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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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un long el difficile voyage dans presque toutes lesparties du monde; visita l’Europe, l’Asie et l’Afri-que ; s’avança jusqu’à la grande muraille qui séparela Chine de la Tartane; parcourut le Mexique , etc.En 1699, il publia la relation de ses voyages sousle titre de Giro del mondo (Tour du monde), Naples ,6 vol. iri-lî ; cet ouvrage a été traduit en français par Dubois de St-Gelais, Paris , 1719, 6 vol. in-12.

GEMENOS.ti.de Fr. (B.-du-RhÔne), à 20 k.E.deMar-seille; 1835 h. Verr.; chat, et parc chantés par Delille.

GEMEKT, village de Hollande (Brabant oeptent.),à 19 kil. N. E. d’Eindhoven ; 4,000 hab. Fabriquede belles toiles.

GÉM1STE (George), surnommé Plithon , philolo-gue et philosophe platonicien, né à Constantinople vers 1400,' fut du nombre des Grecs qui vinrentchercher un asile en Italie après la chute du Bas-Empire ; il se fixa à Florence et fut admis à la courdu premier des Médicis . Il se déclara le championde Platon contre Aristote , eut à ce sujet divers dé-mêlés avec George de Trébizonde et publia contre luiplusieurs écrits. Ses principaux ouvrages sont : Deplatonicœ algue arislolelicœ pkilosaphiœ differentia ,Bàle, 1574, in-4; Oracula magica Zoroasiris, Paris ,1538, in-4, avec comm., en grec , il avait aussi écritsur l’histoire et la géographie.

GEMMA (Régnier), dit Frisius ou le Frison, ma-thématicien, né en 15(18 à Dokkum dans la Frise ,mort à Louvain en 1555, s’est rendu surtout célèbrepar ses travaux sur l’astronomie. On a de lui : DeRadio aslronomico elgeomelrico liber, Anvers , 1545,in-4; De Annuli astronomici usu, Anvers , 1548, in-8;De Principiis astronomiæ el cosmographice , etc.,Paris, 1547, in-8; traduit en français par Boissière,Paris , 1582, in-8 ; De Aslrolabio catholico et usuejusdem, Anvers , 1540, in-8; Caria sive mapparnundi, Louvain , 1540. Il a donné plusieurs éditionscorrigées et augmentées de la Cosmographie deP. Apianus. —Son fils, Corneille Gemma, s’est aussidistingué comme astronome.

GEMM1, montagne de Suisse (Valais ), sur lesconfins du canton de Berne : hauteur, 2,320 mètres.On y a taillé dans le roc une route pour lesmulots.

GEMONA , ville du roy. Lombard-Vénitien, surle Tagliamento, à 24 kil. N. O. d’Udine ; 4,500 hab.

GEMONIES (probablement de gemo, gémir). Onappelait ainsi à Rome un lieu où Ton exposait lescorps des criminels suppliciés. Ce lieu était voisindu Tibre et situé près du mont Aventin ; il avaitreçu sa destination de Camille, Tan 396 av. J.-C.,après la défaite deB Véiens.

GEMOZAC, ch.-l. decanton (Charente-Inférieure ),à 19 kil. S. de Saintes; 3,200 hab.

GEMSCHIb. Voy. djemschid .

GEMUND ou GMUND, ville des États autri-chiens (Illyrie) , à 05 kil. N. O. de Klagenfurth ;3,500 hab. Aux environs mines et fonderies defer —11 y a en Allemagne d’autres villes du nomde Gemünd , mais peu importantes.

GENABUM, villo de la Gaule Celtique , est auj.Orléans. On a dit à tort que c’est Gien .

GENAPPE, ville de Belgique (Brabant mérid.),sur la Dyle, à 23 kil. S. E. de Bruxelles; 1,200hab. Papeterie, brasseries, moulin à huile, forges.11 s’y livra avant et après la bataille de Waterloo plusieurs combats entre les Français d’un côté, etles Anglais et les Prussiens de l’autre.

GÉNAUNES, Genauni, peuplade de la Vindélicie ,fut vaincue par Drusus, frère de Tibère .

GENÇAY, ch.-l, de canton (Vienne ), à 26 kfl.N. E. de Civray ; 750 hab. Étoffes de laine.

GENDREY, ch.-l. de canton (Jura ), à 18 kil.N. E. de Dôle ; 600 hab.

GÉNÉRAL d’ordiie. On donne ce nom auchef supérieur de tous les couvents obéissant à une

même règle. Les ordres de Citeaux , de Saint-llaurdes Feuillants, des Chartreux, des Oratoriens , desPrémontrés, des Mathurins, avaient un général par-ticulier. 11 en était de même des Franciscains, desDominicains,des Jésuites . Les généraux d’ordre étaientexempts de la soumission à l’évêque diocésain.

GÉNÉRAL1F (le), en espagnol J eniralife, magni-fique palais de plaisance des rois maures à Grenade près de l’Alhambra , sur le sommet d’une colline,servait de résidence à la cour pendant Tété.

GÉNÉRALITÉ ou pays des ÉTATS-GÉNÉRAUX ,Generalitœlslœnde en allemand . On désignait sousce nom plusieurs pays sujets de la république desSept-Provinces-Unies, et non d’une seule des Sept-Provinces en particulier (comme Drenthe qui Tétaitde Grœningue). Ces pays comprenaient: 1° unepartie du Brabant (villes principales, Bois-le-Duc ,Eindhoven , Bréda, Berg-op-Zoom ) ; 2° le districtde Maêstricht ; 3° une partie du Limbourg (Fau-quemont, Dalem ) ; 4° une partie du quartier supé-rieur de la Gueldre (Venloo , Stevens-Waard, Nieu-stadt); 5° une partie de la Flandre (L’Ecluse,Kad-sand, Biervliet, Axel).

GÉNÉRALITÉS. On appelait ainsi, dans l’ancienneFrance , la juridiction d’un intendant général desfinances. Le nombre des généralités varia souvent.Au milieu du xiv' siècle, on comptait quatre géné-ralités : la Langue-d’Oc, la Langue-d’Oil, la Norman-die et le pays d’outre Seine. Sous François 1 , il yenavait 16. En 1787 on en comptait 32, parmi lesquelleson distinguait : 20 généralités avec élections (les élec-tions étaient les tribunaux chargés de juger en 1”instance les contestations relatives aux tailles, im-pôts, etc.), savoir : Amiens, Rouen, Caën, Alen-çon, Paris, Soissons, Châlons-sur-Marne, Orléans ,Tours, Bourges, Poitiers, La Rochelle, Moulins ,Limoges, Riom, Lyon, Grenoble, Bordeaux , Mon-tauban, Auch ; — 12 généralités sans élections:Flandre, Hainaut, Lorraine, Metz, Alsace, Breta-gne, Bourgogne, Franche-Comté, Toulouse , Mon-tauban, Roussillon et Aix . — Én dehors de ces32 généralités étaient les pays d'étals qui votaienteux-mêmes leurs contributions et en réglaient laperception ; c’étaient ; les châtellenies de Lille et deDouai (dites état de Flandre), la Provence, le Béarn ,la Basse-Navarre, le Bigorre,le comté de Foix , etlespays de Soûle,d’Armagnac, de Nébouzan etde Marsan.— Toutes ces distinctions ont été abolies à la révo-lution de 1789.

GÉNÉRAUX (États-), Voy. états-généraux.

GÈNES , surnommée Gênes-la-Superbe,anciens, Genova en italien , grande ville des tta »sardes, ch.-l. de l’intendance et de la province denom, au fond du golfe de Gênes, avec un magnmq ■port, par 44» 24’ lat. N-, 6» 32’ long, t-, »kil. S. E. de Turin ; 95,000 hab. Cette ville, bat®en amphithéâtre , offre un aspect xxt/Ûf?.côté de la mer, mais elle est triste à l n>‘“ 1 ’

Elle a beaucoup de beaux palais en marbre Ir >ornés de sculptures et de peintures. Elle rem .plusieurs collections, dont quelques-unes mugques. On y remarque trois belles rues ( BaiM, .va, Nuovissima) , deux belles places, le P® ,

gnan, de superbes églises ( St-Laurent ,q

l’église métropolitaine, YAnnonciude, SJ-Aum ’la banque St-George (fondée vers 1407) ; d® aqwducs, dévastés chantiers, dits de la Éoef- k 1 ,académie des beaux-arts , musée d’histoirelie, trois bibliothèques, jardins botanique ,diverses, deux collèges dont un de ! -

hôpitaux et hospices. Industrie active :damas, étoffes de soie, bas, gants , déni > eB

Grand commerce. Aux environs, carrièrebeaux marbres.— Gênes parait av0,r en-vers 707 av. J.-C., par les Liguriens : eue miquise par les Romains et incorporée a la