GÀRC — 682 — GARD
GARCIA i, comte de Castille , né en 938, mort en990. 11 succéda à Fernand-Gonzalès, son père, à32 ans, en 970, comprima la révolte des comtes deVêla, remporta sur les Maures plus, avantages, maisfut blessé mortell. et pris dans un dernier combat.
gahcia i et il, rois de Navarre . Voy. Navarre.
Garcia in, surnommé le Trembleur, roi de Navarre ,fils de Sanche 11, auquel il succéda en 994. 11 com-battit les Arabes comme son père, se ligua con-tre Almanzor avec Bermude, roi de Léon, et ledéfit à la bataille de Calatanazor en 998. 11 mouruten 1001, à l’âge de 43 ans. 11 fut surnommé leTrembleur, parce que toutes les fois qu'il revêtaitson armure un frisson involontaire s'emparait delui ; et c'est à c#tte occasion qu'il dit un jour :« Mon corps tremble du péril où mon courage vale porter. »
garcia de parèdes (don Diego), capitaine espa-gnol , né à Truxillo dans l’Estramadure en 1466,fut le compagnon d'armes du grand Gonzalve deCordoue , et partagea sa haute réputation militairedans les guerres d'Italie. En quittant ce pays, ilalla retrouver Charles-Quint , dans l'armée duquelil combattit avec sa valeur ordinaire ■ mais il mou-rut peu de temps après, des suites d’une chute decheval (1530). Ce guerrier était d'une force physi-que extraordinaire ; et, pour la loyauté et la bra-voure, il mérita d'être comparé à notre Bayard.
Garcia (Manuel), compositeur et chanteur célè-bre, né à Séville en 1779, mort à Paris en 1832,débuta à Madrid en 1801 ; il parcourut ensuitel’Espagne, l'Italie et la France , obtenant partout leplus grand succès. Les principaux opéras qu'on aitde lui sont : le Calife de Bagdad, 1812; lAubergiste,les Chevilles de maître Adam, le Poète colporteur,Florestan, 1822, etc.—Il fut le père de madame Ma-libran et de Pauline Garcia (M m « Viardot).
GARC1LASSO (ou plutôt garcias laso) DE LAVEGA, célèbre poète espagnol, né à Tolède vers1503, était d'une illustre famille, alliée à l'antiquemaison de Guzman. Par un fait étrange, cet homme,qui ne devait chanter que les douceurs du repos,tint l’épée toute sa vie, et mourut eu combattant.11 prit part à toutes les guerres de Charles-Quint ,se distingua particulièrement à la bataille de Pavie (1525), et fut tué au fort de Muy (Var ) en 1536, dansl’invasion de l'armée impériale en France . Il n’étaitalors âgé que de 33 ans ; cependant il avait, au milieudu tumulte des camps, composé des chants qui l’ontrendu immortel. Ils consistent surtout en églogues,en odes et en élégies. Sa poésie est simple, facile,harmonieuse dans le style, gracieuse, naïve, mé-lancolique dans la pensée. Ses compatriotes le nom-mèrent le Pétrarque espagnol . Ses principaux mo-dèles furent le Dante et Pétrarque . La meilleureédition qui ait été donnée de ses oeuvres est celle deMadrid , 1765 et 1788, in-12, avec une bonne préfaceet des notes utiles. Garcilasso a été traduit en an-glais , en 1813, par Wiffen.
garcilasso de la vega, dit rinça, historien es-pagnol, surnommé l'Inca , parce qu’il descendaitpar sa mère de la famille royale du Pérou , néen 1530 à Cuzco , mort en 1568, s’appliqua de bonneheure à connaître et à éclaircir l’histoire de cettepartie de l’Amérique méridionale, afin de la rédi-ger. 11 était parvenu à recueillir tous les matériauxnécessaires à ce travail lorsque l’ombrageux Phi-lippe II , craignant l'influence que pouvaient lui don-ner son nom et son origine, lui fit intimer l’ordrede se rendre en Espagne. Il se fixa à Valladolid ety composa ses écrits. On a de lui les ouvrages sui-vants ; Commentaires royaux qui traitent de l'originedes Incas , de leurs lois et de leurs gouvernements,Lisbonne, 1609-16, 2 vol. in-fol., trad. en français par Dalibard, Paris , 1744; Histoire générale du Pérou,Cordoue ,1616, in-fol„ etc., trad. en franç. par Bau-
douin, 1633; Histoire de la Floride, Lisbonne , 1605,in-4, trad. parRichelet, 1670. On reproche à Gar-cilasso un style ampoulé ; mais on s’accorde à louerla fidélité de ses récits.
GARD, Vardo, riv. de France , est formée par lajonction du Gardon-d’Anduze et du Gardon-d’Alais,qui sortent tous deux des Cévennes ; arrose ledép. du Gard, passe à 8 k. N. de Nîmes , près de la-quelle (â 17 kil. N. E.) elle est traversée par lecélèbre pont du Gard, et tombe dans le Rhône entreAramonetBeaucaire, après un cours de 60 kil. en-viron.—Le pont du Gard a été construit par les Ro-mains; il est long de 269 mètres et haut de prèsde 49;il se compose de trois rangs d’arches élevés les unssur les autres, et dont le rang supérieur porlait unaqueduc servant à amener jusqu'à Nîmes les eauxdes sources d’Aire et d'Airan. Cet aqueduc fut brisélors de l’invasion des barbares.
Gard (dép. du), dép. maritime de la France , surla Méditerranée, à l’O. de l'embouchure du Rhône ,au S. du dép. de l’Ardèche ; 5,997 kil. carrés; 366,259hab. Ch.-l., Nîmes . Il est formé d'une partie duBas-Languedoc. Mont, au N. et à l’O. (Cévennes );climat très doux, température variable, vents impé-tueux, sécheresse. Nombre de marais (dont 17 salants).Houille, manganèse, antimoine; marbre, plâtre, kao-lin, ocres, pouzzolanes, etc. Sol très varié, aride oumaigre en beaucoup d'endroits : grains en petitequantité, légumes, fruits du Midi, vins très bons(Lidenon, St—Gilles et Tavel ), eaux-de-vie ; oliviers,mûriers; garance, etc. Gros bétail (de petite espèce),moutons, vers à soie, etc. Cadis, étoffes de soie, decoton ; distilleries, savons, etc. Commerce actif.—Le dép. du Gard se divise en quatre arrondissements(Nîmes, Alais, Uzès, Le Vigan ), 38 cantons et 438communes ; il appartient à la 8 e division militaire,possède une cour royale et un évêché à Nîmes .
GARDA, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à26 kil. N. O. de Vérone , sur le lae de Garda, riveorientale. Petit port : pêche de sardines et d'ables.Huile. Bonaparte défit aux environs les Autrichiens,commandés par Wurmser , 1796.
garda (lac de), Benacus lacus, dans le royaumeLombard-Vénitien , le plus oriental des grands lacsde la région au S. des Alpes : 48 kil. sur 16. Beau-coup de poissons. Le Mincio le traverse et en sortà Peschiera .
GARDAFUI, cap d’Afrique . Voy. güardafci.
GARDANNÉ , ch.-l. de canton (B.-du-Rhône), à9 kil. S. d’Aix ; 3,000 hab. Fortifications. Commercede grains et de bestiaux. Mine de fer.
GARDANNE (Matthieu-Claude, comte), géné-ral de l’empire, né à Marseille en 1766, mort en1818, se distingua aux batailles d’Austerlitz, d’iéna,d’Eylau : fut envoyé en 1807 comme ministre plé-nipotentiaire en Perse où un de ses ancêtres avaitété longtemps consul de France , mais eut peu desuccès; servit en Espagne sous Masséna et y éprouvaun échec qui le fit disgracier.
GARDE-FRESNET, village du dép. du Var , a50k.N.E.deToulon; 2,900 hab. Lainages , bouchons,chapeaux, etc. On croit que ce bourg est l’ancienFraxinet, que les Sarrasins fortifièrent au ix' ne-cle, et d’où ils ravageaient la Provence (889-975).
GARDEL (P.-Gabriel , danseur et chorégraphede l’Opéra, né à Nancy en 1758, mort à Paris en1840, débuta à Paris en 1774, dirigea pendant plusde quarante ans les ballets de l’Opéra, et C0B1 P°.‘.lui-même un grand nombre de ballets dont T9J.les principaux ; Télémaque , 1789; Psyché, 17» ■le Jugement de Pâris , 1793; la Dansomame, 1 W;le Belour de Zéphyr, 1802 ; Achille à Scyros, îmtPoulet Virginie, 1806; Vénus et Adonis,Alexandre chei Apelles, 1808; l'Enfant prodigue,1812 ; Proserpine , 1818 ; la Servante justifiée , 15 ».Il a en outre composé les divertissements de la p