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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GANG — 680 — G A PE

GANDIE, Gandia , -ville d'Espagne (Valence),à 23 kil. N. 0. de Dénia , sur la Méditerranée ; 6,050hab. Petit port, cabotage, pêche. On recueille auxenvirons les meilleurs melons d’Espagne . Palais desducs de Gandie .

GANDIE (François borgia, duc de). Voy. borgia .

GANDINO , bourg du roy. Lombard-Vénitien, à18 kil. N. E. de Bergame ; 3,000 hab. Draps, lai-nages, tanneries. Commerce très étendu avec leTyroi, l’Italie, la Suisse .

GANDJAM , riv. de l’Hindoustan septentr., sortdes monts des Circars et se jette dans le golfe deBengale au-dessous de la ville de Gandjam.

gandjam , district de l’Inde anglaise (Madras),dans le pays des Circars septent., est formé de lapartie septent. de l’ancien état de Cicacole. Il apour ch.-l. une ville nommée aussi Gandjam , par19° 22’ lat. N., 82° 58’ long. E., sur la riv. de Gand-jam . Commerce très actif, surtout en toiles de coton.

GANDOUANA, Gandwana des Anglais , ancienneprovince de l’Hindoustan , entre 17» et 25“ lat. N.,75° et 83» long. E., au S. de Malwa , au N. des prov.d’Haïderabad et d’Orissa : 890 kil. surSOO; 4,000,000d’hab. Le Gandouana se divise actuellement endeux parties : 1» roy. de Nagpour (vassal des An-glais sous un prince mahratte); 2» district de Gan-douana ou de Djabbaipour (aux Anglais et dans laprésidence de Calcutta , bien que partagé presqueentièrement entre de petits radjahs indigènes).Capit. ancienne, Gharrâ (auj. presque inhabitée) ;principales villes actuelles : Nagpour, Djabbaipour.Le Gandouana est généralement montueux et boisé.11 est peu fertile.

GANEÇA, déité indienne, fils de Bhavani seule,ou de Bhavani et de Siva, est le dieu de la sagessedans l’Hindoustan . On le représente avec une têted’éléphant, symbole de discernement et de sagacité,et accompagné d’un rat que les Indiens considèrentcomme un animal prévoyant. Ganeça, que l’on acomparé à Janus , préside à toutes les cérémoniesreligieuses, à la paix, aux routes, au commencementde toute entreprise, projet, voyage, etc.

GANGANELLI. Voy. clément xiv.

GANGARI ou DARCHAN, ville du Thibet , par31» 4’ lat. N., 78° 53’long. E., sert d’entrepôt auxmarchandises envoyées de Lassa.

GANGE, Ganga en bengali, Ganges des anciens,célèbre fleuve de l’Hindoustan , naît dans les montsHimalaya , auThibet, sous le nom de Bagirathi, unpeu au-dessus de Gangoutri, et par 76» 40’ long. E.,31» 4’ lat. N. Sa source est située à plus de 4,000mètres de hauteur. 11 prend le nom de Gange dansle Gherouâl , après avoir reçu l’Alakananda, au lieudit Devapraïaga (ou divin confluent) ; traverse lesprov. de Delhi, Agrah, Aoude, Allahabad , Bahar,Bengale, passant par Farrakhabad, Allahabad ,Mirzapour, Bénarès, Ghaxipour, Patna , Radjama-hala; et après avoir suivi la direction du S. O.,puis du S. et de I’E., prend la direction S. E.en formant un énorme delta, coupé par des bran-ches multipliées, et dont la plus forte est l’Houglyqui passe par Calcutta et Chandernagor . Courstotal, au moins 2,600 kil. Affluents: à droite leCalinaddi, le Djemnah ; à gauche le Ramganga,le Gogra, le Gandak , le Bagmatti, le Kouci, la Ma-hanada , la Tistah. Le Brahmapoutre , qui vient duN.E., reçoit d’abord une des branches nombreuses duGange , et, s'unissant lui-même à ce fleuve, se jetteavec lui dans l'Océan par une même embouchure.Le Gange est aux yeux des Hindous un fleuve sa-cré. Ils croient se purifier au moral comme au phy-sique en prenant un bain dans ses eaux. Ils enfont la déesse Ganga, identique à Bhavani , femmede Siva . Les Hindous regardent comme le combledu bonheur et comme l’aurore de la vie céleste demourir dans les eaux du Gange .

GANGES, ch.-l. de cant. (Hérault ), à 40 kil,N. O. de Montpellier ; 4,527 hab. Bas de soie)bonneterie, filature de soie. Commerce. '

GANGES (Anne-Elisabeth de rossan, marquisde), née à Avignon en 1636, épousa le marquis deGanges , étant déjà veuve du marquis de Cas-tellane. Sa beauté lui avait fait donner à la cour deLouis XIV , où elle avait été présentée par son pre-mier mari, le surnom de la Belle Provençale; ellerevint à Avignon après son Becond mariage, et làfut l’objet d'une criminelle passion de la part deses deux beaux-frères, l’abbé et le chevalier deGanges . Ayant résisté avec courage, elle périt frap-pée de plusieurs coups d'épée que lui porta le che-valier, après avoir essayé vainement de l’empoison-ner. Par suite de cette action infâme, les deux frèresqui avaient eu le temps de quitter la France , furentcondamnés par contumace à être rompus (1667).

GANGOUTRI, lieu de pèlerinage, sur le Gange et près des sources de ce fleuve, par 75» 49' long. E.,3!» 4' lat. N.

GANGRES, Gangra , auj. Kiangari , ville dePaphlagonie , résidence du roi Déjotarus.

GAN1LH (Charles), économiste, né en 1758 àAllanche (Cantal ), mort en 1836, fut d’abord avo-cat; entra au tribunal, où il resta jusqu’en 1802;fut en 1815 nommé député; défendit les libertés pu-bliques, mais sans jamais s’écarter du ton de la mo-dération, et porta souvent la lumière dans les ques-tions de finances. H a beaucoup écrit ; ses principauxouvrages sont : Essai politique sur les revenus dispeuples , 1806 et 1823; Des Systèmes de l’économiepolitique, 1809 : Dictionnaire de l’économie politique,1826, 1 vol. in-8; Théorie de l'économie politique,1830, qui tous attestent un esprit droit et conscien-cieux.

GANNAT , Gannatum ou Gannapum, ch.-I. d’arr.(Allier), sur l’Andelot, à 387 kil. S. E. de Paris , à53 kil. S. de Moulins; 5,109 hab. Commerce de blé.— L'arr. de Gannat a 5 cant. (Chantelle-le-Château ,Ebreuil, Escurolles, Saint-Pourçain, Gannat ), 79communes et 66,024 hab.

GANNODURUM, nom latin de laufenboorc.

GANYMÈDE , jeune prince d'une grande beauté,fils de Tros, roi de Troie, fut, selon la fable, en-levé par l’aigle de Jupiter, et transporté dans leciel pour y remplacer Hébé comme échanson desdieux.

GAOUTAMA. Voy. bouddha.

GAP, Vapincum , ch.-l. du dép. des H.—Alpes, a669 kil. S. E. de Paris ; 7,854 hab. Évêché; tri-bunal de l re instance, collège communal; catM"drale (où l’on voit le mausolée du duc de Lesdiguie-res). Musées de peinture et d'histoire nature e.Cadis, soie, laine, etc. Commerce. — Cette ville,jadis capit. du Gapençais, est fort ancienne. EHe souffrit beaucoup des invasions des Sarrasins et desLombards. Elle appartint ensuite aux comtes deForcalquier , qui la cédèrent aux évêques de la vme.En 1692, elle fut prise et ravagée par Victor-Ame*dée, duc de Savoie . — L’arr. de Gap a )4 cant.(Aspres-lès-Veynes , Bareilonette, la Bastie-Netive,Laragne, Orpierre , Ribicrs, Rozans, Saint-Bonne,Saint-Etienne-en-Devoluy , Saint-Firmin, Serres ,Tallard , Veynes, plus Gap), 126 communes, e69,034 hab. „ .

GAPENÇAIS, Vapineensis tractus, partie du HaDauphiné, sur les confins de la H.-Provence, et 3S. E. de l'Embrunais, qui la sépare des frontierdu Piémont ; 45 kil. sur 28. Ch.-l., Gap. Autr “places : Chorges, Tallard , Veynes, Aspres-les-ve;-nes. Montagnes, pâturages, gibier. — Le Gape -çais faisait jadis partie de la Narbonnaise 2,avait pour habitants les Caluriges et les Trteo ■

Il appartint ensuite successivement aux Burgun «aux Francs, aux rois d’Arles , et apres le detnem