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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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longtemps les doctrines les plus violentes; maisayant voulu revenir à une conduite plus modérée,il se fit des ennemis : on l'accusa d’avoir reçu100,000 fr. de la Compagnie des Indes pour falsi-fier un décret qui excluait les administrateurs decette Compagnie de la liquidation de leurs proprescomptes ; il fut traduit devant le tribunal révolu-tionnaire, condamné et exécuté le même jour queDanton et Camille Desmoulins , qui se plaignaientd'être accolés à un voleur (5 avril 1794). Ses Œu-vres ont paru à Paris , 1802, 2 vol. in-8 ou in-12.Ses meilleures pièces sont le Présomptueux (1789) ;le Pliilinle de Molière, ou la Suite du Misanthrope(1790); l'Intrigue ipislolaire (1790); les Précepteurs(1799), etc.

fâche d'olivet, littérateur médiocre, de la mêmefamille que Jean Fabre (de Nîmes), né àGanges (Hé-rault) en 1707, mort à Paris en 1825, a donné quel-ques romans et quelques poésies, mais il est surtoutremarquable) par la tournure mystique de son esprit.11 prétendit avoir découvert la clef des hiéroglyphes,avoir retrouvé le vrai sens de la langue hébraïque,qui était, disait-il, restée ignorée jusqu'à lui; ilpublia dans ce but la Langue hébraïque restituée ,1816. 11 disait aussi avoir guéri des sourds-muetspar une méthode secrète (Guérison de Rodr. Grivel,1811).

Faure (François-Xavier), peintre français, né àMontpellier en 1700, mort en 1837, fut élève deDavid, obtint en 1787 le grand prix de peinture,se rendit à ltome, puis à Florence où, dit-on, il s'u-nit secrètement avec la comtesse d'Albany, veuvedu dernier des Stuarts et d'Alfiéri . Ses principauxtableaux sont : la Mort de Milon de Crotone; Phi-loclète dans l'ile de Lemnos ; la chaste Suzanne ; leJugement de Pûris ; la Mon de Philopœmen, le portraità’Alfieri, etc.'Le musée de Montpellier a été enrichipar Fabre de plusieurs riches collections, et depuisla mort de ce peintre il porte le nom de Musée-Fabre .

fadre (Marie-Jos.-Victorin), écrivain et poètedistingué, né à Jaujac (Ardèche ) en 1785, mort en1831 à l’âge de 46 ans, se fit un nom dans les lettresdès l’âge de 20 ans, et publia dans le court espacede sa vie littéraire un assez grand nombre d’ou-vrages en prose et en vers qui l’ont mis au rangdes écrivains distingués ; voici les principaux : Élogede Boileau , 1805, in-8; Discours en vers sur lesvoyages, 1807, in-8 ; Éloge de P. Corneille , 1808,is-8 ; la Mort de Henri IV , poème, avec notes, 1808,in-8 ; Éloge de La Bruyère, 1810, in-4; Tableaulittéraire du xvni' siècle, 1810, in-8; Éloge deMontaigne , 1813, ln-8. Ses QEuv. ont été publ., aveccelles de son frère, par C. Durand, 1844, 6 vol. in-8.

fahrf, (J.-Raymond-Auguste), frère du précé-dent, né en 1792, mort en 1839, s’est aussi distin-, ™ , 8 * ea Ifdlccs et a fondé en 1829 le journalla Tribune. On lui doit : la Calédonie, poëme endouze chanls, 1823, in-8; Histoire du siège de Misso-longhi, 1826, in-8 ; la Révolution de 1830 et Mémo-rial historique de la Révolution, 1833.—Voÿ.FAVRE.

vABRETTI (Raphaël), antiquaire, né à Urbin en 1618, mort à Rome en 1700, fut successivementï"°™ r du pape Innocent VIII , légat dans le du-cnê d Urbin , et préfet des archives secrètes du châ-teau hl-Ange sous le pontificat d’innocent XII.

large de diverses missions importantes, il se liaaiec les savants de l’Espagne, de la France et dealie. On a de lui des Dissertations sur les aque-ucs des Romains, des Observations sur la colonne'ajonc Rome , 1683, in-fol., imprimées avec deuxî? rt remilrf iuables, l’un sur la Table i/ia-„ ;> Das ' re !|6f qui représente les événements de lar î' , °‘ e ) i l’autre sur le canal souterrainutUbù sous le règne de Claude pour l’écoulementues eaux du lac lnicin ; un Recueil d'inscriptions,10JJ, un des ouvrages les plus parfaits que l’on

possède en ce genre ; des Mémoires sur la topogra-phie du Latium , et divers Opuscules sur des sujetsd’érudition.

FARRI de peiresc. Voy. peiresc.

fauri de Hilden. Voy. farrice de Hilden .

FABR1ANO, ville de l’Etat ecclésiastique (Ma-cerata), sur le Giano, à 13 kil. 0. de Macerata ;7,500 hab. Papier, parchemin, couvertures de laine.

FARRICE ou FABR1ZIO (Jérôme), médeoin, néà Acquapendente en 1537, mort en 1619, remplaçaFallopc dans sa chaire de chirurgie à Padoue . ilpratiqua son art avec le plus grand succès etavec un rare désintéressement, et reçut des ha-bitants de Padoue les distinctions les plus hono-rables. La science lui doit plusieurs bons écritsd’anatomie et de physiologie qui sont devenus clas-siques; ilsont été réunis sous ce titre : Operaonmiaanutomica et physiologica haclenus variis lacis avformis édita, nunc veto certo ordine digesta, etc.,Leipsick, 1687, Leyde , 1738, in-lbl.; et des traitésde chirurgie, imprimés sous le titre suivant : Opérachirurgica, etc., Padoue , 1666, in-fol., et trad. enfrançais, Rouen, 1658, Lyon , 1658. On lui doit,entre autres découvertes, celle des valvules situéesà l’intérieur des veines, De Venarum osliolis, 1603.

faurice ou fauri de Hilden (Guill.), chirurgien,né à Hilden près de Cologne en 1560, mort en1634, exerça son art à Berne , perfectionna les ins-truments de chirurgie, fit plusieurs découverles enanatomie et publia des ouvrages estimés.

FABR1C1US, C. Fabricius Luscinus , général ro-main, célèbre par sa pauvreté et son désintéresse-ment. Consul l’an 282 av. J.—C., il vainquit lesSam-nites, les Brutiens et les Lucaniens , et refusa lesprésents des Samnites auxquels il avait fait accorderla paix. Doux ans après, ayant été député à Pyrrhus pour traiter de l’échange des prisonniers, il refusales présents du roi. Pyrrhus, charmé de ses vertus,lui confia les prisonniers pour les emmener àRome , à la condition de les lui renvoyer si le sénatrefusait de payer leur rançon. En effet, le sénatn’ayant point admis les demandes de Pyrrhus ,Fabricius les lui renvoya tous fidèlement. L’an 278av. J.-C.,il fut de nouveau nommé consul et ren-voyé contre Pyrrhus . Le médecin de ce prince luiayant offert de l’empoisonner, il en instruisit leroi, qui, frappé de sa générosité, délivra tous lesprisonniers sans rançon, et bientôt évacua l’Italie .Trois ans après, Fabricius fut nommé censeur. Ilmourut si pauvre, que l’état fut obligé de dotersa fille et de faire les frais de ses funérailles.

FAURicms (Théodore), un des premiers partisansde la réforme, né en 1501 à Anholt-sur-l’Yssel(comté de Zutphen ), mort en 1559, premier pasteurde l’égliso St-Nicolas à Zerbst , avait été disciple deLuther et de Mélanchthon . Il se fit une grande répu-tation pour ses connaissances en hébreu . On luidoit les ouvrages suivants : Institutiones grammaticœin linguam sanctam, Cologne , 1528, 1531, in-4;Articuli pro evangelica doctrina, ibid.

fabricius (George), poëte et historien, né à Chem-nitz en 1516, mort en 1571, fut protégé par l’em-pereur Maximilien II . 11 a composé 15 livres depoésies latines tirées de sujets sacrés, Bâle (1560)-a donné des éditions de Térence (1548), de Virgile (1551), et des anciens poëtes ecclésiastiques (1562)On lui doit encore : Roma, sive de veteris Romœsitu, regionibus, viis, templis et aliis œdificiis, Bâle ,1550 et 1587,in-8; Origines slirpis saxonicœ, 1697'in-fol. Il fut 25 ans recteur du collège de Mcissen.'

fabricius (J.-Albert), savant bibliographe, né àLeipsick en 1668, mort en 1736, passa la plus grandepartie de sa vie à Hambourg , remplaça en 1699Vincent Placcius dans la chaire d'éloquence et depoésie de cette ville, enseigna aussi la théologie etfut en 1708 nommé recteur de l’école de Sl-Je’an.