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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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mériter une éternelle félicité et pour obtenir lavénération des fidèles qui les regardent comme desaints personnages. Ces religieux, auxquels se joi-gnent une foule de vagabonds, font des pèlerinagespar bandes de plusieurs milliers d'hommes, exigentun tribut partout où ils passent et se livrent auxexcès les plus honteux.

F’ALABA, ville de la Guinée supérieure, capitaledu roy. de Soulima, par 9° 49' lat. N.; 6,000 hab.

FALACHA ou FALACHAN, peuple d'Abyssinie,habite sur les bords du Bahr-e!-Abiad et professele judaïsme. 11 eut pendant un temps des rois par-ticuliers; ces princes portaient le nom de Gédéon ,et leurs femmes celui de Judith. Aujourd'hui ilssont tributaires des souverains de l'Abyssinie.

FALAISE, Falesia, ch.-l. d'arr. (Calvados ), à 34kil. S. E. de Caen ; 9,498 liab. Jolie ville. Ancienchâteau-fort, belle tour. Collège, tribunal. Bonnete-rie, mousselines, calicots, siamoises, dentelles, tan-neries, mégisseries. Falaise était jadis plus impor-tante. Henri IV !a prit d'assaut. C'est la patrie deGuillaume-le-Conquérant . — Dans la plaine deGuibray, faubourg de Falaise, se tient au moisd'aoùtune foire célèbre, lapremièrede France aprèscelle de Beaucaire . Elle a été instituée au xi* sièclepar Robert duc de Normandie. 11 s'y fait des affai-res pour plus de 15,000,000 de francs. — L'arr. deFalaise a 5 cantons (Bretteville, Coulibœuf , Harcourt,Falaise qui en fait 2), 142 communes, et 63,002 hab.

FALBA1RE (fenouillot de), auteur dramatique,né à Salins en 1727, mort en 1800, occupait un emploidans les finances, et fut ensuite nommé inspecteurgénéral des salines de l'Est. 11 a laissé un assez grandnombre de pièces de théâtre, qui ont été publiéessous le titre A'Œuvres de Falbaire, Paris , 1787, 2vol. in-8. Les plus remarquables sont les suivantes :l'Honnête criminel (Voy. fabre), drame en 5 acteset en vers, représenté avec le plus grand succès en1767 ; les Deux Avares, comédie en 2 actes et enprose, mêlée d'ariettes, 1771.

FALCONER (VVill.), poète écossais, né à Edim-bourg vers 1730, servait dans la marine. Il com-posa en 1751 un poème sur la Mort de Frédéric,prince de Galles ; publia en 1762 un autre poème in-titulé le Naufrage, qui eut du succès : cette terriblecatastrophe y est peinte avec une admirable vérité.11 dédia son poème au duc d'York qui lui accordasa protection et lui procura de l'avancement dansla marine. 11 s'embarqua eu 1769 pour le Bengale;mais le vaisseau qui le portait périt après avoirquitté le cap de Bonne-Espérance . On doit à Falco-ner un excellent Dictionnaire de marine, 1769, in-4.— Un autre Will. Falconer, né à Chester en1741, mort en 1824, fut un médecin distingué.On lui doit des recherches estimées sur l'Influenceduclimal (1781), sur l 'Influence des passions (1788),sur les Eaux de Baih (1775), etc.

falconer (Thomas), écrivain anglais , né à Ches-ter en 1736, mort en 1792, a laissé ; Dévotions forthe sacramenl of the Lord's supper, 1786; Observa-tions sur le récit de Pline concernant le temple d'F-pltèse; des Tables chronologiques depuis Salomonjusqu'à Alexandre-le-Grand , Oxford, 1796, in-4.

FALCONET (Etienne-Maurice), fameux statuaire,né à Paris en 1716 de parents originaires de Suisse ,mort en 1791, exécuta à St-Pétersbourg , 1766, la sta-tue équestre (le Pierre-le-Grand ; cet ouvrage gigan-tesque lui coûta 12 années de travail; il fit en outreun beau groupe colossal en marbre blanc, représen-tant VAnnonciation , et d’autres statues estimées. Ason retour en France il fut nommé recteur del'Académie royale de peinture et de sculpture . Il aécrit: Réflexions sur la sculpture, 1761, in-8; Ob-servations sur la statue de Marc-Aur'ele, 1771,in-8, etc. — Le nom de Falconet a été aussi portépar une famille de médecins distingués de Lyon ,

dont le dernier, Camille Falconet. né à Lyon en1671, mort en 1762, vint s’établir à Paris où il selia avec Fontenelle, Malebranche , etc., et formaune riche bibliothèque dont il légua une grandepartie à la Bibliothèque royale.

F’ALCONIA (proba), poétesse chrétienne du iv«siècle, née en Etrurie , était l'épouse du proconsulAdelfius, vivant sous Honorius vers l’an 379, et cul-tiva la poésie latine avec succès. On a d'elle uncenton de Virgile qui forme une Histoire de l'Ancienet du Nouveau Testament , imprimé pour la premièrefois à Venise, 1472, in-fol., avec Ausone , et de-puis par J.-H. Kromayer, Magdebourg , 1719, in-8,et par Wolf, 1724.

FALËMÉ , riv. de Sénégambie, naît à 10. deKourbari dans le roy. de Fouta-Djalo , par 10° 15'lat. N., 13° 20’ long. 0. ; arrose les états de San-gala, Üentilia, Satadou et Bondou, et tombe après800 kil. de cours dans le Sénégal , par 12° 50' long. E.,15° 34' lat. N.

FALËRIES, Falerii , dite aussi Æqttum Faliscumou Falisca , auj. Sta-Maria-di-Falari ou Civila Cas-teilana, ville d'Etrurie, près du Tibre , à l'E. deTarquinies, fut prise par Camille l'an 394 av. J,-C.,se révolta contre Rome en 357, mais fut forcée en 352a signer une trêve de 40 ans ; elle se souleva de nou-veau en 312 et fut alors définitivement soumise.Les habitants de Paieries se nommaient Falisques .Le nom de Faléries est devenu célèbre par l'aven-ture du maître d'école qui proposa à Camille de luilivrer les enfants des principaux citoyens de celleville: Camille eut la générosité de refuser cetteoffre criminelle, et en reconnaissance les habitantsse rendirent à lui.

FAI.CRN E Faternum, ville du Latium mérid.,chez les Volsques , fut longtemps célèbre par sesvignobles qui disparurent, dit-on , du temps deThéodorie, vers l'an 500.

FALËS1E, Falesia, auj. Piombino, \ ille d'Ëtrurie,au N. O. de l'emplacement de Populonium , des rui-nes de laquelle elle se forma.

FALGA (CAFFARELLl DU). Voy. CAFFARELI.I.

F’ALIERÛ ou plutôt FAL1ER1 (Marino), doge deVenise , fut élevé â cette dignité à l'âge de 76 _ans(1354), après avoir, pendant de longues années,glorieusement servi son pays. 11 avait une épousejeune, belle, et dont il était jaloux â l'excès; unjeune patricien, Sténo , l'un des chefs du tribunaldes Quarante, écrivit sur les murs même du palaisducal : Marino, mari de la plus belle des femmes :un autre la possède, et pourtant il la garde. Marino,furieux, dénonça Sténo au tribunal des Quarante,qui ne le condamna qu'à deux mois de prison età une année d'exil. Cette sentence augmenta le res-sentiment du doge; et étendant sa haine surtout letribunal, sur tous les patriciens, il forma avec desconspirateurs subalternes une conjuration dont lerésultat devait être le massacre de tous les patri-ciens de Venise . Mais le projet fut découvert, etMarino fut exécuté le 17 avril 1355, sur l’escaliermême de son palais. Cette catastrophe a fourni lesujet de deux tragédies, l'une de lord Byron, l'autrede C. Delavigne.

FALISCA et FALISCUM (æquum) , ville d'Etru-rie. Voy. FALÉRIES .

FAL1SCUS. Voy. GRArms.

FALISQUES. Voy. faléries .

FALKENSTEIN, ville murée du roy. de barb(Voigtland), à 17 kil. O. de Plauen ; 1,500 IullM ines de fer et d'étain. — Beaucoup de petites videsde l'Allemagne portent le même nom.

FALKIRK , Ecclcsbrœ des anciens habitants, villefort ancienne d'Ëcossc, dans le comté de Stirling,à 35 kil. 0. d’Edimbourg , près du grand canal quijoint les riv. de Forth et de Clyde; 12,800 haD.Belle église, pyramide de 46 mètres. Commerce; h ms