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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GLOV — 718 — GMEL

sieurs personnages historiques, la plupart fils oufrères des rois d’Angleterre ; nous citerons : Robert,comte de Glocester, fils naturel de Henri I , qui sou-tint les droits de Mathilde, sa sœur, au trône d'An-gleterre contre Étienne de Blois, en 1138. il fitd’abord Étienne prisonnier, mais fut pris à son tourpar les partisans de ce prince; il recouvra la libertépar l’échange qu'on fit des deux chefs, remportaune nouvelle victoire, à Wilton, et mourut en 1146.Le parti de Mathilde tomba avec lui. — ThomasWoodstock , due de Glocester, frère d'Édouard 111,et l’un des tuteurs du jeune Richard II , fils d'É-douard (1377). Fier de quelques succès militairesremportés sur la France , il essaya, dit-on, dedétrôner son neveu (1399) ; celui-ci le fit arrêter etconduire à Calais où il le fit mettre à mort. —Un autre duc de Glocester , oncle et tuteur d’IIen-ri VI, périt comme le précédent de mort vio-lente en 1447 ; il fut condamné, à l’instigation del’évêque de Winchester, son rival, qui l’accusa de tra-hison. 11 est célèbre par son goût pour les lettres, etpasse pour avoir fondé une des premières biblio-thèques publiques en Angleterre . — Richard, duede Glocester, frère d’Edouard IV . Voy. richard ni.

Le titre de duc de Glocester fut rétabli en 1764en faveur de William-Henry, neveu de George 111,mort en 1807. —W. Frédéric, fils de W. Henri, né en1776, mort en 1834, lui succéda dans le titre dedue de Glocester . Il avait épousé en 1816 la 4 e fillede George lit et avait été élevé au rang de princedu sang. Il était aussi feld-maréchal des armées bri-tanniques.

GLOCKNER , haute montagne des Etals autri-chiens, sur les limites du Salzbourg, du Tyrol etde la Carinthie, à quelques kil. de Klagenfurth .Hauteur, 3,994 mètres.

GLOGAU ou GRAND-GLOGAU, Gross-Glogau en allemand , Glogovia ou Glocavia major, ville fortedes États prussiens, dans la Silésie (Liegnitz ), à 53kil. N. de Liegnitz, située jadis près del’Oder , auj. à7 kil. de ce fleuve; 11,500 hab. Un arsenal, cinqmagasins à poudre ; draps, imprimerie d’indiennes,etc. — 11 y eut des ducs ou princes de Glogau, dela famille royale des l'iasts, qui résidèrent danscette ville jusqu’en 1476. lis s’éteignirent à cetteépoque; leur principauté échut à la Bohême et parsuite à l’Autriche . Le commandant autrichien deGlogau était investi du commandement militaire detoute la Silésie. Frédéric prit la ville de Glogau en1741, et la réunit à la Prusse; les Français s’en em-parèrent en 1806. Elle fut rendue à la Prusse en1814. — On donne le nom de Petit-Glogau ou Glo-gau supérieur, en allemand Klein-Glogau, Ober-Glogau , à une autre ville de la Silésie (Oppeln ), à 24kil. N. E. de Neustadt; 2,200 hab.

GLOMMEN, riv. de Norwége , sortdu lacÆresund,se divise près de Rakestad en deux bras, qui tousdeux se jettent dans le Skagger-Rack. Son coursest de 480 kil. H oifre plusieurs cataractes.

GLOTA , auj. la Clyde , riv. de l’ancienne Calé-donie (Ecosse actuelle), au N. O. de la prov. ro-maine de Valentie, forme à son embouchure uneespèce de golfe remarquable. Agricola y parvint l’an85 de J.-C. C’est de la Glola à l'estuaire de la Bo-dotria qu’allait le mur d'Anlonin, qui formait lalimite de l'empire romain au N. 0.

GLOUÉHOV, ville murée de la Russie d’Europe (Tchernigov ), près de la Yerbovka, à G2 kil. S. E.de Novgorod-Sieverskoï; 9,000 hab. Commerce degrains et eau-de-vie de grains. Aux environs, ontrouve une espèce de terre glaise qu’on emploiedans la fabrication de la porcelaine.

GLOVER (Richard), poète anglais, né à Londres en 1712, mort en 1785, était commerçant et futélu au parlement par les négociants de Londres .On a de lui un poème de Léonidas, Londres , 1737,

qui eut un grand succès et qui a été traduit enfrançais par Bertrand, 1738 ; deux tragédies, fa.dicée et Médée, et des Mémoires, Londres , 1814.

GLUCK (Christophe), compositeur célèbre, nédans le Haut-Palatinat en 1712, mort à Vienne en1787, étudia la musique à Milan sous San-Martinîet donna ensuite sur différents théâtres d'Italié plusieurs opéras qui ne furent point remarqués. Cepeu de succès était dû en partie à la faiblesse des Ii-bretti ; Gluck s'adjoignit alors le poète Ranieri diCal-zabigi, et son opéra A’Hélene et Pâris , travaillé surun plan large, lut accueilli avec transport. En 1774Gluck vint à Paris , et y donna successivement plu-sieurs chefs-d’œuvre : Iphigénie en Aulide , Orphie,Armide, Iphigénie en Tauride , dont les paroles sonten français . Le dernier sujet fut aussi traité parPiceini ; il s’éleva à cette occasion entre les deuxcompositeurs, et par suite entre leurs partisans,les Piccinisles et les Gluchistes , une querelle fortlongue et fort animée sur la prééminence des deuirivaux et du genre cultivé par chacun d'eux. Lesdeux chefs d’école avaient leur part de gloire bienlarge et bien distincte : à Piceini la suavité de lamélodie, à Gluck la puissance et le grandiose del'harmonie. Dégoûté de la lutte, Gluck , en 1780,quitta la France. A la tête des Gluckistes étaientl’abbé Arnaud et Suard ; à la tête des Piccinistes,

Marmontel, La Harpe, Ginguené .

GLUCKSTADT , Fanum Fortunœ, ville murée duDanemark , ch.-l. de bailliage et de tout le duchéde Holstein, sur l’Elbe , rive droite, à 300 kil. S.O.de Copenhague : 5,800 hab. Port ; plusieurs canaui;commerce maritime très actif. Armements pour lapêche de la baleine. Voy. iiolstein.

GLYCAS (Michel), écrivain grec du Bas-Empire ,qui vivait au xii* siècle , ou selon quelques-uns auxv«, et qui habitait l’Italie , est auteur A'Anmlttqui vont depuis la création jusqu’en 1118, et qui ontété publiées par le P. Labbe, Paris , 1660 , dans la col-lection byzantine du Louvre. On les trouve aussi dansla nouvelle collection de Bonn. (Voy. byzantine .)

GLYGER1US (Flavius), empereur romain düo-cident, fut revêtu de la pourpre en 473, par Gun-dobald, prince bourguignon, sous le règne duquel Uvivait ; mais Léon I, empereur d’Orient, irrite du»choix fait sans sa participation, donna l'empired Occi-dent à Julius Nepos ; Glycérius , s'étant laissé sur-prendre dans Rome , fut forcé de renoncer a 1 em-pire. Il reçut en échange l’évêché de Salone enDalmatie . Il mourut en 480.

GLYCON , statuaire grec, n’est connu <l ue P ar ft ‘belle statue d’Hercule, dite ïHercule Farnlse. mcroit qu'il vint de Grèce en Italie vers le > e ®Pd’Auguste. ,

GLYKYS-LIMEN, c.-à-d. en grec doux port, «"Jsde la Turquie d'Europe (Rouméiie), dans !ancl ,Albanie, à 6 kil. S. E. de Parga , à l’embouchuredu Mavro-Potamo. ,, -

GMELIN (J.-George), naturaliste, né alen 1709, mort en 1755, passa fort jeune en* f-jenseigna la chimie et l’histoire naturelle »Pétersbourg, fut chargé en 1733 dun , j e j.scientifique en Sibérie , employa dix anne ^plorer cette contrée, revint en 1747 c * an ® ^? n | u j j 0 it

y enseigna la botanique jusqu’à sa mort, un i

la Flore de Sibérie, St-Pétcrsbourg, 17* m . n ,jVoyage en Sibérie, Gœttingue , 1751, en a , .abrégé par Kéralio, Paris , 1767. — ^"n'nmie euGmelin , neveu du précédent, né à Tubiig1745, enseigna la botanique à St-Petersbo c y afflI] .voyage scientifique pour la Russie , visita * edéran, la mer Caspienne ; fut en 1774 J^ d f d " l3prison par un khan des Kirghises, et mo ^ ^dyssenlerie dans les montagnes du taura

surtout occupé des varechs; on lui aoiij-jfucorum, St-Pétersbourg , 1768 , et une Re