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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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ESSE — 578 — ESSO

toria. Beaucoup de montagnes qui donnent nais-sance à une foule de riv. dont les principales sontle Rio-Doce, le Guarapary, etc. Climat doux ; grandefertilité, plantes tropicales, un peu de manioc, su-perbe bois de charpente, sassafras, cèdres, etc.

ESPRIT (saint) , 3 e personne de la Trinité, des-cendit sur les apôtres à la Pentecôte. Les Ariensniaient le Saint-Esprit ; ils furent condamnés en 381.

ESPRIT (Jacques), appelé communément l'abbéEsprit , quoiqu'il n’ait jamais été dans les ordres,né à Béziers en 1611, mort en 1678 , gagna par sestalents la faveur du duc de La Rochefoucauld, au-teur des Maximes, et du prince de Conti, qui luifirent des pensions et lui procurèrent le titre de con-seiller du roi et un fauteuil à l’Académie Française .On lui attribue l’ouvrage intitulé : Fausseté des ver-tus humaines, 1678, 2 vol., abrégé par Desbans, sousle litre de l’Art de connaître les hommes ; c’est uncommentaire des Maximes de La Rochefoucauld .

ESPRIT (ordre du saint-). Voy. saint-esprit.

ESQU1LLACE (borgia, princed ). Voy. borgia.

ESQUIL1N (mont), auj. le mont de Sainle-Marie-Majeure, une des sept collines principales de Rome ,au S. du Quirinal, au N. du mont Cœlius , fut ren-fermé dans la ville par Tullus Hostilius . C’est làqu’on exécutait les criminels.

ESQUILINE (porte), une des portes occidentalesde Rome , auj. porte de saint-laurent.

ESQUIMAUX ou ESK1MOS, peuple indigène del’Amérique septentrionale , habite aussi une petiteîle du continent asiatique, au N. E. On les diviseen 5 groupes : 1° les Kalalits ou GroBnlandais ;2° les Labradoriens ou Esquimaux orientaux, ditsaussi Petits-Esquimaux ; 3° les Esquimaux occiden-taux ou Grands-Esquimaux (vers les embouchures duMackenzie, du fleuve dit Mine-de-Cuivrc, et dansl’archipel Baffin-Parry) ; 4° les Aléoutes (dans lesîles de ce nom, entre l’Amérique et l'Asie ); 5° lesTchouktches ou Aglemoutes, répandus dans l’Amé-rique russe et dans l’Asie . Les Esquimaux s’écar-tent peu des côtes, et vivent du produit de leurpêche. Ilssont pour la plupart affligés d’ophlhalmieset décimés par la petite-vérole. Leur naturel est trèssauvage et leur saleté est extrême. Peu d’entre euxont su dompter le renne ; ils n’ont d’autre animaldomestique que lechien, qu’ils attellent à leurs traî-neaux. Leurs bateaux sont très ingénieusement con-struits avec des peaux de veau marin sur une car-casse de bois ou un dos de baleine. Les Esquimauxvivent dans une indépendance complète et n’obéissentà aucune sorte de gouvernement ; ils avaient à peineune notion de la Divinité avant l’arrivée des FrèresJloraves, qui, en 1733, vinrent leur prêcher la foi.

ESSARTS (les), ch.-l. de cant. (Vendée ), à 8 k.S. 0. de St-Fulgent ; 1,800 hab. Foires tous lesmois.

ESSE (André de Montalcmbert, sire d’), vaillantcapitaine, né en 1483 dans le Poitou , fut le compa-gnon d’armes deFrançois 1, défendit Landrecies con-tre Ch.-Quint, 1543, secourut les Ecossais contre lesAnglais , ctse fit tuer en défendant Thérouane, 1558.

ESSEN, v. des Etats prussiens (Westphalie ), à31 k. N. E. de Dusseldorf ; 4,500 h. Armes blanches.

ESSEN (Jean-Henri, comte d’), feld-maréchalsuédois, né en 1755 dans la Westgothie, mort en1824, devint le favori de Gustave 111 et conservaun grand crédit auprès de Gustave-Adolphe IV,qui le nomma gouverneur de Poméranie . En 1807,il soutint contre les Français un siège honorabledans Stralsund . Après l’abdication du roi, 1809, ilfut appelé au conseil d’état par son successeur Char-les Xlll, fut envoyé en ambassade à Paris pour traiterde la paix, commanda un corps d’armée dans l’inva-sion de la Norwége, 1814; fut gouverneur de cepays jusqu’en 1816, puis grand-maréchal de Suède .

ESSËNIENS ou ESSEENS, sectaires juifs, sedistinguaient par des vertus austères, proscrivaient

le mariage, la servitude et la guerre; recomman-daient l’amour de Dieu et du prochain et en-seignaient l’immortalité de l’âme ; ils formaientune sorte d'association ou d’institut moral et reli-gieux , et vivaient dans des espèces de monastères,mettant leurs hiens en commun, et se livrant àl’agriculture. Ils étaient opposés aux Saducéens ,qui niaient l’immortalité de l ame. On trouve entrecette secte et les premiers Chrétiens une grandeanalogie. On ne commence à faire mention des Es-séniens que vers le temps des Macchabées , environ150 ans av. J.-C.

ESSEQUEBO ou ESQUIVO, riv. de l’Amériquedu Sud, naît dans la Guyane brésilienne , coule auN. O., puis au N. E.; sépare la Guyane anglaise dela Colombie , et se perd dans l’Océan Atlaniique,après un cours de 700 kil.

essequebo-démérary (gouvernement d’). Voy.démérary .

ESSEX, un des comtés orientaux de l’Angleterre ,au S. de ceux de Suffolk et de Cambridge , à l’E.de ceux d’Hertford et de Middlesex, au N. de celuide Kent dont le sépare la Tamise , sur la mer;80 kil. sur 70; 290,000 hab. Ch.-l., Chelmsford .Sol plat ou collines. Marais au S. Beaucoup degrains. —Plusieurs comtés et communes des Etats-Unis portent le nom d’Essex .

essex (roy. d’), Easl -Seaxe-rice (c.-à-d. roy. deSaxe orientale), un des roy. de l’Heptarchie anglo-saxonne. Voy. heptarchie.

ESSEX (Robert devereux ou d’evreux, comte d’),favori de la reine d’Angleterre Elisabeth, né en1567, était fils de Walter Devereux , premier comted’Essex , et par sa mère parent de la reine; ilavait pour beau-père le comte de Leicester. Présentéà la cour dès l’âge de 21 ans, il plut à la reine etobtint en peu de temps les premières places et lesplus grands honneurs. Envoyé en Irlande contreles rebelles, à la tête de plus de 20,000 hommes(1599), il laissa cependant dépérir son armée. Elisa-beth, qui avait déjà eu plusieurs fois à se plaindrede sa hauteur, le suspendit de ses dignités et luidéfendit l’entrée de la cour. D’Essex résolut de sevenger, et il porta l’audace jusqu’à tenter de dé-trôner sa bienfaitrice. Il fut arrêté, se reconnutlui-même coupable, et fut condamné à mort (1601).La reine balança long-temps entre la justice et laclémence; mais enfin croyant, sur de faux rapports,que le coupable dédaignait de lui demander grâce,elle signa l’arrêt fatal , et d'Essex fut exécuté. 11n’avait que 34 ans. D’Essex avait dû sa faveur bienplus à ses qualités extérieures qu’à un mérite réel.Sa fin tragique a été plusieurs fois mise sur la scène.— 11 laissa un fils, nommé aussi comte d'Essex , quifut rétabli dans les prérogatives de sa famille parJacques I, mais qui, sous Charles I , entra dansl’opposition et combattit l’armée royale à la tête desparlementaires.il livra au roi les 2 bat. indécises aeEdge-Hill (1642) et Newbury (1643), et m. en 1646.

essex (Arthur capel, comte d'), vice-roi d Ir-lande sous Charles II , et chef de la nouvelle mairson d’Essex qui subsiste encore auj. Voy. capel.

ESSLING, ville d’Autriche, à 9 kil. E. de Vienne .Napoléon y remporta une grande victoire sur lesAutrichiens le 22 mai 1809; elle valut à Massena,qui y avait eu la plus grande part, le titre de princed’Essling . Les Autrichiens donnent à cette bataillele nom de bataille d’Aspern , du nom de Gross-Aspern, village voisin d'Essling .

ESSL1NGEN, ville murée du roy. de Wurtem-berg, à 11 kil. S. E. de Stultgard; 5,600 hab.Riche hôpital. Ancienne ville libre et impériale.

ESSOLTANE, ville d’Afrique , dans le roy. «Dar-Four , à 58 kil. N. E. de Cobbé; une des rési-dences du sultan. A . ,

ESSONNE , village du dép. de Seiue-ct-üise, a