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pies de race ibérienne, parmi lesquels on distingueles Cynètes ou Cynésiens sur la côte S. E., les Tar-tessiens, près des Colonnes d’Hercule, et les Sica-nes ou Sicules près des Pyrénées . A une époqueinconnue, mais contemporaine de l’invasion kym-rique dans la Gaule, un grand nombre de Celtes passèrent les Pyrénées ! et, se confondant avec lesIbères de l’Hispanie septentrionale, formèrent larace mêlée des Celtibères . De bonne heure lesPhocéens, les Rhodiens , les Massaliotes , les Za-eynthiens, les Phéniciens, couvrirent de coloniesles côtes orientales de l'Hispanie . Les riches minesd'or qu’elle possédait alors Axèrent ensuite l'atten-tion des Carthaginois qui s’emparèrent du littoralde la Bétique avant 266, et qui, de 236 à 219, sousAmilcar, Asdrubal et Annibal , poussèrent très loinleurs conquêtes à l’intérieur. De 216 à 206, Romechassa les Carthaginois et se substitua à leur do-mination : une 2' guerre, del97 à 178, lui soumit leterritoire oriental entre l'Èbre et les Pyrénées ,comprenant les Carpelani , les Celtiberi , les Turde-tani , les Vacccei ; dans une troisième série deguerres, dites guerres de Viriathe (163-139) et deNumance (143-133), elle subjugua les Lusilani, lesCallaïci , les Arvaci, et consolida son empire sur lesVaccéens et les Celtibères ; Métellus le Baléariquedépeupla les Baléares en 123 ; enfin Auguste as-sujettitles Astures et les Cantabres (25-20). Dans l’in-tervalle, de 85 à 71 av. J.-C., l'Hispanieavaitservi derefuge à Sertorius , partisan de Marius, et proscritpar Sylla après la mort de son rival; de 49 à 45,elle avait lutté en faveur des Pompéiens contre Cé-sar, qui n’acheva de ruiner leur parti qu’à la ba-taille de Munda. Sous l'empire, l’Hispanie fut trèsflorissante, et elle donna à Rome des écrivains distin-gués, les Sénèque, lesLucain, les Martial , et un em-pereur, Trajan . En 408, lesSuèves, les Alains et lesVandales, en 411 les Visigoths s’y établirent, et cesderniers devinrent bientôt maîtres de toute la pé-ninsule. (Voy. ESPAGNE .)
HISPANIOLA , premier nom donné par les Es-pagnols à Saint-Domingue . Voy. haïti.
HISSAR (c.-à-d. château ), ville forte du Turkes-tan, à 210 kil. S. E. de Samarcand; chef-lieu duterritoire d’Hissar, à l’E. de la Boukharie.
HISSAR - firozeh , ville de l’Inde anglaise ( Cal-cutta ), chef-lieu de district, à 145 kil. N. O. deDelhi . Forteresse importante fondée au xiv” siè-cle par le sultan Firouz , au milieu d'un terrainaride qu’il fertilisa en y amenant par des canauxles eaux de la Djemnah et du Setledje. — Ledistrict d’Hissar s’étend le long de la rive gauchede la Djemnah , et a pour villes principales, His-sar, Hansy et Sursutty.
HISSAR (GHUZEIj). VotJ. GHUZEL.
HISTER. Voy. ister et ethicus.
HISTIÉE, llistiæa , puis Oreus, auj. Orio , villede l’île d’Eubée , sur la côte N. O., à l’embouchuredu Callas.
HISTIÉE, Hisliœus , tyran de Milet , fut un deceux que Darius chargea de garder le pont duDanube, lors de son expédition en Scythie : il em-pêcha les Ioniens de céder aux conseils de Mil-tiade qui voulait rompre le pont. Darius en ré-compense le nomma gouverneur de Plonie ; maisce prince ayant rétracté d'autres promesses qu’illui avait faites, Histiée se révolta. Il combattit quel-que temps avec succès les troupes de Darius ; maisvaincu par Harpage , il fut pris et mis à mort dansla ville de Sardes, 494 av. J.-C.
HIST1ÉOTIDE, Hisliœotis ou Estiœotis , petitpays de la Grèce ancienne, dans la Thessalie , étaitborné au N. par la Perrhœbie , dont la séparaientles monts Cambuniens, à l’E. par la Pélasgîotide ,au S. par le Pénée , qui le séparait de la Thessalio-tide, et à l'O. par le Pimle, qui le séparait de l’E-
principaïti
pire. Gomphi et Phæstus en étaient les ;villes.
H1STR1E. Voy. istrie.
HIT, Is ou Æiopolis des anciens, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad ) , sur l’Euphrale, rive droite'à 180 kil. Ô. de Bagdad ; 1,000 hab. Naphte eibitume en abondance. C’est probablement de telendroit qu'a été tiré le bitume qui a servi à leconstruction des murs de Babylone.
HITCHIN, anciennement Hiz, Hilche et Hyckitville d’Angleterre (Hertford ), à 23 kil. N. 0. d'Hert-ford; 5,000 hab. Belle église. Commerce de drè-che. Abbaye fondée sous le règne d’Edouard IIpour les Carmélites. — Cette ville est fort ancienne,et a été fondée par les Saxons. Après la conquêtedes Normands, Guillaume-le-Roux en fît présentà Bernard de Baliol, dont les descendants ia p.sédèrent jusqu’à Jean de Baliol, roi d'Ecosse , quien fut dépossédé par Edouard II ; celui-ci la donnaà Robert de Kendale, mais elle rentra dans ledomaine de la couronne sous le règne suivant Ri-chard II la donna ensuite à son frère Edmond deLangley , qui la laissa à Edouard, duc d’York (de-puis roi sous le nom d'Edouard 1 Y). A dater decette époque, elle a souvent fait partie du douairedes reines d’Angleterre .
H'LASSA, ville du Thibet . Voy. lassa.
HO ou HENG {la colonne du ciel), montagnedeChine , dans la province d’An-Hoeï, départementdeLiu-tcheou, est une des quatre montagnes sainlesou Yo, qui correspondent aux quatre points cardi-naux , et sur lesquelles le céleste empereur vientpratiquer diverses cérémonies religieuses; ellecorrespond au midi.
IIOADLY ou HOADLEY (Benjamin), évêque an-glais, né en 1676 à Westerham (Kent ), mort ea1761, fut évêque de Bangor (1715), puis de Here-ford (1721), de Salisbury (1723), et enfln de win-chester (1734). Grand partisan de la liberté civileet religieuse, il prétendait que le clergé ne devaitavoir aucune autorité temporelle. Il eut à ce sujetde vifs démêlés avec le haut clergé ; cette contrôlesest connue sous le nom de controverse innjorie»Hoadly était ami de Clarke, et penchait comœlui vers un système religieux très voisin du de*Ses principaux ouvrages sont : Mesure de M® -sattce (1709), Exposé du sacrement de la Cène (flefy11 a mis une excellente notice sur la vie et ibécrits de Clarke en tête des œuvres posthumescet auteur (1732).
HOAI-HO, rivière de Chine , naît dans lapi-de Ho-nan, au S. O. de la ville de Jou-mng,vers le S. E. dans les provinces d ’ An ’ , ,,Kiang-sou , traverse le lac Houng-tsei ej®ldans le Hoang-ho , après un cours de onO»' 1, ,hoai-king, ville de Chine (Ho-nan ), ch.- •dép., par 35» 6’ lat. N. et 110° 39' long. b.
hoai-ngan , ville de Chine (Ngan-houl), P*
32’ lat. N., et 116» 53' long. E., à 180 kil- »• “Nan-king et sur le canal impérial. Très grtrès peuplée. An um
HOANG-HAI, ou Mer Jaune, Je
de Chine , entre la Chine propre et laIl5° 25’ a 123» long. E.,- forme les deuxgolPe-tchi-li et de Liao-tong. wnéeH'O-
hoang-hai, province de la Corée ,par la Mer Jaune, à l’E. par lesi prkiang-yuan et de King-ki; ch.-l., HoanfH®*beaucoup de montagnes.
hoang-ho ou Fleuve Jaune , fleuve „ 0 ]j 011 .l'empire chinois, naît dans les mont-noor, par 91» 30’-92» 40’ long. lapini-
traverse la Mongolie , entre en Chine p ^de Kan-sou, puis, après avoir trav^vince, sort de la Chine, court “ aC0 _„ Chine ,redescend ensuite au S. 0., rentre