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la percussion, a perfectionné l’analyse des eaux mi-nérales, des substances animales, etc.
FOURIER ( Jean-Baptiste-Joseph ) , membre deVInstitut, né à Auxerre en 1768 , mort en 1830.
U l'ut élevé par les Bénédictins et éiait destiné à l’é-tat monastique ; mais il préféra s’adonner à l’étudedes sciences. Connu de bonne heure par des^tra-vaux importants, il lut attaché en 1795 à l'EcolePolytechnique , bù il donna des leçons d’analyse ;fit partie de l’expédition d’Egypte , devint secrétairede l'Institut d’Egypte, et commissaire français auCaire en 1797. Il fut nommé préfet du départe-ment de l’Isère en 1802, place qu’il conservajusqu’à la Restauration ; il rentra alors dans la vieprivée et consacra ses loisirs aux sciences mathéma-tiques. L'Académie des Sciences l’admit dans sonBein en 1817 , et le choisit pour secrétaire perpé-tuel à la mort de Delambrc. Il unissait le goût deslettres à celui des sciences. Il fit partie de l’Acadé-mie Française. Fourier est surtout connu pour saThéorie analytique de la chaleur , 1822, in-4, ou-vrage dans lequel il approfondit, au moyen desmathématiques, toutes les questions relatives à cetimportant sujet. On lui doit aussi plusieurs mémoiresépars dans différents recueils, ainsi que la préfacehistorique de la Description de l'Égypte publiée parles ordres do Napoléon . Son Éloge a été prononcéà l'Académie Française par M. V. Cousin en 1831.
fourier (Charles) , fondateur de l’école d’écono-mistes réformateurs, dite sociétaire ou phalanslé -vienne, né à Besançon le 7 avril 1768 , mort à Pa-ris en 1837, était fils d’un marchand de draps, et futcommis dans diverses maisons de commerce jusqu’àl’âge de 60 ans. Il se livra de bonne heure et soli-tairement à des recherches spéculatives sur l’or-ganisation de la société. 11 publia ses idées pour lapremière fois en 1808, sous le titre de Théorie desquatre mouvements ; il s’y proposait de fonder unordre social où toutes les passions humaines, bon-nes ou mauvaises, trouveraient une place légitimeet une satisfaction qui tournât au profit général ; oùtoutes les aptitudes fussent appliquées, où ce fût undroit et un attrait pour tous, et non plus un devoirpénible, de concourir au bien-être universel; et pourcette fin, il voulait associer les hommes en capital ,travail et talent par groupes , séries , puis phalanges,au moyen de Yatiraciion passionnée, dont il fait laloi de l’humanité. Malgré le peu de succès qu’ob-tinrent ses théories, il continua à les développerdans le Traité de l'association domestique agricole^ 822 ) > le Nouveau Monde industriel ( 1829 ) , et lafausse Industrie (ms). Il créa en 1832, avec leconcours de quelques disciples , le journal le Pha-lanstère, qui a paru deux années , et qui, après in-terruption , a reparu en 1836 sous le litre de laPhalange ou Journal de la science sociale, et dont lapublication n’a pas cessé depuis. Sa doctrine, assez{ a ?iïe à saisir dans ses ouvrages, a été résuméeet éclaircie par M. V. Considérant, l’un de ses disci-ples, dans un livre intitulé Destinée sociale. Ma-dame Gatti de Gamond a publié en 1838 FourierPif 0 / 1 sys . lemc ' ma -i s ce t ouvrage n’offre, suivant lespA/)ÿ? r ^ ens ’ fi uune exposition défectueuse.fOÜRMlES, village du dép. du Nord , sur la£eUte-Helpe, à 14 kil. S. 0. d’Avesnes ; 1,500 hab.à dentelles.
OUelONT (Etienne), orientaliste, né en 1683^près de St-Denis, mort en 1745 à Paris ,ri* p? a .d Presque toutes les langues de l'Europe etn/ e ‘ ^ Innommé en 1715 professeur d’arabe•' j ^ France , et devint en même temps^ C1 . e de 1 Académie des Inscriptions . Il est leP mier Français qui ait fait une étude sérieuse du11 ^ connaître dès 1719 les 214 clefs ouj c ores élémentaires de l’écriture chinoise , etua cn ^ la Grammatica sinica , fruit de vingt
ans de travail. Il avait entrepris un dictionnairechinois et un grand nombre d’autres ouvrages quin’ont pas paru. Il eut pour élèves de Guignes etDeshauterayes. — Son frère, Michel Fourmont , néen 1690, mort en 1746, enseigna le syriaque etl’éthiopien au collège de France, fut admis à l'A-cadémie des Inscriptions en 1724, fut envoyé enOrient par Louis XV en 1728, et en rapporta deprécieux manuscrits grecs avec un grand nombred'inscriptions.
FOURNELS, ch.-l. de cant. (Lozère ), à 32 kil.N. O. de Marvejols ; 600 hab.
FOURNIER (P.-Simon), graveur et fondeur decaractères, né à Paris en 1712, mort en 1768, se fitd’abord connaître par d’assez bonnes vignettes enbois, se mit ensuite à graver sur acier de grosseset moyennes lettres de fonte, et les premiers corpsde caractères. 11 acquit bientôt une réputation qu’ilétendit encore par la publication de plusieurs écritsremarquables. On a de lui : Traité historique et cri-tique sur Torigine de l'imprimerie t 1763; Manueltypographique, 1764; Traité historique, pratiqueet critique sur Torigine et les progrès des caractèresde fonte pour l’impression de la musique , 1765,in-4.
FOURS, ville de France . Voy. four.
FOUS (fête des), fêle répandue dans toute laFrance au moyen âge et que l’on croit être unreste des Saturnales des anciens. On la célébrait lejour de la Circoncision (1 er janvier), et elle avaitpour objet d’honorer l’âne qui avait porté Jésus lors de son entrée à Jérusalem. On chantait un of-fice ridicule, puis on faisait une procession solen-nelle et on 6e livrait à toutes sortes d’extravagances.On essaya en vain dès le xii e siècle et souvent de-puis de supprimer la fête des Fous ; elle ne dis-parut que vers la fin du xvi 0 siècle.
FOUSSERET , ch.-l. de cant. (H.-Garonne), à 30kil. S. O. de Muret ; 2,000 liab. Patrie de l'abbéSicard.
FOUTA-DJALO ou FOUTA-DIALLON, un desétatBpeulsdelaNigritieoccid.,dans la région monta-gneuse d’où sortent la Gambie, le Sénégal , le Fa-lémé, le Rio-Grande , a 600 kil. de l’E. à l’O., 36du S. au N. : il se divise en trois provinces trèsvastes : Timbou, Labi, Tembi, et a pour ville prin-cipale Timbou. Ce pays était jadis sous la domina-tion des Djalonkes qui, à la fin du siècle dernier,ont été soumis par les Fellatahs ou Peuls .
foutà-toro , un des états peuls de la Nigritieoccid., le long de la rive gauche du Sénégal , à l’O.de Bondou, est divisé en trois grandes provinces :Damga à l’É., Toro à l’O., Fouta au milieu. Agnarnétait jadis sa capit. : auj. c’est Kiélogn.
FOU-TCHEOU, ville de Chine , ch.-l. de laprov.deFou-kian, par 117° 71 ’ long. E., 26° 2' lat. N,,près de l'embouchure du Si-ho dans la mer. Pontde plus de 100 arches; établissements d’instructionpublique ; industrie variée, commerce très actif.Bon port, ouvert aux Européens parle traitetle 1842*— Autre ville de Chine , dans la prov. do Kiang-si.
FOX (Rich.j, évêque anglais , né vers 1466, morten 1528, jouit d’une haute faveur auprès de Hen-ri Vil, fut employé par ce prince dans toutes sesnégociations et dans les affaires les plus délicates,fut fait conseiller privé, garde des sceaux, prin-cipal secrétaire d’état, et obtint successivement lesévêchés d’Exeter et de Winchester. A l’avénementde Henri VHI au trône, Fox se retira dans sondiocèse. L'université d’Oxford lui doit la fondationdu collège appelé Corpus Christi, l’un des premiersoù l’on ait enseigné le grec .
fox (Jean), théologien anglais , né en 1517 àBoston , dans le comté de Lincoln, essuya sous lareine Marie plusieurs poursuites, que lui suscitason zèle pour la doctrine de Luther. et fut forcé de
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