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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GEOIt — G97 — GEO.R

Geoffroy (Julien-Louis), critique, né à Rennes en 1743, mort en 1814, fut élevé chez les Jésuites et prit le petit collet en sortant de leur collège. En1776 il fut nommé professeur de rhétorique au col-lège deMontaigu.et bientôt après au collège Mazarin ,à Paris, et travailla, après la mort de Fréron , à larédaction de l'Année littéraire (1776-92). Il s’étaitdéjà essayé à faire une tragédie, Caton ; mais ellene put être représentée. Proscrit en 1793 pouravoir rédigé un journal intitulé l’Ami du Moi, il sefit maître d'école dans un village, et ne revint àParis qu'après le 18 brumaire (1799). 11 entraversla même époque au Journal des Débats (depuis Journalde l’Empire ), dans lequel il se chargea de la partielittéraire, et spécialement de l’analyse des pièces dethéâtre. Ses feuilletons, où l’on trouvait une critiquemordante et spirituelle, une érudition sans pédantis-me, eurent un succès prodigieux. Mais Geoffroy futsouvent injuste et partial, tantàl’égarddeVoltaire,àqui il déclara la guerre, qu’à l'égard des artistes lesplus remarquables decetemps,Talma, mademoiselleContât, etc., dont il ne reconnut point tout le talent.Ses feuilletons furent réunis après sa mort sous letitre de Cours de liuéralure dramatique (1819-20, àvol. in-8). Geoffroy a aussi laissé une Traduction deTltéocrite (1801) assez estimée, et un Commentairesur Racine, 1808.

Geoffroy de Monmouth , de -Winesalf, chroni-queurs. Voy. GALFRID.

GEOGRAPHES GRECS (les petits), Geographigrœci minores. On désigne sous ce nom les géo-graphes grecs qui n’ont fait que des périples, desmonographies, ou dont il ne nous reste que desfragments peu étendus ; tels sont : Hannon de Car-thage, Scylax do Caryande, Isidore de Charax , Ar-témidore, Agathémère, Dicéarque , Denys-le-Perié-gète, Scymnus de Chios, Arrien , Mareien d’Héraclée,etc. La collection de leurs œuvres a été publiéepar David Hœsehel, Augsbourg , 1600, in-8; parJ. Gronovius, Leyde , 1697, in—4 ; par J. Hudson,1698-1712, 4 vol. in-8. M. Gail en avait entreprisune nouvelle édition qui n’a pas été terminée. Unsupplément y a été ajouté récemment par M. Miller(Paris , 1839). — On appelle par opposition Grandsgéographes, Strabon, Pausanias, Ptolémée, Etiennede Byzance .

GEORGE ou GEORGES (saint), Georgius, était,selon la légende, un jeune et beau prince de Cap-padoce, qui souffrit le martyre sous Dioclétien . Oneu fait le Persée chrétien, et on en rapporte milleprodiges : il tua un redoutable dragon et sauva lajllle d un roi que le monstre allait dévorer : aussije représente-t-on armé d’une lance et pourfendante dragon. 11 est fort célèbre en Orient, et c’est dejâ qu il a passé en Occident . On honore surtout saintheorge en Russie, en Angleterre et à Gênes . LesBusses ont adopté saint George avec son dragonPour le principal emblème de leurs armoiries et ont

donné

son nom au premier de leurs ordres militaires

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('«y. ci-après); les Anglais et les Génois l'ont prispour patron. On fête ce saint le 23 avril.george (ordre de saint-). 11 a existé en Allemagne , en Italie sous le nom de St-George plusieurs or-res religieux ou militaires qui ont eu peu de durée.■~Deux ordres de St-George subsistent aujourd’hui :l7f'Q gran( * or( lre militaire de Russie , institué ena P ar Catherine II ; la décoration est une croixm/ “ q, ! atre branches ayant au centre un écussonH..i re P r ® sen l e saint George à cheval terrassant lene 'accorde que pour les faits d’armesplus brillants;—2° un ordre de Bavière dont l'ins-j lon rem onte au xii* siècle, au temps des croisa-U» • q ,'?' tut renouvelé en 17 29 par Charles-Albertloepuis 1 empereur Charles Vil).

’.’.rei d’Angleterre , de la maison de■novre, ne à Osnahruek en 1660, mort en 172’

était fils d'Ernest-Auguste , premier électeur deHanovre , et de la pr'ncesse Sophie, petite-fille deJacques I, roi d’Angleterre . En 1714, à la mort dela reine Anne, qui ne laissa pas d’enfants, il futappelé au trône d’Angleterre comme étant le plusproche héritier dans la ligne protestante, et com-mença ainsi la maison de Hanovre . Pendant tout sonrègne, il s'appuya sur le parti whig et conservaune sage neutralité dans les guerres du continent.

11 avait choisi pour principal ministre Robert Wal-pole, dont l’habileté réprima toutes les tentatives dedésordre, et rendit vaines les intrigues du préten-dant Jacques 111. Malheureux en famille, il futobligé de divorcer avec Sophie de Zell, qui s’étaitcompromise par une intrigue amoureuse, et en-ferma cette princesse dans un château-fort, où elletermina son existence après 32 ans de captivité(1716). 11 fit aussi subir à son fds (George II ) demauvais traitements que rien n'excusait.

george n (Auguste), roi d'Angleterre , fils du pré-cédent, né en 1683, succéda à son père en 1727.Il garda d’abord le ministre de son père, le célèbreWalpole, qui sut conserver une paix profonde pen-dant les douze premières années de ce règne ; maisayant écarté cet habile ministre. George ne fit de-puis que des expéditions désastreuses. Dans la guerrede la succession d’Autriche , ses armes, heureuses àDettingen (1743), échouèrent aux combats de Fon-tenoy (1745) et de Lawfeld (1747,), qui furent sui-vis du traité d’Aix-la-Chapelle (1748). Il est vraiqu’en même temps George affermissait son trônepar la victoire de.Culloden, remportée sur le pré-tendant, Charles-Édouard, en Écosse (1746). La paixde 1748 fut de courte durée, et la guerre s’étant ral-lumée en 1755, l'Angleterre éprouva de nouveauxrevers en Allemagne ; ils furent compensés par debrillantes conquêtes dans l’Inde . Ce prince mourutsubitem, en 1760. On lui doit le British Muséum .

george iii , roi d’Angleterre, né en 1738, suc-céda en 1760 à George II , son grand-père, obtintde brillants succès contre la France et l’Autriche dans la guerre de Sept-Ans, conclut en 1763 unepaix qui fut trouvée peu avantageuse pour sonpays et qui excita de grands mécontentements ; eutà soutenir la guerre contre les colonies d’Amérique révoltées, et fut forcé en 1783 de reconnaître l’in-dépendance des États-Unis . Il combattit de toutson pouvoir la révolution française. En 1810, iltomba en démence et ne mourut que dix ans après.Son fils, George IV , exerça pendant ce temps larégence. George III eut pour principal ministrele célèbre Pitt ; c’est sous son règne que brillèrentFox, Burke, Sheridan.il laissa plusieurs fils :George IV et Guillaume IV , qui régnèrent, le duc de Kent, pèrede Victoria, Ernest-Auguste, roi de Hanovre .

george iv , roi d’Angleterre, né en 1762, fils deGeorge III , eut une jeunesse scandaleuse. Il futappelé à la régence en 1811, lorsque son père futtombé en démence, et ne prit le titre de roi qu’en1820. Quoiqu il se fût précédemment déclaré pourles Whigs , il s’abandonna entièrement aux Tories, eteut pour principaux ministres Castlereagh et Wel-lington. II contribua à renverser Napoléon, maistint une conduite peu loyale envers le héros vaincuqui venait se confier à lui. 11 rendit de nombreuseslois contre la liberté de la presse, eut à réprimerdes troubles incessants dans l’Irlande , et m. en 1830. Ilav. épouséenl7961aprinc.Caroline(F.cenom),àlaq.il intenta dèsl806 un scandaleux procès en adultère.george, duc de Clarence. Voy, ciarence.george , prince de Danemark, frère de Chris-tian V, épousa la princesse Anne, fille de Jacques II ,roi d’Angleterre. Lorsque ce dernier eut été détrônéen 1688 par Guillaume d’Orange, George embrassale parti du vainqueur, qui le créa duc de Cumber-land ; et son épouse ayant succédé en 1702 à Guil-