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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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Histoire de Cime; et les deux Paolo Giovio , pèreet (ils connus sous le nom de Paul Jove . Voy. jove.

G 1 PHANIUS ( Hubert tan giffen, en latin ), ju-risconsulte, surnommé le Cujas de l'Allemagne , néà Buren, dans la Gueldre, en 1534, mort à Prague en 1604, étudia à Paris et à Orléans ; enseigna ledroit à Strasbourg , àlngolstadt, et jouitdelà laveurde l’empereur Rodolphe 11. On a de lui, entre au-tres ouvrages: Commentarius ad insiitutiones, In-golstadt, 1596 , in-4; Antinomarium juris civilis,Francfort, 1605; QEconomia juris, Francfort , 1606;il a aussi donné une édition de Lucrèce , Anvers ,1566, in—12, citez Plantin, et des Commentaires surla Morale d’Aristote, Francfort , 1608.

GlRALDI(Lilio GTegono),LiliusGyruldus,sa.ynntet poëte latin, né à Ferrare en 1479, fut protono-taire apostolique sous le pontificat de Clément \II,et mourut à Ferrare en 1552. Il a laissé différentsécrits qui ont été publiés à Leyde , 1696, in-fol. Lesplus remarquables sont : Hisioria de Diis genlium XVIIsyntagmatibus dislincta (du temps de l’auteur il n’yavait sur la mythologie que l'ouvrage très imparfaitde Boccace, intitulé : Genealogia Deorum . L’ouvragede Giraldi est le premier traité sur cette matière ;l'auteur a consulté pour le faire les sources origi-nales et les monuments) ; Historiée poetarum tamgrœcorum quam ladnorum dialogi decem, Bâle , 1545,in-8; Dialogi duo de poelis nostrorum lemporum,Florence, 1551, in-8; etc.

giraldi cintio (J.-B.), poëte et littérateur de lamême famille que le précédent, né à Ferrare en1504, professa 12 ans à l'université de celte ville.Une querelle littéraire qui s’engagea entre lui etPigna au sujet d'un livre dont chacun d'eux seprétendait fauteur, le détermina à quitter sa patrie-,il n'y revint qu'en 1573, et mourut trois mois aprèsson retour. On a de lui des Tragédies , des Poésiesdiverses, en latin ; une Histoire de la maison d’Este,des Discours, des Harangues, etc. Son meilleur ou-vrage est GU Ecatomili, ne’ quali si conlengono no-velle e dialoghi, Mondovi , 1565, 2 vol. in-8, re-cueil de Nouvelles , qui a été traduit en français ,par Gabriel Chappuis, 1584, 2 vol. in-8.

G1RALDUS CAMBRENS1S. Voy. barry (Girald).GIRARD, jésuite et prédicateur, né à Dôle enFranche-Comté vers 1G80, était recteur du sémi-naire de la marine ù Toulon , et se livrait à ladirection des consciences. Parmi ses pénitentes setrouvait Catherine Cadière , jeune personne d’unegrande beauté et d’une piété exaltée, qui prétendaitavoir des visions et des révélations. Son directeurayant congédiée, cette femme l’accusa de séduction,„àl n î e ?. s P iri f ue ^* de magie et de sorcellerie. Le pro-i’nî ’1 f instruit au parlement d’Aix , et le P. Gi-•r., > malgré les efforts de ses adversaires, ac-J e par arrêt du lOootobre 1731 ; il mourut deux.x a P^s a Dôle, où il s’était retiré. Toutes JesEf rf kw P roces du P. Girard ont été recueillies |«publiées en 1731, 2 vol. in-fol.

girard (labbé), grammairien distingué, né àuermontenAu^gne vers 1677, mort en 1748, étaitp» «.n aire "^ n ^ ra î du roi pour les langues eselavonedn ♦ chapelain de la duchesse de Berry, lille a dp î 1n i ^ mem bre de l’Académie Française . Ona ,* ustesse de la langue française , ou lestvnnn, HteS Sl 0 n \ficalions des mots qui passent pourde sT e> ’ 1718 ’ ré i«>Pri>né en 1736 sons le titreBeampn”»” 6 *! f ran ^ ais . et depuis augmenté parlanoiir ; Rimbaud, Guizot ; Vrais principes de laconfarJ , ou I >ar °le réduite en méthode

$fhTT2 taUX l0i5 de 1747 ’

J* ^ S6S ^'

1750*4 ■ fumeux millionnaire, né en

•«delphie ën U S, ’ Rrents P auvres ’ mort â Phi-n 1831. Chassé de la maison paternelle,

il s'embarqua comme mousse à Bordeaux , alla kNew-York, puis à Philadelphie , s’y livra au com-merce avec un succès extraordinaire, et amassa enpeu d’années par son intelligence et par une avaricesordide une fortune colossale : elle s élevait à samort à plus de 70 millions de francs. 11 laissa untestament bizarre par lequel il frustrait sa famillede sa fortune et fondait à Philadelphie un collèged’où tout ecclésiastique devait être exclu.

girard (Ant.-Gervais), abbé et professeur, né en1752 à Joux près de Pontarlier , mort en 1S22, futlongtemps professeur de rhétorique à Rhodez, puisproviseur et inspecteur d'académie à Cahors . On ade lui des Préceptes de rhétorique, publiés à Rho-dez en 1787 et souvent réimprimés.

GIRARD DU HAILLAN . Voy. DU HAILLAN.

G1RARD1N (René-Louis , marquis de), maréchalde camp, né à Paris en 1735, mort en 1808,issu de la famille noble des Glterardini de Flo-rence, est un des premiers en France qui aient suembellir les jardins d'agrément et leur donner desformes pittoresques : il disposa dans ce goût sa terred'Ermenonville , offrit dans ce beau séjour une re-traite à J.-J. Rousseau pendant ses dernières an-nées, et fit élever au philosophe après sa mort untombeau dans l’île des Peupliers. On lui doit untraité De la Composition des paysages ou desmoyens d’embellir la nature pris des habitations,Paris , 1777.

girardin(L. Cécile-Stanislas-Xavier , oomte de),filsdu précédent, r,é en 1762à Lunéville , mort en 1827,eut un instant pour maître J.-J. Rousseau à Erme-nonville . Il entra au service à 17 ans, embrassa lesprincipes de la révolution, et fut député du bailliagede Senlis aux étals-généraux. En 1790, il présidal'administration du département de l'Oise , et plustard devint président de l'Assemblée législative . En1793, il émigra momentanément, rentra peu après,et fut jeté en prison; il fut libéré au 9 thermidor.En 1802, il présida le tribunat; il accompagna en1806 le roi Joseph à Naples , comme écuyer, ser-vit comme colonel au siège de (îaële, et combattitensuite en Espagne avec le titre de général. Deretour en France, il entra au Corps législatif , et de-vint président de la section de l'intérieur. En 1812,il fut nommé préfet de la Seine-Inférieure , et il sefit chérir de ses administrés. Il siégea dans laChambre des Représentants pendant les Cent-Jours,et fut destitué de sa préfecture le 20 mars 1815.En 1819 il devint préfet de la Côte-d'Or , et futla même année élu député de la Seine-Inférieure .Il resta à la Chambre jusqu'à sa mort, et s'y fittoujours remarquer par sa constance et son ardeurà soutenir les doctrines constitutionnelles. On apublié: Discours et Opinions, Journal et Souvenirsde Stanislas Girardin, Paris , 1828, 4 vol. in-8. —Stanislas Girardin avait pour frère M. le comteAlexandre, de Girardin, capitaine des chasses sousLouisXYlll etCharlesX; —et il a laissé deux fils,dont l'aîné, le comte Ernest-Stanislas de Girardin ,est actuellement propriétaire d’Ermenonville ; il aété plusieurs fois nommé député.

G1RARDON (François), sculpteur, né à Troyes en 1630, mort à Paris en 1715, fut protégé par lechancelier Séguier, qui l'envoya à ses frais étudierà Rome. De retour en France , il orna de ses ou-vrages, en marbre et en bronze, les maisons roya-les; et après la mort de Lebrun, il obtint la charged'inspecteur-général des sculptures. Ses ouvragesles plus remarquables sont les groupes en marbred 'Apollon chez Thétis, de Pluton enlevant Proser-pine, et de VHiver, dans le jardin de Versailles ; lastatue équestre de Louis XIV , en bronze, ornant laplace Vendôme à Paris , détruite pendant larévolution (cette statue était d’un seul jet), lemausolée du cardinal de Richelieu à la Sorbonne,