FAUS — 605 — FA VA
kil. N. E. de Vesoul ; 1,000 hab. Commerce detoiles ; kirschenwasser estimé.
FAUCON-BLANC (ordre du), ou de la Vigilance,ordre institué en 1732 par Ernest-Auguste deSaxe-Weimar pour récompenser les services mili-taires. La décoration de l'ordre se compose d’unecroix d'or octogone, étoilée, émaillée de vert etchargée d’un faucon blanc armé et becqué d’or. Ladevise est: Vigilando ascendimus.
FAUJAS DE SAINT-FOND , un des fondateurs dela géologie, né en 1750 à Montélimart, mort à Paris le 26 juillet 1819, administrateur et professeur auMusée d’histoire naturelle, a fait plusieurs décou-vertes précieuses, notamment en ce qui concerneles produits volcaniques, et a publié : Recherchessur les volcans éteints du Vivarais et du Vélay, 1768;Histoire naturelle du Dauphiné, 1782; Voyage enAngleterre, en Écosse et aux îles Hébrides, 1797;Minéralogie des Volcans ; Essai de Géologie, 1803-9,2 v. in-8.11découv.lesmines deferdelavouette (Ar-dèche), et celle de pouzzolane de Chenavary en Vélay .
FAULHABER (J.), mathématicien, né à Ulm en1580, mort en 1635, enseigna les mathématiques àUlm. 11 se plaisait à proposer aux savants des pro-blèmes qu’il croyait insolubles. Descartes , alorssimple officier au service de l’Allemagne , en résolutplusieurs en se jouant, au grand étonnement duprofesseur. 11 a écrit en allemand plusieurs traitésestimés, entre autres un Recueil de récréations ma-thématiques, Ulm, 1613, in-4.
FAULQUEMONT, ch.-l. de cant. (Moselle ), surla Nied , à 31 kil. E. de Metz; 1,500 hab.
FAUNA ou F’ATUA, déesse latine, sœur et femmede Faunus , avait le don de prédire. On la confondquelquefois avec Rhéa ou Cybèle .
FAUNES, Fauni, divinités champêtres, issues deFaunus . On les représente avec des cornes et despieds de chèvre. On les distinguait des Satyres ence que leurs occupations se rapprochaient davan-tage de l’agriculture, qu’il* étaient moins hideuxet avaient moins de brutalité.
FAUNUS , fils de Picus , et dieu des bergers,régna, dit-on, sur le Latium vers l’an 1300 av.J.-C. 11 apporta d’Arcadie en Italie le culte desdieux et les travaux de l'agriculture. Après samort, ses sujets, charmés de son gouvernement, leplacèrent au rang des dieux champêtres. On luiattribuait le don des oracles. On lui donnait unetorme analogue à celle des Satyres. Il avait pourfemme Fauna et pour compagnons les Faunes. —On confond quelquefois Faunus avec Pan.
, FAUQUEMBERG, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais ),a 19 kil. S. O. de St-Omer ; 1,000 hab. Commercede grains et de bestiaux.
FAURE (Charles), abbé de Ste-Geneviève et pre-mier supérieur-général des chanoines réguliers dela Congrégation de France , né en 1594 à Luciennesprès de St-Germain-en-Laye , mort en 1644, tra-vailla avec zèle, de concert avec le cardinal de LaRochefoucauld, à la réforme des congrégations dereligieux. Il a laissé pour plusieurs ordres des Con-stitutions, toutes remplies de l'esprit de Dieu .
faure (Louis-Joseph, comte), dit de la Seine, sa-Jurisconsulte, né au Havre en 1760, mort en1837, fut nommé juge en 1791, et peu après sub-stitut de l'accusateur public près du tribunal cri-minel de la Seine. Il entra au Conseil des Cinq-Cents la 1799, puis au Tribunat. Il fut un des princi-paux auteurs du code Napoléon . En 1806, il fit au’-'Orps législatif un rapport sur les premiers livresdu Code de procédure, et en 1810 sur le nouveaucode pénal. Il entra en 1807 au Conseil d’état et yjusqu’à sa mort.
AUST (Jean), célèbre magicien et nécromancien,.ri t i na ‘ tre à la An du xv' siècle dans le pays
debourg. 11 étudia d’abord à Ingolstadl en Bavière ,puis à Wittemberg en Saxe ; acquit toutes les con-naissances qu’on possédait de son temps, théo-logie, jurisprudence, philosophie, astronomie, ets’attacha surtout aux sciences occultes, telles quel’astrologie, la chiromancie, la démonologie. Unparent assez riche lui ayant légué sa fortune, il enprofita pour se livrer à tous les genres de plaisirset d’excès ; enfin, il fit, selon la légende, un pacteavec le diable qui lui apparut caché sous le nomet la forme de Méphistophélès , petit moine gris ;il s’engagea par ce pacte à lui livrer son corps etson âme à la condition que le démon le serviraitpendant 24 ans. En effet, pendant 24 années, Faust réussit dans tout ce qu’il entreprit, et accomplitmille prodiges ; mais au bout de ce temps il dis-parut. C’est vers 1545 qu’on place cet événement.On donne pour amante à Faust l’innocente Mar-guerite, et pour compagnons un fidèle serviteur,Waiger ou Wagner, et un chien familier, Presli-giarius. Il a pu exister un véritable Faust , maisle personnage vulgairement désigné sous ce nom afini par n’être plus qu’un type qui représente à lafois l’avidité, la témérité et le danger de la science.La vie de J. Faust a été écrite par un certainGeorge Wiedman, Hambourg , 1593, in-4, et tra-duite en français sous ce titre : Histoire prodigieuseet lamentable de J. Faust, grand magicien et en-chanteur, etc., par V. Palma Cayet, Paris , 1674.Heuman a composé une curieuse dissertation surFaust, Wittemberg, 1683. On sait quel parti Gœthe a su tirer de la légende de Faust dans le célèbredrame de ce nom. — Quelques savants pensent queF’aust n’est autre que le célèbre Jean Fust deMayence, un des inventeurs de l’imprimerie, dontla vie aurait été défigurée par les contes populaires.
Faust de Mayence. Voy. fust.
FAUSTA (FTavia Maximiana), fille de MaximienHercule, et femme de Constantin , s’éprit d’unepassion criminelle pour Crispus , fils de l’empereur,mais d’un autre lit. Blessée des refus du jeuneprince, elle l’accusa devant Constantin d’avoir vouluattenter à sa pudeur; celui-ci, trop crédule, fit aus-sitôt mettre son fils à mort; mais ayant ensuite dé-couvert la vérité, il fit étouffer F'austa dans un bainchaud , l’an 327 de J.-C.
F’AUSTE, abbé de Lérins en 433 , évêque deRiez en 460, mort vers 490, est regardé par quel-ques auteurs comme un saint. 11 combattit la pré-destination absolue, et écrivit un Traité de la grâceet du libre arbitre. — Un autre Fauste , martyrà Cordoue en 304, est hon. comme saint le 13 oct.
FAUST1NE, nom de deux impératrices romaines,qui toutes deux ne se signalèrent que par leurs dé-portements. La première, Annia Galeria Faustina ,était femme d’Antonin-le-Pieux; la seconde, AnniaFaustina junior, fille de la précédente, épousa levertueux Marc-Aurèle, et fut mère de l’emp. Com-mode . Toutes deux furent, malgré leurs torts, trai-tées par leurs époux avec une excessive indulgence.
FAUVILLE-EN-CAUX, ch.-l. de cant. (Seine -lnfér.), à 13 kil. N. O. d’Yvetot ; 1,200 hab.
FAYARD DE LANGLADE (Guill.-Jeati, baron),né à Saint-Florent , près d’issoire, en 1762, morten 1831, était avocat au parlement de Paris avantla Révolution. Il entra au Conseil des Cinq-Cents en 1795, et au Tribunat après le 18 brumaire. Il atravaillé aux différents codes. Il fut nommé con-seiller à la cour de cassation en 1808, et devint en 1829président de cette cour. 11 fut pendant les Cent-Joursdéputé au Corps législatif . Après la seconde restaura-tion, il continua de siéger à la Chambre des Dépu-tés , et vota avec les ministres. On a de lui : Con-férences du Code civil, 1805 ; Répertoire de la lé-gislation du notariat, 1807 ; Code pénal, avec l'exposé| des motifs et rapports, 1808; Répertoire de la nou-