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FLEU
Lude, Malicorne, Mavet, Pontvallain, Sablé, plus.La Flèche), 80 communes, et 97,943 hab. j
FLÉCHIER (Esprit), évêque et orateur sacré, né •en 1632 à Pernes, dans le comtat d'Avignon, d’une jfamille d’artisans, entra dans la congrégation de la iDoctrine chrétienne à l'âge de 16 ans, vint à Paris en |1661, et obtint la place de lecteur du dauphin parla protection du gouverneur de ce prince, le duc deMontausier. Fléchier se fit d’abord connaître pardes sermons qui obtinrent du succès ; mais il réussitsurtout dans l'oraison funèbre. Les deux premièresqu'il prononça furent celles de la duchesse de Mon-tausier (1672) et de la duchesse d'Aiguillon (1676).En 167G il prononça celle de Turenne; c'est là queson talent s’éleva à toute sa hauteur. Louis XIV lenomma en 1686 à l’évêché de Lavaur, puis en1687 à celui de Nîmes. Ce diocèse était rempli deCalvinistes, et l'édit de Nantes venait d'être révo-qué ; Fléchier sut pourtant se concilier l’affectiongénérale, et il mourut en 1710 regretté de touségalement. Fléchier se pluce après Bossuet dansl'oraison funèbre ; sa pensée est en général noble,elle n'est pas toujours élevée ; son style est fleuri,plein d'harmonie, mais il pèche souvent par unesymétrie monotone dans l'arrangement des phrases,et surtout par l'abus- des antithèses. Fléchier avaitété reçu à l'Académie en 1676. Ses œuvres ont étépubliées en 1782 par Ducreux, 10 vol. in-8. On y re-marque,avec les Or. funèbres, des Sermons, des Pa-nig.de saints,une Vie de Commendon, les Hist.de Théo-dose, —de Xitndnèa, 11 a laissé des blém. sur les Grands-jours de Clermont, publ. en 1844 par M. Gonod.
FLEETWOOD (Charles), gouverneur d'Irlandesous Cromwell, fils de Guillaume Fleetwood, échan-son des rois Jacques 1 et Charles 1, prit de bonneheure du service, se fit élire membre du long-par-lement, où il se déclara contre Charles 1, et fut en1647 un des commissaires chargés par l'armée detraiter avec le parlement. 11 épousa la fille deCromwell, veuve d'Ireton ; son beau-père le nom-ma alors commandant général des troupes d’Ir-lande. Fleetwood s'opposa à ce qu'Olivier Crom-well prît le titre de roi, et lut un des premiersà faire déposer Richard Cromwell. 11 fut proscritaprès la restauration des Stuarts et mourut dans1 obscurité. C’était un homme faible et sans réso-lution.
FLE1X, village du dép. de la Dordogne, à 18 kil.0. de Bergerac; 1,400 hab., est remarquable parle traité de 1680, qui fit trêve aux guerres civilesreligieuses du temps, et que compléta la conven-<lc ^ m , ltras > sipçnée le 16 déc. de la même année.rLElllNG (Abraham), écrivain anglais, né à Lon-dres vers le milieu du xvi” siècle, a traduit lesl’tfol:iju,'sj‘{ les Géoryiques de Virgile, Londres,1675 ; les Épîtres de Cicéron, Isocrate, Pline et au-tres, 1676, in-4., et a composé quelques ouvragesoriginaux: Combats entre le vice et la vertu, 1682,üiamantde la dévotion, 1586, in-12, etc.'"kMMING (Jacques-Henri, comte de), né en1667 mort en 1728, entra de bonne heure au ser-vice de l’électeur de Saxe , Jean-George , quil’ho-nora de «on amitié. 11 obtint également la con-uance de Frédéric-Auguste, son successeur, qui lenomma feld-maréchal et premier ministre. Flem-ming contribua puissamment à assurer sur la têtede son maître la couronne de Pologne qui lui était'Sputée P ar h' prince de Conti. 11 poussa avec vi-gueur la guerre contre Charles XII, et il ne tint. u ' fine ce prince ne fût arrêté lors de la vi-» . mi | I lrlKi( ' nte qu’il fit à Dresde au roi Auguste,près la bataille de Pultawa, il essaya vainementMurer la Livonie à la Saxe, et de décider le roiK,n^,^ d , éclarei ' lu guerre à la Suède,à su „®^>yiHe murée du Danemark (Sleswig),*n. N. de Sleswig, sur le F^nsborg - fiord;
16,000 hab. Port sûr et profond , étroit d'entrée.Hôtel-de-ville, théâtre, bourse. École de naviga-tion. Toiles à voiles, tabac, savon, papier, bleu dePrusse ; fonderie de cuivre ; raffinerie de sucre ;teintureries : chantiers de construction ; eau-de-vie ; etc. Oommeroe actif. Armements pour la pê-che au Groenland.
F'LERS , ch.-l. de cant. (Orne), à 47 kil. N. deDomfront; 4,895 hab. Toiles, coutils, basins, etc.
FLESSELLES ( Jacques de ), prévôt des mar-chands de Paris, fut une des premières victimes dela révolution. Accusé d’entretenir des relations aveela cour et de tromper le peuple, il fut tué d’uncoup de pistolet à l’hôtcl-de-ville, le 14 juillet 1789,jour de la prise de la Bastille.
FLESS1NUUE, Vlissingen en hollandais, Flu-shing en anglais, ville de Hollande (Zélande), dansl’île de Walcheren, à 6 kil. S. O. de Middelburg,à l'embouchure du Hondt (bras de l’Escaut) ; 4,700hab. Port excellent; bassin pour 60 vaisseaux;siège d'une amirauté, etc. Patrie de Ruyter. — Fles-singue fut la première ville qui, en 1572, se dé-clara contre les Espagnols. En 1586 le prince d’O-range l'engagea à la reine Elisabeth en garantied’un prêt qu elle avait fait à la Hollande dans laguerre contre l’Espagne. Les Anglais la gardèrentjusqu'en 1616. Au commencement du xix' siècleelle devint française ; mais elle fut bombardée eten partie détruite par les Anglais en 1809. C’estalors que périt son superbe hôtel-de-ville. Napo-léon la releva. Flessingue a aussi beaucoup souffertdes inondations.
FLETCHER (Richard), prêtre anglican, futchargé en 1587 d'accompagner Marie Stuart à Té-chafaud, et montra contre cette malheureuse reineune animosité fanatique. Lorsque la tête eut ététranchée, il s’écria ; « Périssent ainsi tous les enne-mis d'Elisabeth ! » 11 fut fait, en récompense, évêquede Bristol, puis de Londres. Il m. disgracié, en 1596.
fletcher (John), auteur dramatique, fils du pré-cédent, né vers 1576, dans le comté de Northamp-ton, fut destiné au barreau , mais renonça à cettecarrière pour laquelle il ne se sentait aucune voca-tion. Il se lia de bonne heure avec le poète Beau-mont, et donna en société avec lui plus de 60 piè-ces , tragédies et comédios. 11 survécut à son amiqui mourut en 1615, et fit seul quelques pièces.Il mourut de la peste à 49 ans, en 1625. Autantqu’il est possible d’établir une préférence entre lesdeux amii et de distinguer leurs ouvrages, onestime davantage les comédies de Fletcher,- ellesbrillent par l’esprit, la vivacité et la fidélité despeintures. Les meilleures sont le Fat, le Capi-taine, le Voyage des Amants. Contemporains deShakespeare, Beaumont et Flctoher eurent de leurtemps plus de vogue que ce grand poète. L’éditionla plus complète et la plus récente de leurs œuvresest celle de Dyce, Lond., 1844, 11 v. in-8. Ontrouve plusieurs de leurs comédies traduites dansles Chefs-d'œuvre des théâtres .étrangers, 1823, etc.
fletcher de saltoun (André), patriote écossais, néau hourg de Saltoun en 1653, mort à Londres en 1716,était l’élève de Gilbert Burnet. Membre du parle-ment d’Eoosse, il se montra orateur énergique, ré-publicain rélé, combattit successivement le gouver-nement de Charles II, de Jacques 11 et de Guil-laume III, entra dans la conspiration de Monmoutli,et s’opposa toujours à la réunion de l'Ecosse et del’Angleterre. 11 a laissé quelques écrits politiquesqui ont été réunis à Glasgow, 1749, 1 vol. in-12.
FLEURANCE, ch.-l. de canton (Gers), à 11 kil.S. de Lectoure ; 2,900 hab. Jolie ville. Commerceen grains, farine, eau-de-vie, etc.
F'LEURANGES (Robert de la mark, seigneur de).Voy. mark (Robert 111 de la).
FLEURIEU (Charles-Pierre claret, comte de),40*