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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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110 kil. S. 0. d'Agra ; jadis importante, mais trèsdéchue par les ravages des Maltraites .

H1ND0U-KH0UCH ou HINDOU-KOH , c.-à-d.Caucase indien , le Paropamisus des anciens, hautechaîne de montagnes de l'Asie centrale , de 34° à36° lat. N. et de 59° à 72° long. E., s’étend depuisles frontières de la Perse jusqu'à la rive droite del’indus, dans le sud du Turkestan et du Badakchan et dans le nord de l’Afghanistan . Elle donne nais-sance sur son versant méridional à un grand nom-bre de rivières qui toutes appartiennent au bassinde l’Indus. L’Hindou-Khouch est après l’Himalaya la chaîne la plus élevée du globe; ses sommets lesplus hauts atteignent 7,200 mètres.

HINDOUS, nom de la race indienne f s'étend àtous les habitants des Indes orientales. Voy. inde .

H1ND0USTAN ou HINDOSTAN . On désigne sousce nom tantôt toute l’Inde à l’O. du Gange ,a.-à-d. la péninsule comprise entre 7° 56’-35° lat.N. et 64° 40-90° 30’ long. E., tantôt seulement lapartie septentrionale de cette péninsule, située auN. du roy. du Décan, c.-à-d. depuis le 21' degréde lat. N. Voy. inde .

HINIESTA, Segeslica, ville d'Espagne (Cuença ),à 110 kil. O. de Valence; 4,250 hab. Lainagescommuns.

H1NOJOSA, nom de plusieurs villes d’Espagne dont la plus importante est celle d’Hinojosa-del-Duque, dans la prov. de Cordoue , à 62 kil. N. deCordoue; 10,300 hab. Toiles, lainages, couvertures.

HiNZOUAN, une des îles Comores. Voy. an-

JOUAN.

HIONG-NOU . Voy. huns.

HIPPARCHIA, femme grecque, née à Maronée (Thrace), s’attacha au philosophe cynique Cratès ,l'épousa malgré ses difformités, et entra dans laaecte des Cyniques. On lui attribue quelques écrits.

HIPPARQUE, fils de Pisistrate, tyran d’Athènes ,lui succéda avec son frère Ilippias, l'an 528 av. J.-C.11 fut tué en 514 par Harmodius , dont il avait ou-tragé la sœur. Son frère vengea sa mort.

hipparque , astronome et mathématicien grec, néen Rithynie dans le II' siècle av. J.-C., Ht la plu-part de ses observations à Rhodes en 128 et 127. Ilreconnut la précession des équinoxes, appliqua lagéométrie à l’astronomie, créa la trigonométrie, in-venta la projection stéréographique , donna lesmoyens de déterminer l’inégalité des mouvementsdu soleil et de la lune, calcula la distance de cesdeux astres à la terre, prédit le cours des planèteset des éclipses pour 600 ans, construisit les premiersastrolabes, dressa un catalogue des étoiles, et laissanombre d’ouvrages sur la géométrie et l’astronomie ;il n’en reste qu’un,des moins importants, le Comment,sur les Phe'nom. d’Aratus, Florence, 1567, in-f.

HIPPIAS, fils de Pisistrate , lui succéda dans legouvernement d’Athènes avec son frère Hipparque .Celui-ci ayant été tué en 514 par Harmodius etAristogiton, il commit, pour venger sa mort, toutessortes de cruautés, et se rendit tellement odieuxque les Athéniens le chassèrent, l’an 509 av. J.-C.Il se relira auprès du roi de Perse Darius, et ledécida à porter la guerre dans l’Attique . Il péritdans les rangs des Perses à Marathon , 490 av. J.-C.

hippias, sophiste d’Elis, florissait à Athènes enmême temps que Protagoras , vers l’an 436 av. J.-C.Il se vantait de tout savoir. Platon Ta livré au ridi-cule dans ses dialogues.

H1PPO, nom de deux villes d’Afrique que Tondistingue par leurs surnoms :

hippo regius, vulgairement Hippone , auj. Bone,ville de l’Afrique ancienne, dans la Numidie orien-tale, à l’embouchure du Tibilidi. C’était jadis unedes résidences des rois numides. Cette ville eut saintAugustin pour évêque.

hippo zarytos ou diarrhytos, vulgairement Hip-

pone Zaryte, auj. Bizerle, villede l'Afrique anciennr

dans la Zeugitane.prèsd'Utique.surlamer Zarm,

n’est qu’une corruption de diarrhytos (c.-à-d arroAlhippo ou hipponium , ville d'Italie . Tou hippovii J'HIPPOCENTAURES. Les mythologues d*ÏÏice nom à des espèces de monstres issus d'un cen-taure et d'une jument. Quelquefois ce mot est sy-nonyme de centaure. Voy. centaure.

HIPPOCRATE , le père de la médecine, né l’an460 av. J.-C., dans l'île de Cos , de la famille desAsclépiades, qui, depuis plusieurs siècles, étaitvouée à l’art de guérir, voyagea, pour s’instruire,en Grèce et dans plusieurs provinces de l’Asie ,résida tantôt à Cos, tantôt en Thessalie ou enThrace, tantôt à Pella à la cour de Perdiccas , roide Macédoine, tantôt à Athènes , enseignant et pra-tiquant la médecine. 11 florissait surtout à l’époquede la guerre du Péloponèse . On raconte sur lui plu-sieurs anecdotes que la critique moderne a mises endoute : ainsi on prétend qu’il guérit de la peste teAthéniens en allumant de grands feux au milieude la ville, et que les citoyens d’Athènes recon-naissants lui décernèrent des récompenses magni-fiques ; qu’il repoussa les propositions d'Artaxerce-Longuemain, roi de Perse , qui voulait, à fora d'or,l'enlever à la Grèce . 11 mourut à Larisse dans onâge très avancé, à 80 ans selon les uns, à 100 ansselon les autres. Il offrit par ses mœurs non moinsque par son habileté le modèle d’un parfait mé-decin , et mérita le surnom de divin vieilkriAvant Hippocrate , la médecine se réduisait pres-que à des jongleries mystiques et à des pratiquessuperstitieuses dont les prêtres avaient le mono-pole. Le premier il divulgua généreusement lesméthodes curatives qui étaient jusque-là restéessecrètes. En outre, il créa l'art d'observer, et sut segarantir des hypothèses auxquelles s'abandonnait!les médecins de son temps; il consigna dans setécrits le fruit de ses observations, et le fit avectant de bonne foi qu'il ne dissimula pas memeles erreurs dans lesquelles il avait pu tomber. 11traite avec supériorité des signes des maladie,prescrit les remèdes les plus simples, veut que lemédecin ne fasse que suivre et imiter la mai*de la nature ; il reconnut le premier l'importancede la diététique; il joignit l’exercice de lacnini-gie à celui de la médecine. Du reste, il connaissaitpeu l’anatomie. Nous avons sous le nom d Hippo-crate un grand nombre d'ouvrages, écrits en dia-lecte ionien. On doute que tous soient du memeauteur, et Ton pense que quelques-uns appa ■tiennent à d'autres médecins de la même ramiqui ont porté le même nom. Les principaux neécrits sont les traités de ia Nature de ItafflWise trouve la théorie célèbre des quatre hume(sang, flegme, bile, atrabile); des Fractures;Airs, des Eaux et des Lieux, qui, avecce™ 1Epidémies, offrent de précieux matériaux pour Jgiène et la prophylactique ; les Pronostics, ettout les Aphorismes , ouvrage que ion re„comme son chef-d'œuvre et qui jcmitautorité suprême. On a donné une foulesoit des traités détachés, soit des œuvres ai -d'Hippocrate ; les principales éditions co Psont celles de Venise , 152C, in-fol., T .At '

de Genève , 1657, avec traduction Ial* ne -/ T0 , ”

donnée par Foês; de Paris , 1639-79 (avec ,tion latine de Cornarius), 13 vol. • Mr

Chartier. Hippocrate a été traduit en n SJ _A. Dacier, Paris , 1697, 2 vol. in-12; ‘U"

louse, 1801, 4 vol. in-8; Mercy, Pans, >vol. in-12. M. Littré , de Tlnstitut, pub e enmoment (1839-45) une traduction nouuiiie g epocrate avec le texte en regard, accomP Lip®.commentaires et de notes qui font de ce Ption une œuvre vraiment monumentale.