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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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I» bibliothèque de Gœttingue , à réformer lesÉcoles Iieyne s’est surtout occupe d illustrer lespostes et les mythologues ; on trouve dans ses tra-vaux sur les anciens poètes 1 érudition du philo-logue, de l’historien, de l'archéologue, unie aujugement sûr et délicat de l’homme de goût ; sesprincipales éditions sont celles de Virgile , 4 vol.,Leipsick, 1767-76 (reproduite dans la collectiondes Classiques latins de Lemaire) ; de Pindare ,3vol. Gœtt., 1774 ; del’ Iliade , 10 vol., Leipsick,1802 • à! Apollodore , Gœtt., 1782 ; de Diodore deSicile , 11 vol. in-8, 1790-1806 (collect. de Deux-Ponts). On a aussi de lui des Opuscula academica,Gœtt., 1785-1811 , 6 vol. in-8. — La fille de Heyne,Thérèse, s’est aussi fait connaître dans les lettres.Voy. hijbeiî (Thérèse).

HEYltlEUX, ch.-l. de canton (Isère ), à 17 kil.N. E. de Vienne ; 1,400 hab.

H1ÆLMAR, lac de Suède , dans le S. du Wes-terns, a 60 kil. sur 18, et communique au lac Mæ-lar par un canal.

HIANG-K1NG, prov. de l'empire chinois (Corée ) ;ch.-l., Tsing-yen-pou.

H1AQU1, riv. du Mexique , naît sur les confinsdes étals de Chihuahua et de Sonora et tombe dansle golfe de Californie après un cours de 620 kil.

H1BERN1E, Hibernia, et aussi Juvernia, Bernia,lerne, nom donné par les Romains à l’Irlande . Cepays ne fut jamais compris dans leur empire ; peu-plé de Gaëls et d’Ibères , il ne comptait encore quequelques villes au IV e siècle (E blana, Regia , lev-ais). C’est d’Irlande que sortirent les Scots ; aussiau iv' siècle Scotia fut-il un des noms de cetle île.Parmi les autres tribus on remarquait surtout lesBriganles et les Menapii . La religion druidique ré-gnait primitivement dans l’Hibernie. En 431, saintPatrice y introduisit le christianisme ; cette nou-velle religion y fit bientôt tant de progrès que1 Hibernie est souvent désignée depuis celte époquelousle nom d 'Ile des Saints. Voy. Irlande .

HIDALGO, nom qu'on donne en Espagne à toutpropriétaire indépendant; c’est une espèce de no-ble d’un rang inférieur. On dérive ce nom de hijoiel Gouo ( fils de Goth ), parce que l’on suppose queces nobles descendent des anciens Goths qui ré-gnaient dans le nord de l'Espagne avant la con-quête de cetle contrée par les Maures ; d'autres lenrent de hijo, fils, et a Igo, biens, fortune, et luifils de famille. — En Portugal on dit

S!|® A PA®’ y, d eI, ffi n d 0Ustan -yby ■HAÏDERABAD.

empereur mogol. Voy. haïder-ali.

, . tr, ; b ^ ou ®DGELl, ville del'Hindoustan an-S n drM dans une !le de P'Hougly, à 90 kil.raffinâtes de Ull l : c * imat m;dsain; grandes salines;

lac de ® uMe - y»y- hiælmar.

° , ro ' de Numidie, fils de Micipsa . Ju-

aueim,’ SOn b ^, t6 ado PDf , le Àt tuer au bout de9 règtle - Y °y- •hlGURTHA.

iles Jfnii ’ C ’"^" d ' Sucrée, la plus méridionale desSo-n""?’ Ml-N. delà Sicile , auj. Vul-HIRIUmru 1 eS %«><*. est auj. Maretimo .

& de Calabr S’ aU ^' Gérace '

ûre an N ;.,f ! ’-s a<;r éeJ,enPhrygie,pvè3duMéan-Dia’ne niliép e tV aodi , c ^ e ' ® eau tem ple d’Apollon etHIÈRF8 u 5 ' av -l-~C.parCrassu3.Pat.d’Epiclète.HlEROCl Si 61 1 1 !' 8 de France - Eoy. hvères.ueur d'Alptwi’ P rés ' (ient d e Bithynie , puis gouver-leu rsdeknpr5 ne !- fUl Un des P r > nci P a u* instiga-les Chrétiens hnri ll °n ? xercée P ar Dioclétien contreles fidèle» a,, i '' “ tenta en outre de détournerlivre intitulé rj Uy I e '° ion en leur adressant unEusèbeetLaptln mi de , a viri,é ■ R ui réfuté parPlatonicien n,, 1 '' Dh autre Hiéroclès, philosophei enseignait à Alexandrie au commen-

cement du v e siècle. On lui attribue des Commen-taires sur les vers dorés de Pylhagore, qui nous ontété conservés en entier, et quelques autres ouvrages,entre autres un Traité de la Providence et du librearbitre, dont il ne reste que des fragments. On lesa publiés à Londres , 1673, avec traduction latine.Les Commentaires sur Pylhagore ont été traduitsen français par Dacier, Paris , 1706, 2 vol. in-12.

HIÉROGLYPHES (du grec hiéros, sacré, et gly-pho, sculpter). On nomme ainsi l'écriture employéepar les anciens Égyptiens, et dont on trouve en-core des restes nombreux sur les monuments del’Égypte . Elle consiste en figures gravées ou sculp-tées, dont les unes représentent les objets mêmes,les autres ne font que les rappeler symboliquementou conventionnellement ; souvent aussi les carac-tères hiéroglyphiques sont employés comme signesphonétiques, c.-à-d. pour représenter, non plus leschoses, mais les sons des mots. La signification deshiéroglyphes se perdit sans doute dès le temps oùles Grecs se furent rendus maîtres de l’Égypte , etelle est restée ignorée pendant deux mille ans. Denos jours enfin, un Français, M. Champollion , pa-raît avoir réussi à trouver la clef de celte écritureénigmatique (Voy. champollion .)

HIÉROMAX, riv. de la Décapole de Palestine ,traversait de l’E. à l’O. la demi-tribu orientale deManassé, et se jetait dans le Jourdain, un peu auS. du lac de Génésareth.C’est aujourd. VYermouk.

H1ÉRON I, roi ou tyran de Syracuse , succéda àson frère Gélon vers l’an 478 avant J.-C., et régnaonze ans. Il se rendit d'abord odieux par sa cruauté,et essaya de faire périr Polyzèle, son frère, qu’ilsoupçonnait d’aspirer à la royauté ; mais ensuite ilchangea de conduite, se réconcilia sincèrement avecson frère, rendit son peuple heureux et fit fleurirles sciences et les arts. 11 appela à sa cour les poê-les Bacchylide, Epicharme, Simonide, Pindare ,Eschyle , et remporta lui-même plusieurs couronnesdans les jeux de la Grèce. C’est lui que Pindare chante dans ses Olympiques.

hiéron il, descendant de Gélon , fut proclamépar ses concitoyens roi de Syracuse , après une vic-toire qu’il venait de remporter sur les Mamertins ,l’an 269 avant J.-C. Dans la suite, les Mamertins ayant imploré le secours des Romains, Hiéron , tropfaible pour résister seul à ces nouveaux ennemis,fit alliance avec les Carthaginois (265 av. J.-C.);ce fut là l’origine de la guerre punique. Hiéron ,malgré son courage, se vit battu, ainsi que sesalliés, par App. Claudius, et fut bientôt assiégé dansSyracuse . 11 fit alors la paix, et se montra cons-tamment l’allié fidèle de Rome pendant 50 ansqu’il régna. Il mourut âgé de 95 ans, l'an 215 av.J.-C. Hiéron était courageux, ami des sciences, trèsinstruit lui-même, et joignait à ces qualités cellesqui font un bon roi.

H1ËRONYME, Hieronymus, petit-fils d'Hiéron II ,roi de Syracuse , lui succéda l’an 215 av. J.-C. Ilrompit l’alliance que son père avait faite avec lesRomains et se rendit odieux à ses sujets par ses dé-bauches et ses cruautés. Il périt au bout d’un an,avec toute sa famille, victime d’une conspiration.

HIERONYMITES , religieux qui se proposaientpour modèle la vie que saint Jérôme menait dansla solitude de Bethléem ; on distingue quatre ordresde ces religieux: 1° les Hiéronymiles d’Espagne,fondés en 1370 par Thomas de Sienne , du tiersordre de Saint-François ; ils s’occupaient de l’édu-cation de la jeunesse ; le couvent de l’Escurial leurappartenait ; — 2° les Hiéronymites dits de VObser-vance, institués en Lombardie vers 1424 par Loupd’Olmédo, qui réforma la règle de Thomas ; — 3° lesermites de Saint-Jérôme, fondés en 1380 dans l’Om -brie par Pierre de Pise , et dont l’austérité était tellequ’ils passèrent longtemps pour sorciers ;—4° enfin