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part des opéras représentés depuis trente ans. —Son frère et sa femme, attachés également à l'Opéra,eurent aussi de la réputation comme danseurs etcontribuèrent à ses succès.
GARDELEBEN ou GARDELEGEN, ville muréedes États prussiens (Saxe), sur la Milde, à 49 kil.N. 0. de Magdebourg; 4,300 hab. Draps, toiles,étoffes de coton ; eau-de-vie de grains, bière.
GARDIN DU MESNIL (J.-B.), savant latiniste,né en ï 720 à Saint-Cyr près de Valognes, en Nor-mandie, fut professeur de rhétorique à l'universitéde Paris, puis principal du collège Louis-le-Grand(1764), et mourut à Valognes en 1802. Il est auteurd'un traité sur les Synonymes latins , ouvrage d'un mé-rite généralementreconnu, 1777,in-12, et 1788, in-8.
GARDINER, ville des Etats-Unis jMaine), à C5kil. N. E. de Portland; 3,000 hab. Eglise remar-quable; banque. Étoffes de coton, etc.
GARDINER (Étienne), évêque de Winchester etgrand-chancelier d’Angleterre, fils naturel de l'ar-chevêque de Salisbury, Woodwill, né en 1483 àSaint-Edmund-Bury, dans le comté de Suffolk,mort en 1555, fut secrétaire du cardinal Wolsey, etun des députés que Henri VIII envoya à Rome pourobtenir son divorce avec Catherine d’Aragon ; ildéfendit ce divorce par un traité intitulé ; De veraet jalsa obedientia , Londres, 1535, in-4. Au reste,Gardiner ne se sépara de l'église romaine qu’en ceseul point; et, sous Édouard VI, il eut de vifs dé-mêlés avec Thomas Cranmer, archevêque anglicande Cantorbéry, et futjeté en prison comme ennemiprononcé de la réforme. Mais à l'avénement deMarie, il recouvra toute sa faveur, et fut nommégrand-chancelier. 11 conseilla à cette princesse d’a-gir contre les réformés avec sévérité, et se desho-nora en leur faisant subir d’affreux tourments.
gardiner (Guillaume) , mathématicien anglaisdu xviii* siècle, auteur de Tables de logarithmesestimées, Londres, 1742, in-fol. Elles ont été pu-bliées et revues par Callet, Paris, 1783 et 1795.gardon, voy. gard.
GARENGEOT (croissant de), chirurgien, né àVitré (Bretagne) en 1688, mort à Cologne en 1759,vint à Paris à l’âge de vingt-trois ans, y fut suc-cessivement démonstrateur royal, membre de l’A-cadémie de chirurgie, chirurgien-major du régi-ment du roi, et contribua puissamment aux progrèsde la chirurgie. On a de lui : Traité des opérationsde chirurgie, Paris, 1720, 3 vol, in-12 ; Traité desinstruments de chirurgie, 1723 , in-12; Myotomiehumaine et canine, 1724, 2 vol. in-12 ; Splanchno-Jogie, ou Traité d’anatomie concernant les viscères,Paris, 1728; Opération de la taille par l'appareillatéral, ou la Méthode du frère Jacques, corrigée detous ses défauts, etc. 11 a attaché son nom à un in-strument qui sert à enlever les dents molaires.
GARESSIO, ville des Etats sardes, près du Ta-na ™. à 26 kil. S. È. de Mondovi; 4,700 hab.
GARGANO (cap), Garganum promont., pointe deterre dans le roy. de Naples (Capitanate), forme cetteforte saillie du continent de l'Italie qui s’avancedans la mer Adriatique et qui est dominée par lemont Santo-Angelo (Garganus mons) , un peu au-dessous du 42* degré de lat. N. Elle termine l’éperonp a ur T ue flgdre la péninsule italique.
bo urg d’Attique où naquit Epicure.
, t-'NONUM, ville de la Bretagne romaine ,rYm Iceni, auj. varmouth.
GARIGLIANO, Liris, rivière d’Italie, formée parjonction du Sacco et du Liri, tombe dans le golfe(oui ^ e ’ ^ ^ bd- E. de Gaëte. Cours, 60 kil. Ba-i? E j"® ante en tre les troupes de Louis XII ete  < n < l^ n iw Ul “ lc ' Catholi( l ue en 1503.d’Fm, v ' M ’i monta gne de Palestine, dans la tribuim’n ra i ^ es Samaritains y élevèrent le templeq Us voulurent opposer à celui de Jérusalem.
GARLIN, ch.-i. de cant. (B.-Pyrénées), à 27 kil.N. E. de Pau; 1,100 hab.
GARNERIN (J.-Baptiste-Olivier et André-Jacq.),célèbres aéronaules, nés, l’un en 1766 (et encore vi-vanten 1841),l’autre en 1770, mort en 1823, sont sur-tout célèbres comme inventeurs des parachutes. Ilsfirent leurs premières expériences à Paris vers 1797, etobtinrent un très grand succès.—Elisa Garnerin, fillode Jean-Baptiste, est la première femme qui ait osétenter Ja descente en parachute; elle renouvelatrente-neuf fois cette périlleuse expérience. Elle s’oc-cupe actuellement de perfectionner cette invention.
GARNET (le Père), jésuite, né en 1555 en An-gleterre, à Nottingham, fut envoyé jeune en Italie,étudia sous Rellarmin, et prit l’habit à Rome. Ilrevint en Angleterre comme missionnaire en 1584,et fut impliqué en 1606 dans la conspiration desPoudres, ourdie par les Catholiques contre le roi etle parlement. Il fut pendu comme ayant négligé derévéler le complot dont il avait eu connaissancepar ia confession. Les Jésuites l’hon. comme martyr.
GARNIER, maire du palais. Voy, warnachaire.
garmer (Robert), auteur dramatique, né vers1545 à la Ferté-Be,rnard(Sarthe),mort en 1601, est undes premiers en France qui aient fait des pièces régu-lières. On a de lui 9 tragédies (Paris, 1585, in-12),dont la meilleure est Bradamante, jouée en 1580. 11était lieutenant-général du bailliage du Mans, et futnommé par Henri IV conseiller au grand conseil. Cetauteur fut souvent réimprimé dans le xvn* siècle.
garnier (J.-J.), historiographe de France, nédans le l^aine en 1729, mort en 1805, fut d’abordsous-maître au collège d’Harcourt, puis professeurd’hébreu au collège de France et inspecteur decet établissement, et fut admis en 17 62 à l’Acadé-mie des Inscriptions. Il fut choisi après la mort deVillaret pour continuer l’histoire de France ; on luidoit les règnes de Louis XI à Charles IX. Il estpeut-être inférieur pour le styleàVelly et à Villaret,mais il l’emporte par ses recherches. 11 a aussi pu-blié l ’Origine du gouvernement français, 1765, in-18,et quelques écrits littéraires. C’était un homme duplus beau caractère : on cite de lui des traits d’uneadmirable générosité.
garnier (le comte Germain), né à Auxerre en1754, mort à Paris en 1821, fut d’abord procureurau Châtelet, puis devint secrétaire de madameAdélaïde, sœur de Louis XVI. Appelé en 1791 auministère de la justice avec Roland, il refusa cethonneur. Il s’expatria pendant les troubles de larévolution.Sousl’Empire, il fut nommé préfet, créécomte, puis sénateur, et devint en 1809 présidentdu Sénat. Il a traduit les Recherches sur les ri-chesses des nations de Smith, 1802, et a laissé lui-même d’excellents ouvrages d’économie politique,tels que ; De la propriété considérée dans ses rapportsavec le droit politique, 1792; Principes d’économiepolitique, 179G; Histoire de la monnaie depuis laplus haute antiquité jusqu’à Charlemagne, 1819.
GAROCELI, peuple de la Gaule Transalpine,habitait dans la contrée nommée depuis Maurienne,entre le mont Cenis et la vallée de Prégalas, ouentre le mont Genèvre et la vallée de Cluson. Oce-lum (auj. Oulx) était leur capitale.
GAROFALO (Benvenuto tisi, dit le), peintre ita-lien, né à Garofalo, près de Ferrare, en 1481, etmort en 1559, fut l’ami de Raphaël et imita samanière. Ses chefs-d’œuvre sont le Massacre desInnocents, la Résurrection de Lazare et la Prise deJésus qu’il peignit de 1519 à 1524 dans l’église deSt-François de Ferrare ; une Samaritaine, etc. — Ilne faut pas le confondre avec J.-B. Benvenuto, peintrené aussi à Garofalo, et que l’on désigne sous le nomd ’Orlolano , parce que son père était jardinier.
GARONNE, Garumna , viv. de France, naît enEspagne au val d’Aran, par 1» 25’ long. 0., 42* 43'