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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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FANU — 602 — FA11I

d’Europe (Caucase ), dans l’îie deTaman, à l'embou-chure du Kouban dans la mer Noire .

FANARIOTES , nom sous lequel on désignait unerace de Grecs établis dans l’empire ottoman , et quipresque tous remplissaient auprès des sultans etdes pachas les fonctions de drogmans ou d’inter-prètes et de secrétaires intimes. Ils descendaientdes Grec3 qui restèrent à Constantinople après laprise de cette ville par les Turcs en 1453, et fu-rent ainsi nommés du quartier qui leur fut assignéà Constantinople pour habitation, et qui était appeléJ7ra)<ar(fanal).L’infl.desFanariotes fut très grandeaux xvii' et xvni' siècles ; ils ont été en possessionde fournir des hospodars à la Valachie depuis1730 jusqu’en 1820. L’insurrection grecque de 1821mit un terme à leur crédit ; cependant ils n’ontjoué aucun rôle important dans cette insurrection,et se sont plutôt efforcés d’en arrêter les progrès.

FANJEAÙX , Fanum Jovis, ville du dép. del’Aude, à 16 kil. S. E. de Castelnaudary , sur unemont.; 1,800 liab. Belle perspective. C’était jadisune ville forte. Le prince de Galles la brûla en 1355.

FAN O, Fanum Fortunes, ville de l’État ecclésias-tique, à 11 kil. S. E. de Pesaro ; 8,000 liab. Evê-ché , cathédrale, deux autres belles églises ; superbethéâtre. Bibliothèque. Soieries, filature de soie.Pêche. — Cette ville dut son nom à un templeélevé à la Fortune par les Romains en mémoire dela défaite d'Asdruba! (207 av. J.-C.l. Narsès y défitTéia, roi des Goths (552 ap. J.-C.). Totila avait dé-truit cette ville en 545, mais Bélisaire la releva.

fano, île de l’Adriatique , à 26 kil. N. O. deCorfou, dont elle dépend; 500 hab. D'Anville enfait l’île de Calypso.

FANSHAWE (Richard), poëte et homme d’état an-glais, né en 1607 à Ware-Park (Hertford ), mort àMadrid en 1666, fut envoyé en ambassade parCharles1 et Charles II à la cour d’Espagne et à celle de Por-tugal et négocia un traité de paix entre l’Angleterre ,l’Espagne et le Portugal. 11 a traduit en vers anglais les Odes d’Horaee ; le Paslor fido de Guarini, Lon-dres , 1646; la Lusiade du Camoëns, 1655.

FANTI (état de), contrée de la Guinée supérieure,sur la côte d’Or , entre le fort Succondy et l’em-bouchure du Saccomo ; 220 kil. sur 60. 11 est tri-butaire de l’Achanti . Mankasim en est la capitale.Sol boisé ; climat tempéré. Les Fantis vivent en ré-publique ; ils entretiennent alliance avec les Anglais .

FANTIN-DESODOARDS (Antoine-Etienne-Nico-las ), écrivain, né en 1738 à Pont-de-Beauvoisin enDauphiné, mort à Paris en 1820, était vicaire-gé-néral d’Embrun en 1789. Il adopta les principes dela révolution, renonça à l’état ecclésiastique, et s’oc-cupa presque uniquement de belles-lettres et d’his-toire. Les plus importants de ses ouvrages sont ,Histoire philosophique de la révolution française ,Paris , 1796, 2 vol. in-8; 6' édit., 1817, 8 vol. in-8;Histoire des révolutions de l'Inde au xviii' siècle,

1796,2 vol. in-8, et 1797,4 vol.; Abrégé chronologiquede [histoire de France , faisant suite à l’ouvrage duprésident Hénault, jusqu'à la rentrée de Louis XVIII en F’rance, 4' édit., 1820, in-4. (11 a laissé en ma-nuscrit plusieurs autres ouvrages historiques).

FANUM FORTUNÆ ( c.-h-ù. temple de la Fortune ),auj.-Euno, ville de l’Italie, dansl’Ombrie , entre les em-bouchures du Pisaure et du Métaure, n’avait été d’a-bord qu'un temple. Voy. fano .fanum jovis, ville de Gaule, auj. fanjeaux .fanum martis, nom commun à trois villes de laGaule Transalpine ; la 1" (auj. Corseult), dans laLyonnaise 3'; — la 2' (auj. Montmanin) , dans laLyonnaise 2”, — la 3' (auj. Famars ), dans la Bel-gique 2', à l’O. de Bagacum.

fanum voltumnæ, auj. Vilerbe, ville d’Etrurie , auN. O. de Faléries , ainsi nommée du temple autourduquel la ville s’était formée, temple où les chefs

de la Confédération étrusque se réunissaient pourdélibérer, sous les auspices de Voltumna , la déessedu bon conseil.

FAOU (le), le Hêtre , ch.-l.dec. (Finist.), au fondéelaradede Brest, àl3 k. N.O. de Châteaulin ; 1,500 h.

FAOUET (le), Bois de hêtres, ch.-l. de c. (Mor-bihan), sur l’EUé, à 39k. O. de Pontivy ; 2,200 h.

FAQUIRS . Voy. fakirs.

FARADÈS, Veneria ou Aphrodisium des anciens,ville de l’état de Tunis , à 75 kil. S. de Tunis, étaitcélèbre au xvi* siècle par la piraterie de ses habitants.

F’ARAF’RË, oasis située entre l’Egypte et la Libye ,par 27° 10’ long. E., 27» 20’ lat. N. Huile, dattes,fruits, coton. On y trouve plusieurs villages, dontles habitants parlent l’arabe.

F’ARAHBAD, ville de l’Iran (Mazenderan ), à 110kil. E. de Balfrouch, sur la mer Caspienne . Elle abeaucoup souffert de la guerre depuis un siècle,

FARDELLA (Michel-Ange), né à Trapani dans laSicile en 1650, mort en 1718, entra dans l’ordre deSaint-François et so livra spécialement à l’étude dela physique et des mathématiques. Il occupa suc-cessivement la chaire de philosophie à Modène ,celles d’astronomie et de philosophie à Padoue . 11embrassa la philosophie de Descartes , dont il avaitpuisé les principes, pendant un voyage qu’il fit àParis (1678), dans la conversation d’Arnaud, deMalebranche et de Lamy. Ses principaux ouvragessont; Universœ philosopliice syslema, etc., Venise ,1691, in-12, etc.; Universœ usualis mathemalicætheoria, 1691; Logica, Venise , 1696; il y soutientavec Malebranche que l’existence des corps ne peutêtre prouvée que par la révélation.

F’ARE (la). Voy. la fare.

FAREHAM, ville et port d’Angleterre (Southamp-ton), à 9 kil. N. O. de Portsmouth , à l’extrémitéN. O. de la rade de Portsmouth ; 4,000 hab. Chan-tiers de construction , etc. Commerce de houille.Bains de mer.

F’AREL (Guillaume), réformateur, né à Gap en1489, étudia à Paris , prêcha avec ferveur la réfor-me dans le Dauphiné et en Suisse , puis s’établit àGenève , et y attira Calvin avec lequel il opéra laréforme dans cette ville. Chassé de Genève en1538 par suite d’une dispute sur la sainte cène, ilse retira à Neufchâtel où il mourut en 1665.

FARET, poëte médiocre, né vers 1596 à Bourgen Bresse, mort en 1646, secrétaire du comted’Harcourt, fut un des premiers membres de l’A-cadémie Française, et fut lié avec Vaugelas, Saint-Amand , etc. II a laissé de» poésies qui parurentdans les recueils du temps, et quelques ouvragesen prose ; mais il n’est guère connu aujourd’hui quepar ces vers de Boileau ;

Ainsi tel autrefois qu’on vit, avec Faret,

Charbonner de ses vers les murs d'un cabaret, et«.

FARESCOUR, bourg de la Basse-Egypte , à 13 kil.S. O. de Damiette . C’est là que saint Louis fut faitprisonnier, en 1250.

FARGE AU ou Fergeux (saint) , Ferrutius , prêtregaulois, martyrisé à Besançon l’an 211 ou 212 , avecle diacre S. Ferréol, son frère. On les fête le 16 juin.

FARIAY SOUSA (ManoelDE), historien et poëte,né vers 1588 à Souto en Portugal, mort à Madrid en 1647 , entra fort jeune en qualité de gentil-homme chez dom Gonzalès, évêque d’Oporto ; s atta-cha ensuite à la cour d’Espagne ; suivit en 1631, commesecrétaire, le marquis de Castel-Rodrigo dans sonambassade à Rome , puis le quitta pour revenir aMadrid où il passa le reste de sa vie dans la^cul-ture des lettres. 11 n’a écrit qu’en espagnol . Un ade lui entre autres ouvrages ; des Commentantssur la Lusiade du Camoëns, Madrid , 1639. 2 •

in-i’ol. ; une Histoire de Portugal , 1628. J>uyr. -*timé; ei Asia portuguesa, Lisbonne , 3 vol. in- •>