GERA — 700 — GERE
prussien de Mersebourg : 22,000 liab. : 374 kil. car-rés. Ch.-l., Géra. — Elle appartient en communaux deux états de Reuss-Schleitz et Reuss-Loben-stein-Ebersdorf, qui sont les branches de la lignecadette de la maison de Reuss.
GERACE , anciennement Locri, Hieracium aumoyen âge, ville du roy. de Naples (Calabre Ulté-rieure I"), à 44 kil. S. E. de Monteleone; 8,400 hab.Evêché . Commerce de vin : eaux minérales sulfu-reuses. Cette ville a été très endommagée par letremblement de terre de 1783. Voy. locres .
GÉRARD (S.), évêque de Toul , 963-994, protégeales savants, et fonda des écoles. On l’hon. le 23 avril.
Gérard (dit7bm parce qu’on prit l’adverbe tum pourion nom), instit. de l’ordre de St-Jean-de-Jérusalem,né en 1040 dans l’îlede Martiguc, sur la côte de laProvence, fut nommé vers 1080 supérieur d'un hô-pital pour les pèlerins annexé à l’église qui venaitd’être bâtie à Jérusalem par des négociants d’A-malfi. 11 jeta en 1100 les fondements de l’ordrehospitalier de Saint-Jean, et en fut nommé grand-maître. 11 mourut en 1121. li mérita par ses ver-tus et sa charité d’être mis au nombre des bien-heureux.
Gérard de crémone , savant traducteur, né versl'an 1114, près de Crémone (ou selon quelques-uns,mais moins probablement, à Carmona en Andalou-sie ), mort en 1187, s’appliqua avec succès à la phi-losophie et à l’astronomie, passa en Espagne poury étudier les ouvrages des Arabes, et en traduisitun grand nombre en latin. On lui doit des versionsde divers traités d'Alhaken, d’Avicenne, de Rhasis ,d’Albucasis , ainsi qu’une traduction de l'Almagestede Ptolémée faite sur l'arabe,
Gérard GROOT (le Frère), fondateur des Frères dela Vie commune, né à Deventer en 1340, était filsde Werner Groot, consul de celle ville. Il reçut lesordres, et renonça à une belle fortune pour seconsacrer à la vie religieuse. 11 fonda un institutqui avait pour objet de transcrire les manuscrits,de se vouer à l’éducation et à la prière, et le litapprouver par le pape en 1376. 11 mourut en1384. Son institut, créé d’abord à Deventer , futtransporté en 1386 au monastère de Windesheim,où il forma une congrégation de chanoines réguliers.Ce nouvel ordre se propagea rapidement, et renditde grands services aux lettres. Il en sortit plusieurshommes distingués, tels que Thomas-à-Kempis ,Gerlac Petersen, etc. On doit à Gérard Groot quel-ques écrits mystiques et un livre De Viia in com-muni degentium (sur les Frères de la Vie commune ).
Gérard (Balthasar), fanatique, né en Franche-Comté, assassina en 1684, à Delft , le prince d’O-range, Guillaume de Nassau ; fut pris et écartelé.11 était entré au service du prince, et avait captivésa confiance par un excès de zèle. 11 prétenditn’avoir pas de complices, assurant qu’il n’avait eud’autre mobile que l’intérêt du parti catholiq. et es-pagnol. Le roi d’Espagne, Philippe II , donna deslettres de noblesse à sa famille.
Gérard DOW , peintre hollandais. Voy. dow.
Gérard (Alexandre), écrivain écossais , né en 1728dans le comté d'Aberdeen, embrassa l’état ecclé-siastique, se livra à la prédication, professa ensuitela philosophie naturelle et expérimentale au collègeMaréchal (1762), puis la théologie au collège royalde l’université d'Aberdeen (1771), et mourut danscelte même ville en 1796. 11 a laissé un Essai surle goût, Londres , 1769 ; un Essai sur le génie, 1767;et des Sermons, 1780. L 'Essai sur le goût a été tra-duit en français par Eidous, 1766.
Gérard (Phil.-Louis), chanoine, néàParisen 1737,mort en 1813. Après avoir passé sa jeunesse dans ladissipation et l’incrédulité, il se convertit et se vouaau service des autels. Il fut longtemps vicaire deSaint-Merry, à Paris , puischanoine de Saint-Louis-
du-Louvre. Il subit une longue détention pendantla révolution. 11 est auteur des ouvrages suivants-,le Comte de Valmont, ou les Égarements de la rai-son, 6 vol. in-12, espèce de roman moral et reli-gieux, où il paraît raconter sa propre histoire(cet ouvrage a eu une très grande vogue, et est ar-rivé à sa 20 e édition); les Leçons de l'histoire, ouLettres d'un père à son fils sur les faits intéressantde l’histoire universelle, Paris , 1786-1806, 11 vol,in-12; l'Esprit du Christianisme, précédé d’un pré-cis de ses preuves, et suivi d'un plan de conduiteParis , 1803, in-12.
Gérard (François-Pascal-Simon , baron), célèbrepeintre d'histoire, né à Rome en 1770, d'un Fran-çais et d’une Italienne , mort en 1837, étudia d’a-bord la sculpture sous Pajou , et devint en 1181l’élève de David. Sa première œuvre importantefut le Bélisaire, 1796; vinrent ensuite Psyché re-cevant le premier baiser de l’Amour, 1796 ; les TnitAges, 1806 ; la Bataille d’Austerlitz et Ossian , 1810.Toutes les notabilités de l’empire et de l’Europe voulaient être peintes par Gérard ; il Ht plus de centportraits en pied et un nombre immense <le portraitsen buste dans l’espace de trente années. Sous larestauration, Gérard produisit: 1 ' Entrée d'Henri ïïà Paris , 1817 ; Corinne improvisant au cap Misentet Thétis portant les armes d'Achille , 18l9, Louisilfdéclarant sonpelil-fils roi d'Espagne, 1828; le Sacre deCharles S, 1829 ; l'Espérance, 1829, etc. On lui doitencore la Peste de Marseille , 1832, plusieurs tableau!de circonstance et les quatre pendentifs de la coupoledu Panthéon . U laissa en outre plusieurs toiles inache-vées. Gérardfut une des gloires de l’école de Da-vid, et un des derniers imitateurs de la belle antiquité.
GERARDI MONS, nom latin de la ville de 6»'»-mont. située dans la Flandre orientale .
GERARDME11 ou GEROMË, ch.-l. de cant.(Vosges ), à 24 kil. S. de Saint-Dié; 6,931 liaiBoissellcrie, sabots, fromages renommés.
GERASA , ville de la Décapote de Palestine, au N.de Gadara et au S. de Damas. C’est auj. Djerrach,ville actuellement déserte , mais où l’on trouve debeaux restes de l’antiquité.
GERBEROY, ville du dép. de l’Oise , à 13 kil. S.de Songeons ; 600 hab. Château-fort, auj. en rui-nes. Prise par les Anglais en 1437, reprise sur euien 1449.
GERBERT, pape. Voy. sylvestre il
GERBEV1LLERS, ch.-l. de cant. (Menrthe), à11 kil. S. de Lunéville ; 2,252 hab. Bonneterie,calicots, lainages communs.
GERB1, île d’Afrique . Voy. zerby.
GERBIER (Pierre-Jean-Baptiste), célèbre avocat,né à Rennes en 1725, mort à Paris en 1788, de-buta dans cette dernière ville en 1753, et y pl aitladepuis avec un succès toujours croissant, Son élo-quence était surtout insinuante et pathétique. ïtfdiction était nette, son élocution facile, sa voixétendue et pénétrante. On le surnommait Mi?du barreau. Gerbierapeu écrit. Plusieurs des causesdans lesquelles il a plaidé se trouvent danslerecueides Cause* célébrés ; une des plus remarquables escelle dite de la Bernardine , où il litcondamneride Clairvaux à 40,000 écus de dommages-mteau profit d’une pauvre femme dont le man a ^ a \. .séquestré dans un couventde Bernardins. Lespiairies de Gerbier, recueillies par Héraut de béenese trouvent manuscrites à la Biblioth. des avo ••
GERBILLON (J.-François), né à Verdun en 1» »fut un des fondateurs de la mission françaisChine ( 1685), devint maître de malhema qde l’empereur chinois, et jouit d’une granveur auprès de lui. Il fut nommé supeneur-fcral de la mission, et dirigea le collège ^ r ^p£? 1 ? rnDr i-kin. 11 mourut dans cette ville en 1707.1* ut Fmer en chinois à Pékin des éléments de Gèomi