrain, né près de là.Commerce de plantes oléagineuses; fabriques depapiers, merceries, etc. Fondée en. 980 par un évê-que de Metz , elle se donna en 1446 au duc deLorraine. —L'arr. d’Ëpinal a 6 cantons (Bains,Bruyères, Châtel-sur-Moselle, Rambervilliers , Xer-tigny, plus Ëpinal), 129 communes, et 94,173 hab.

ÉPINAY (madame d'), fille de M. Tardieu desClavelles, officier distingué, née vers 1725, morteen 1783, épousa M. de la Live d’Epinay, riche fer-mier général. Elle se lia avec les hommes de lettresles plus célèbres, J.-J. Rousseau, Grimm, Duclos,Diderot , d'Holbach ; elle combla de bienfaits J.-J.Rousseau qu'elle appelait fort plaisamment son Ours,et fit bâtir pour lui, auprès de son parc de la Che-vrette, dans la vallée de Montmorency , la jolie pe-tite maison de l'Hermitage; mais celui-ci, après avoirsenti pour elle une vive passion, devint jaloux deGrimm, et ne paya plus sa bienfaitrice que d'ingrati-tude. On a de Mad. d'Epinay : Mes Moments heureux(1752); Lettres àmon fils (1758); Conversations d'Émi-Jze (1781), ouvrage fait pour l'enfance et qui obtint en1783 le prix d'utilité (prix Montyon). On apubliéen 1818: Mémoires et correspondance de madamed’Épinay; Anecdotes inédites pour faire suite auxMémoires ; Correspondance inédite de l'abbé Galianiavec madame d'Épinay, etc.

ÉP1PHANE (saint), docteur de l'église grecque,archevêque de Salamine en Chypre , né vers 310près d’Eleuthéropolis en Palestine, mort en 403,vécut quelque temps dans la solitude, et se lia avecle célèbre Hilarion . Il combattit avec le plus grandzèle les erreurs d'Arius et d'Origène, alla à Jéru-salem, à Antioche et à Constantinople , accuser etcombattre les évêques et les solitaires qu'il soup-çonnait d’hérésie, et outrepassa quelquefois lesbornes de la ferveur. Sa fête est célébrée le 12 mai.On a de lui : Panarium ou Antidote contre les héré-sies, dans lequel il donne l’histoire d'un grand nom-bre d’hérésies; un traité des Poids et Mesures desJuifs; Anchora ou Ancre, destiné à confirmer et àfixer les esprits dans la foi. Son style est grossier,incorrect, mais vigoureux. Ses oeuvres ont été publiéespar le P. Pétau, grec-latin, 1662, 2 vol. in-fol.

épiphane, surnommé le Scholastique , dénomina-tion qui signifiait alors jurisconsulte, vivait en Italie vers l’an 510. A la prière de Cassiodore , il tradui-sit du grec en latin les histoires ecclésiastiques deSocrate, de Sozomène et de Théodoret , et en fit unabrégé en 12 livres sous le titre d ’Historia tripar-tita (publié à Bâle, par Beatus Rhenanus , 1523,traduit en français par L. Cyaneus, Paris , 1568).On attribue encore à Epiphane la traduction latinedes Antiquités juives de Josèphe (Oxford, 1700), etde quelques autres ouvrages grecs.

épiphane , surnom d'ANTiocHus iv, roi de Syrie ,et de ptolémée v, roi d’Égypte (Voy. ces noms).

ÉPIPHANÉE ou ÉPIPHANIE, nom commun àdiverses villes anciennes, entre autres: 1° l’ancienneHamath, auj. Hamah, en Syrie, dans la Chalcidice ;2° une ville de Cilicie , auj. Surpendkhar , sur lesconfins de la Cyrrhestique.

EPIPHANIE ( epiphaneia , manifestation), fête reli-gieuse qui se célèbre le 6 janvier, en commémora-tion du jour où la divinité du Christ fut manifestéeaux Gentils par l'adoration des rois Mages (Voy.mages). On la nomme aussi vulgairement le Jour desRois . L'église célèbre le même jour l’Épiphanie, lebaptême de Jésus-Christ , et son premier miracle auxnoces de Cana.

EPIRE , Epirus (du mot grec epeiros, qui veut direcontinent), auj. l 'Albanie méridionale, contrée dela Grèce septentrionale, était bornée au N. par 1II-lyrie, à l'O. par la mer Ionienne , à l'E. par laTlies-salie et l'Achélotls ; elle se divisait en Chaonie e