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Les Romains aimaient ce spectacle avec fureur ; dansles jeux publics, it n'était pas rare de voir jusqu'à1,000 paires de gladiateurs. On distinguait diversesclasses de gladiateurs : parmi les principales étaientcelles des mirmillons et des rèliaircs; le mirmillonétait armé d'un bouclier et d’une faux, et portaitun poisson sur son casque ; le réliaire , qui devait lecombattre, tenait un trident d'une main, et del’autre un filet avec lequel il cherchait à envelop-per son adversaire. On distinguait aussi les essé-daires , qui combattaient en chariot; les andabates ,qui combattaient à cheval; les bestiaires, qui com-battaient les bêtes féroces, etc. Quand un gladia-teur était blessé, il devait mettre bas les armes, etil était à la discrétion du vainqueur, qui le tuait, àmoins que les spectateurs ne le lui défendissent.S'ils levaient la main en abaissant le pouce, c'étaitsignequ'ils lui faisaient grâce ; s’ils levaient le pouce,il fallait l’immoler. L’arrivée de l'empereur sauvaitla vie au vaincu. Les gladiateurs avaient le droitde ne plus se représenter dans l'arène au bout detrois ans de service; on leur donnait leur congéen leur remettant un fleuret de bois (radis), etune palme d’argent. Depuis l'introduction duchristianisme, les empereurs romains interdirentsouvent les combats de gladiateurs; cependant cen’est qu'au V e siècle qu’ils furent entièrement abo-lis. — Les anciens nous ont laissé plusieurs bellesstatues de gladiateurs ; les plus célèbres sont leGladiateur dit Borghèse, qui était à Paris sous l'em-pire et qui se voit aujourd'hui au Capitole de Rome ,et le Gladiateur mourant , qui est aussi à Rome .
GLAFEY (Adam-Frédéric), publiciste et littéra-teur, né à Reichenbach, dans le Voigtland, en 1692,mort en 1753, fit pendant plusieurs années avecsuccès des leçons publiques sur le droit naturel àLeipsick, et fut nommé en 1726 archiviste privéde la cour de Dresde . On a de lui, sur le droit na-turel et le droit public, de nombreuses dissertationsen allemand , parmi lesquelles nous citerons : Précishistorique de la maison électorale de Saxe, Franc-fort et Leipsick, 1721, in-8: Historia Germaniæpolemica, ibid., 1722, in-4 ; Traité du droit naturel,1723 et 1732, etc.; Théâtre historique des prétentionset des disputes des grands souverains et autres prin-ces régnants en Europe , par Christ.-Ilermar.n Schro-der, continué et augmenté de moitié, ibid., 1727,in-fol. (en latin), accompagné de la Bibliothèque dudroit naturel et des gens; Histoire complète du droitde la nature, Leipsick, 1739, in-4.
GLAMORGAN (comté de), un des comtés méri-dionaux de la principauté de Galles, à l’E. de celuide Caermarthen, à l'O. de celui de Monmouth .80 kil. sur 40; 124,600 hab. Ch.-l., Cardiff . Climatrude; montagnes peu élevées, mais abruptes, val-lées pittoresques. On a surnommé ce comté le Jardindu pays de Galles. Fer, houille, pierres calcaires.Beaucoup d’antiquités normandes et romaines.—Lecomté de Glamorgan fut jadis habité par les Silures.11 forma quelque temps un état particulier.
GLANDÉVES , Glannaliva ou Glanum Livii, an-cienne ville du dép. des Basses-Alpes, sur le Var ,à 47 kil. N. E. de Castellane, a été détruite par lesdébordements du Var . Les habitants l'ont aban-donnée pour se retirer à Entrevaux . Ane. évêché.
GLANDORP (Jean), littérateur allemand , né àMunster dans le xvi« siècle, mort en 1564, futrecteur du gymnase de Hanovre , puis professeurd’histoire à Marbourg . 11 a publié : Sylva carminumelegiacorum in enarralionem Commentariorum C.Julii Cassaris de bello gallico et civili, 1551 ; Dislichatacra et moralia, Magdebourg . 1569; Ih scnptio gémisAntoniœ inter Romanos, Leipsick, 1569; Descriptiogenlis Juliœ, 1576; Onomaslicon historiœ romance,1589, ainsi que des notes sur César, Cicéron (épî-tres familiVes), etc. —Un autre Glandorp, Eber-
hard Théophile, né en 1760, mort en 1704, bi-bliothécaire à Gœttingue , a donné une édition’desFers dorés de Pythagorc, Leipsick, 1776.
GLANVIL ou GLANVILLE (Ranulph de), baronanglais du xii« siècle, célèbre à la fois comme ju-risconsulte et comme guerrier, descendait d’unefamille normande, il était justiciaire du royaumesous Henri II qui le chargea en 1166 de rédl-! ger un corps de lois anglaises ; il écrivit dans cej but un livre curieux qui a été publié en 1554, ettraduit du latin en anglais par J. Beames 4 Lob-dres, en 1812, avec une Vie de l’auteur. Comme' guerrier, il repoussa avec courage le roi d'Écosse ,, Guillaume, qui avait fait une invasion en Angle-| terre ; il se croisa avec le roi Richard, et périt ausiège de Saint-Jean-d'Acre en 1190.
glanvilou glanville (Joseph), théologien anglais ,né à Plymouth en 163G, mort en 1680, fut d’abordcuré d’Abbeychurch à Balh, puis prébendier del’église de Worcester et chapelain de Charles II .Il défendit la religion dans de savants écrils contreles attaques de l’athéisme, et combattit en mêmetemps les excès de la superstition. On a de lui :la Vanité du dogmatisme, avec des réflexions surle péripaléticisme et une apologie de la philosopha,1661, in-8; Scepsis icientifica, ou l'Ignormiceavouée, etc., suivi d’une réponse à Thomas Albius,Londres , 1665, in-4; Considérations philosophique!sur l’existence des sorciers et de la sorcellerie, 1666,in-4, ouvrage qui fit reprocher à l’auteur uneasseïgrande crédulité ; Philosopliia pia, ou Discours sutle caractère religieux et la tendance de la philoso-phie expérimentale, 1671, in-8; Essai sur différent!sujets de philosophie et de religion, 1076, in-4.11professa une sorte de scepticisme, qui cher lui n’estque l’examen impartial des erreurs accréditées. Mé-taphysicien assez profond, il éleva des doutes, bienavant Hume, sur l’idée de cause. II défendit avecchaleur la philosophie de Bacon et la Société royalede Londres, dont il était membre, contre leursdétracteurs.
GLAPI1YRA, femme d’Archélaüs , grand-pretredu temple de Bellone à Comana, en Cappadoce ,séduisit Antoine par sa beauté et obtint de lui leroyaume de Cappadoce pour ses fils Sisenna et Ar-chélaiis. — Une autre Glaphyra , sa pelite-ule,épousa successivement Alexandre, fils “érode,puis Juba. roi de Mauritanie , et enfin Archelausroi de Judée, son beau-frère. ,
GLAREANUS (Henri LORiTr, dit), savant philo-logue, né en 1488, dans le canton de Glaris (d ou sonom de Glareanus ), mort à Fribourg en 1563, lut i>des propagateurs de la science dans le xvr siée ,étudia la philosophie, la théologie, 1 histoire,tronomie et la chronologie, et enseigna les mamatiques et la philosophie à Bâle (1315), " e .lettres au collège de France-à Paris (1621), Unsà Fribourg (1529). Il a laissé des commentairespresque tous les poètes et les historiens de aquité, notamment sur Horace, Tite-Live , Lie >Ovide . On cite parmi ses autres écrits; De K!phia liber, Bâle , 1527, in-4, et un curieux traiieu»musique intitulé Dodecachordon , imprimeen 1547; Helveliœ Descriptio, etc., poème, ’1514, etc. 11 fut intimement lié avec Erasme .
GLARIS, Glaronia ou Glarhium en latin mode™.Glarus en allemand, ville de Suisse , par 6° ’
E., 47’ 2' lat. N., à 130 kil. N. E. de Berne j MJhab. Ch.-]:du canton deGlaris.—Le canton ^
est situé au N. de celui des Grisons , au 5-de celui de Saint-Gall : 46 kil. sur 26;
27,000 hab., presque tous protestants. jj,
vallées ; le pays est fréquemment ravag finondations de la Linth et de ses afflu •d’agriculture, mais beaucoup de paturagtiaux; fromage vert, dit schabzinger; pe