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la mer Intérieure ; à l’E. par la mer Egée , l’Hel-Iespont, la Propontide, le Bosphore de Thrace , lePont-Euxin, le Bosphore Cimmérien , le Palus-Méo-tide et le Tanaïs. — On peut diviser l’Europe an-cienne en 19 parties : au N. les lies Britanniques , laChersonèse Cimbrique, la Scandinavie ; au N. E. devastes contrées peu connues et désignées sous lenom de Sarmatie ou Scythie européenne ; au cen-tre, la Gaule, la Germanie, la Vindélicie, la Rhétie ,le Norique, la Pannonie, la Dacie et l'Illyrie ; auS. l’Hispanie, l'Italie, la Mossie, la Thrace , la Ma-cédoine. l'Épire et la Grèce .
EUROTAS , auj. 1 'Iri ou le Vasili-potamo, fleuvede Laconie, arrosait Sparte et se jetait dans le golfeLaconique. Les Spartiates l'adoraient comme undieu et lui donnaient le nom de Fleuve-Roi [Rasileuspotamos), d'où le nom moderne. Le laurier, le myrte,l'oliv. ornaient ses bords.— eurotas, roi. V. sparte.
EURUS, dieu du vent d’Est chez les Grecs.
EURYALE, Troyen, ami de Nisus. Voy. msos.
EURYB1ADE, général Spartiate, commandaitavec Thémistocle à Salamine . Effrayé à la vue dela multitude des vaisseaux de Xerxès , il voulaits’éloigner au moment du combat ; et comme Thé-mistocle s’y opposait, il s'emporta au point de leversur lui le bâton qu’il tenait à la main : « Frappe,lui dit Thémistocle , mais écoute. » Ramené par cetrait de modération et de grandeur d’âme, Eury-biade se rendit à l’avis du général athénien .
EURYCRATE, roi de Sparte . Voy. sparte.
EURYDAMUS, roi de Sparte . Voy. sparte.
EURYDICE, femme d’Orphée , remarquable par sabeauté. Elle fut, selon la fable, piquée par un ser-pent pendant qu’elle fuyait les poursuites du bergerAristée et périt de cette blessure. Orphée descenditaux Enfers pour l’y chercher ; mais trop impatientde la posséder, il la perdit au moment même où elleallait revoir le jour. Voy. Orphée .
Eurydice, reine de Macédoine, femme d’Amyntas .Cette princesse ambitieuse et déréglée, voulant placersur le trône son gendre pour lequel elle éprouvaitune passion incestueuse, fit périr son époux et deuxde ses propres enfants. Philippe, le 3' de ses fils, sutse soustraire à ses embûches et régna paisiblement.
Eurydice , femme de Philippe Arrhidée, qui futreconnu roi de Macédoine après la mort d’Alexandre,son frère, gouverna quelque temps sous le nom deson faible époux; combattit Olympias et Roxane , quivoulaient faire reconnaître le jeune Alexandre ;mais étant tombée entre les mains d'Olympias , ellereçut ordre de se donner la mort, 316 av. J.-C.
EURYMEDON, riv. de Pamphylie , se jetait dansla mer. près de Side. Cimon y battit les Perses, 470.
EURYNOME, Océanide, mère des Grâces.
EURYPON, roi de Sparte , 1028-21, donna sonnom aux Eurypontides ou Proclides. Voy. proclès .
ÉURYSTHËE, fils de Sthénélus , régna sur Argoavers 1367, et eut, dit la fable, toute sa vie la supé-riorité sur Hercule , parce qu’il était né quelquesheures avant lui ( Voy. hercule ). Il imposa auhéros les pénibles entreprises connues sous le nomdes douze travaux d’Hercule . Il périt dans un combatcontre Hyllus, fils du héros,à l’isthmede Corinthe .
EURYSTHÈNE et PROCLES, fils jumeaux d’A-ristodème, un des trois chefs héraclides qui conquirentle Péloponèse (1180 av. J.-C.), montèrent ensemblesur le trône par ordre de l’oracle de Delphes , etrégnèrent simultanément, le premier 43 ans, et lesecond 42. Il y eut toujours depuis à Lacédémone deux rois (un de chacune des deux branches): lesuns s’appelaient Eurysthénides (ou Agides ), et lesautres Proclides (ou Eurypontides ).
EURYSTHÉNIDES. Voy. eurysthène.
EURYTUS , roi d'OEchalie, avait promis sa fillelole à celui qui le surpasserait dans l’art de tirerde l’arc. Vaincu par Hercule , il voulut éluder sa
promesse; mais celui-ci assiégea OEchalie, enlevalole et força Eurytus à s'enfuir dans l’île d'Eubée où il fut tué par Apollon .
EUSÈBE, surnommé Pamphile , célèbre évêquede Césarée (en Palestine), dit le Pire de l'histoireecclésiastique, né vers 270, se lia de bonne heureavec le vertueux Pamphile , dont il joignit le nomau sien en preuve d’affection; visita les solitaires del’Egypte et de la Thébaide, et fut fait évêque de Cé-sarée en 315. Il jouit de l'estime de l’empereurConstantin qui voulut même l’élever sur le sièged’Antioche , mais il refusa cet honneur. On lui re-proche d'avoir penché vers l’arianisme, d’avoir con-tribué avec les évêques ariens à faire déposerEustathe au concile d’Antioche (330), d’avoir solli-cité de Constantin l’exil de saint Athanase et le rappeld'Arius . D'anciennes chroniques le placent au nom-bre des saints, mais l’Eglise ne le reconnaît pascomme tel. Eusèbe était un des hommes les plussavants de l’antiquité ; il a laissé un grand nombred’ouvrages précieux pour l'histoire, surtout pourl’histoire ecclésiastique ; tous sont écrits en grec .Les principaux sont ; Histoire ecclésiastique, en 10livres, depuis J.-G. jusqu’à la défaite de Liciniu»(publiée par Valois, grec-latin, Paris , 1639, in-fol„dans sa Collection des historiens ecclésiastiques grecs,et séparément parReading, Cambridge, 1720; Hei-nichen, Leipsick, 1829, 2 vol. in-18; traduite enfrançais par le président Cousin) ; Préparation etDémonstration évangéliques (publiées par FrançoisVigier, Paris , 1628, grec-latin, 2 vol. in-fol.); ontrouve dans cet ouvrage un curieux fragment deSanchoniaton ; Vie de l’empereur Constantin et Pa-négyrique de ce prince (publiés par Ileinichen,Leipsick, 1830); Apologied’Origine; quelques ouvra-ges de théologie; enfin une célèbre Chronique, quiva depuis le commencement du monde jusqu’à lavingtième année du règne de Constantin , ouvraged’une grande importance pour la chronologie. L'o-riginal grec de cet ouvrage s’est perdu, mais nousen possédons une traduction latine avec une conti-nuation par saint Jérôme. On en a retrouvé en 1784une traduction arménienne qui a été publiée parMM. Zohrab et Mai, Milan , 1818, in-4.
Le nom d 'Eusèbe, qui en grec veut dire pieux, aétéporté par plusieurs autres personnages, entre autres;un évêque de Nicomédie et de Constantinople , quifut un fauteur déclaré de l’arianisme et un ad-versaire acharné de saint Athanase ;—un évêquede Samosate, sous Théodose , qui, au contraire,combattit les Ariens ; — un évêque de Dorylée , quicombattit l’hérésie de Nestorius ; ■—un pape, éluen 310, mort la même année; — un pieux évêquede Verceii, mort en 370, qui fut canonisé, et quel’on fête le 15 décembre; — enfin un saint prêtreromain, qui confessa la foi et souffrit le martyre auIV' siècle; on l’honore le 14 août.
EUSEB1A, ville de l’Asie-Mineure. Voy. césarée .
EUSTACHE (saint), martyr à Rome , portait
d’abord le nom de Placideetreç.aprèssa conversion je
nom d’Eustache (c'est-à-dire constant). 11 souffrit lamort sousAdrien, vers l'an 130 deJ.-C.,avecsafem-me et ses deux fils. Sa fête tombe le 20 septembre.Les actes de saint Eustache ont été publiés en grecpar Combefis, Paris , 1660. Ils renferment des con-tes incroyables.—L’Église fête le 29 mars un S. Eus-tache ou plutôt Eustase, abbé de Luxeuil auvii'9-
eustache, nom de plusieurs comtes de Boulognedont le plus célèbre est Eustache III, frère de Oo-defroy de Bouillon, mort en 1125. Il eut pour mj 6et pour héritière Mathilde , qui épousa Etienne deBlois, depuis roi d’Angleterre .
EUSTACHE DE SAINT-PIERRE. Voy. SAINT-PIERRE-
eustache ( Barthélemy ), Eustachi en italien ^savant anatomiste et médecin, né vers 1510 à San-Severino dans la Marche d’Ancône , mort en la’ - *-