HAGU
776
RAID
et la Thrace , et terminait à l’E. les monts Hémus.
HÆMI montes, nom d'une province de l’empired'Orient. Voy. hémimont.
HÆ.MUS, mont, de Thrace . Voy. héhits.
HÆNDEL (George-Frédéric), compositeur cé-lèbre, né en 1684 à Halle en Saxe, d'où les Ita-liens Vont surnommé il Sassone , le Saxon, mortà Londres en 1759, annonça dès son enfanceune vocation décidée pour la musique. A l’âge dedix ans, il donna des sonates et des motets esti-més. Après avoir voyagé dans différentes partiesdu continent, il se fixa en Angleterre . 11 fit lesdélices des Anglais , qui le regardent comme uncompatriote, et qui lui ont conservé jusqu a ce jourleur admiration. Haendelacomposé 50 opéras, dontles plus remarquables sont : Agrippine , Renaud,Mutius Scévola, Alexandre et Scipion ; 26 oratorios,dont le Messie, Judas Macchabée, Moïse en Égypte ;8 vol. de molets, 4 de cantates , etc. Ses composi-tions se distinguent par la force d'invention, parla hardiesse et le sublime des conceptions et parl’élévation du style; mais on leur reproche un peude dureté et de négligence dans les détails.HÆSUS, divinité celte. Voy. hésvs.
HAF1Z (chesis-eddîn-mohammed), poète lyriquepersan, né à Chyraz au commencement du xiv* siè-cle, mort vers Van 1389, a chanté la beauté, l’a-mour, le plaisir, et a mérité, par la grâce de sespoèmes et aussi par leur licence, d’être surnommé
I Anacréon de la Perse. Le recueil des poésies deHaflz, qui contient 571 odes ou ghazels, a été pu-blié à Calcutta , 1791, 1 vol. in-fol., en persan.
II en a été traduit divers morceaux par d’Herbelot■dans sa Bibliothèque orientale), et par Herbin, 1806,in-12, avec une notice sur ce poète. M. de Hammeren a donné une traduction complète dans le Divan,Tubinfjue, 1812, réimprimée en 1840.
HAFNIA, nom de Copenhague en latin moderne.I1AGA, nom latin de plusieurs villes appeléesaujourd’hui La Ilaye : IJaga Comilis, auj. La Haye (’&' Gravenhaag), ville de Hollande; Haga Aurelia-niensis, auj. La Haye, ville de France (Indre-et-Loire ), etc.
HAGEDORN (Frédéric de), poète allemand , néà Hambourg en 1708, mort en 1754, a composédes poésies remarquables par l’originalité des pen-sées et la pureté du style, entre autres : le Sage,1741 ; la Félicité, poème, 1743 ; l’Amitié , poème;des Fables et des Contes poétiques, 1738-1752. Sesœuvres complètes ont été publiées à Hambourg ,1800, 5 vol. in-8. — Son frère, Christian-Louis,s’est rendu célèbre par l'ouvrage intitulé ; Considé-rations sur la peinture, Leipsiek, 1762, 2 vol. in-8,qui est regardé comme classique.
HAGEN, ville des États prussiens (Westphalie ),à 40 kil. O. d’Arcnsberg ; 2,650 hab. Forges, usi-nes à fer ; draps, bas, chapeaux, etc.
HAGENBACH (Pierre, sire de), favori de Char-les, duc de Bourgogne , fut nommé par ce princeen 1469 gouverneur des comtés de Ferrette , deSundgau, de flrisgau et d’Alsace . Il abusa à untel point du pouvoir, et rendit le nom de sonmaître si odieux, qu’il occasionna la formation d’uneligue contre la Bourgogne entre l’archiduc d'Au-triche, la Suisse, le Palalinat, et le roi de France Louis XI. Hagenbach fut pendu dans une émeutepopulaire par les habitants de Brisach (1474),HAGETMAU, ch.-l. de cant. (Landes ), à 12 kil.
S. de St-Sever ; 3,076 hab. Vins recherchés.
HAGIA-DEKA, village de I île de Candie, à 31kil. S. O. de Candie. Aux environs, ruines del’anc. Gortyne, et du célèbre labyrinthe de Crète .HAGUE (là), cap de France . Voy. hogue (la).HAGUENAU, Hagenoa en latin, ville de France ,ch.-l. de cant. (B.-Rhin), sur la Moder, à 26 kil.
siamoises, goudron, etc. Collège. — H. éUit jadisune vdle impériale de la Basse-Alsace . Monte-cucuili l’assiégea vainement en 1675; mais lesAutrichiens la prirent en 1705; le maréchal deAillars la reprit Vannée suivante. En 1793 lejFrançais défirent les Autrichiens et les Prussiensréunis sous les murs de cette ville.
HAHN (Simon-Frédérie), historien allemand , néen 1692 à Klosterbergen près de Magdebour»mort en 1729, avait acquis, dès l’âge de 10 ans!une espèce de célébrité par la précocité de sesconnaissances, principalement en histoire. Il suc-céda, à l’âge de 24 ans, au savant Eckart, pro-fesseur d’histoire à l’université de Helmsiædi, cien 1724, le roi d’Angleterre, George 1 , le nommason conseiller historiographe et bibliothécaire àHanovre . Il composa différents ouvrages dunegrande érudition, parmi lesquels : l'Histoire dudroit public et des empereurs, depuis Charlemagnejusqu’à Guillaume de Hollande , Halle, 1721-1724,4 vol. in-4, en allemand .
HAHN (Louis-Philippe), poète tragique allemand ,né à Trippstadt, dans le Palatinat , en 174C, morten 1787, fut secrétaire des (inances et référendairedes comptes à Deux-Ponts . Il a donné quelquestragédies qui, malgré l’irrégularité du plan, sontremarquables par l’énergie du style, la hardiessedes portraits et la sublimité des pensées. Les meil-leures sont : la Rébellion de Pise (Voy. ugolin),1776 ; Robert de Hohenecken, Leipsiek, 1778.
HAI, ville de Chine (Kiang-Sou), à 31 kil. N. E,de Nan-King. Ch.-l. d’un arrondissement-tchy-li,c.-à-d. mouvance directe.
HA1DERABAD ou HYDERABAD , c.-à-d. villedu lion, ville de l’Inde , dans le roy. du Décan,ch.-l. de la prov. d'Haïderabad , et résidence dunizam, sur la rive droite du üloussy, à 2 kitE. de Golconde , à 310 kil. de Madras, par 17*15’ lat. N., 76» 9’ long. E.; 200,000 hab. Com-merce de diamants. — Cette ville fut fondée en1586 par Mohammed-Koutoub-Chah, qui lavaitnommée Bagnagor, mais qui changea ce nom encelui d'Haïderabad, en l’honneur d’Ali, gendrede Mahomet , que l'on nomme quelquefois Hai-der-Allah, le lion de Dieu. — Haïderabad donneson nom à une ancienne prov. de 1 Inde mé-diate, que Von nomme aussi prov. de Gokoaae.Cetle prov. est dans le royaume du Décan ; elleest bornée au N. et au N. O. par le Beyder, auS. O. par le Bedjapour , dont elle est séparée parla Bima et la Krichna, au S. par la prov. de lh-laghat et le pays des Circars septentrionaux, a lk.par le Gandouana, dont la sépare le Godavery, et apour villes principales Haïderabad (chef-lieu) etGolconde . Celte contrée est partout couverte emontagnes ; mais elles sont peu élevées et sacaisent surtout au S. E. On y trouve un grand nom-bre de vallées qui sont toutes extrêmement eles. Le commerce y est peu considérable. Les ■bitants de cette contrée professent presquebrahmanisme, et parlent le dialecte teling; •L’Haïderabad appartenait jadis aux fuuJ* 1 ,Telingana et de Bichnagar; les Mahoméconquirent au xv* siècle, et en firent un 6 , ',ticulier sous le nom de Royaume de G 'Aureng-Zeyb réunit l’IIaïdcrabad à son e P1687. Vers 1719, Tchyn-Kili-Khan, g ou '' e .™ Re-cette province pour les Mongols, se ren , n .„pendant; il régna jusqu’en 1748. Ghazyson fils, lui succéda. Vint ensuite Niz anl "; ? les
eut à combattre à la fois Haïder-Ali, , les , ers
et les Anglais . Il se reconnut vassal de c ,jen 1800, et fixa sa résidence à Haider ^mourut en 1803. II eut pour successMirza-Sekander-Djah. vc.ndhv), dans